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Début mars, alors qu’ils se rendaient au Royaume-Uni, le responsable du mouvement identitaire autrichien Martin Sellner et sa compagne, l’écrivain et journaliste américaine Brittany Pettibone, ont été arrêtés. Après avoir été placés en rétention pendant 48 heures, ils ont été expulsés vers l’Autriche. Le motif de leur expulsion ? Martin Sellner présenterait un risque de trouble à l’ordre public en raison de ses prises de position politique. Quant à Brittany Pettibone, elle souhaitait simplement interviewer l’ancien leader de l’English Defense League Tommy Robinson, ce qui aurait semble-t-il été suffisant pour constituer un risque de trouble à l’ordre public pour les autorités britanniques.

Le jour suivant, c’est la journaliste canadienne Lauren Southern – elle était notamment présente lors du lancement de la campagne Defend Europe – qui a été refoulée du Royaume-Uni. Là encore, c’est en raison de ses positions politiques que Lauren Southern a été interdite d’entrée – et même interrogée pendant plusieurs heures par les autorités qui prétendaient enquêter sur un éventuel risque terroriste que la jeune canadienne pourrait poser. Pour faire bonne mesure, son père a même été appelé pour lui signifier que sa fille était détenue en raison de ce motif ubuesque.

Hasard du calendrier, le journal The Mirror a révélé quelques jours plus tôt le scandale des crimes sexuels de Telford. Pendant des décennies, un millier d’adolescentes et pré-adolescentes, presque toutes blanches, ont été droguées, maltraitées, violées et parfois tuées par des gangs pakistanais et bangladais.

Des faits similaires ont notamment eu lieu à Rotherham (1400 fillettes blanches réduites en esclavage sexuel par des gangs pakistanais) et Newcastle (700 adolescentes et jeunes femmes violées et forcées de se prostituer par des « Britanniques d’origine pakistanaise »).

Les détails de ces trois scandales sont à vomir, non seulement à cause de l’horreur des faits relatés : des adolescentes paumées rendues accros à la drogue et réduites en esclavage sexuel, battues, parfois tuées, mais surtout à cause de l’inaction des autorités.

Dans ces affaires, c’est l’État britannique tout entier qui a failli. L’école, les services sociaux, les autorités locales, les médecins, la police, tous savaient, tous sont restés passifs. Tous ont délibérément choisi d’ignorer les informations qui leur parvenaient. Tous ont choisi de considérer que les victimes qui se présentaient à eux – parfois âgées de 11 ans ! – étaient consentantes. Tous ont toléré l’horreur.

Pourquoi ? Par aveuglement idéologique. Ces jeunes filles blanches étaient victimes de prédateurs sexuels d’origine pakistanaise. Dénoncer ces faits ou les poursuivre revenait donc à remettre en cause la doxa antiraciste. Une policière de Rotherham a même dû suivre un stage de sensibilisation à la diversité après avoir remarqué la prévalence de Pakistanais parmi les auteurs d’agressions sexuelles et de viols sur mineures.

Par idéologie ou par lâcheté, les innombrables fonctionnaires qui ont trahi leur mission et laissés les adolescentes aux mains de leurs bourreaux auraient très probablement agi autrement si les auteurs avaient été des ouvriers blancs.

L’État britannique a failli de façon criminelle. Mais ça ne l’empêche pas de faire preuve d’une dureté absolument impitoyable envers ceux qu’il considère comme ses ennemis. Et ceux-là ne sont pas les gangs de violeurs pakistanais ou les terroristes islamistes. Ce sont les militants identitaires comme Martin Sellner, et les journalistes patriotes comme Brittany Pettibone, Lauren Southern et Tommy Robinson[1].

Et pendant ce temps-là, les islamistes « anglais » de la même manière que leurs homologues « français », « allemands » ou « belges » peuvent revenir tranquillement en Europe après avoir participé au djihad en Irak et en Syrie combattant pour l’État islamique, ceux qui sont emprisonnés seront libérés dans quelques années seulement.

Ce n’est pas qu’au Royaume-Uni qu’il y a quelque chose de pourri.

Anthony Grange

[1] N’hésitez pas à ce sujet à regarder l’interview, sous-titrée en français, qu’il a accordée à Brittany Pettibone