10
raisons de se révolter…
Lutte
des peuples contre hégémonie marchande
Il
y aura au mois d'août 2000, 10 ans que l'instance suprême
- et factice - du nouvel ordre américain, l'ONU, décidait
d'exterminer des dizaines de milliers de femmes, d'enfants
et de vieillards irakiens. Le crime de ces personnes étant
d'appartenir à un peuple refusant l'idéologie mortelle du
cosmopolitisme planétaire. Les espérances de Bush, Clinton,
Major et autres dictateurs démocrates se sont vues dépassées
: près d'un million de civils irakiens ont péri sous l'embargo
onusien. Le motif originel des sanctions américaines était
l'occupation du Koweit par l'Irak, puis accessoirement la
destruction de tous les moyens militaires de ce pays. La présence
irakienne au Koweit a duré 6 mois mais l'extermination des
Irakiens, elle, se poursuit depuis 1990. Nous rappellerons
au passage que l'occupant sioniste, de son côté, digère la
Palestine depuis plus de 50 ans dans l'indifférence générale
et, comble de l'hypocrisie, les Syriens, qui ont phagocyté
le Liban, ont été invités à participer à l'agression militaire
contre l'Irak. Ces faits méritent d'être rappelés. Ils permettent
de comprendre ce qui arrive à la Serbie aujourd'hui. Précisons
encore que les bombardements exécutés sur l'Irak depuis de
nombreuses années par les États-Unis et leur nègre anglais,
avec l'apothéose de décembre 1998 - ne reposent sur aucune
résolution de l'ONU. Quand bien même cette résolution aurait
existé, les bombardements n'en demeureraient pas moins une
barbarie sans nom. Quant aux Serbes, autres irréductibles
au nouvel ordre mondial, ils ont payé le prix fort sous les
bombes et la condition sine qua non de la réouverture des
vannes internationales - nous voulons dire : l'accessibilité
sans condition de l'économie serbe aux vautours de la haute
finance -est de virer le président démocratiquement élu Slobodan
Milosevic. Pour eux aussi, un embargo, avec un bref répit
après les accords de Dayton sur la province yougoslave de
Bosnie, est en place. Et il a déjà tué des dizaines de milliers
de personnes.
Quelle
leçon tirer pour nous nationalistes de ces événements ? D'abord
une xième confirmation que les démocraties capitalistes sont
prêtes à tout pour perpétuer le règne du matérialisme cosmopolite
sur notre planète. Les bombes atomiques américaines, les millions
de civils allemands et autres exterminés dans les bombardements
de la fin de la guerre et dans la déportation par les Soviétiques,
le lâchage de l'Europe de l'Est au totalitarisme communiste,
tout cela laissait déjà présager du futur. Ensuite, nous avons
là la certitude que si un gouvernement nationaliste devait
s'emparer du pouvoir dans un pays européen, le sort à subir
serait le même que celui des Irakiens et des Serbes : l'anéantissement
par les bombes et par la faim. Dès lors, tout est une question
de volonté. La volonté de refuser l'asservissement et de préférer
une liberté périlleuse. Ayons toujours présent à l'esprit
la leçon de dignité que nous donnent les Palestiniens depuis
50 ans, les Serbes et les Irakiens depuis 10 ans. Malgré la
continuelle persécution, ces trois peuples refusent le diktat
des Américains. Raison de plus pour s'en inspirer…
Car
s'affirmer Européen blanc, c'est bien beau et ça en jetait
- passez-moi l'expression -, aux siècles passés, mais aujourd'hui,
c'est désormais synonyme, aux yeux de l'ensemble des peuples
du monde de lâcheté incommensurable. En effet, jamais dans
l'histoire du genre humain, on aura assisté en un demi-siècle
à la capitulation d'une civilisation dominante face somme
toute à des adversaires à sa portée. Non seulement l'Europe
n'est plus une puissance coloniale - on peut d'ailleurs discuter
à l'infini de l'intérêt de cet impérialisme - mais elle accepte,
au nom de principes abstraits suicidaires, de céder son territoire
tant en terme géographique et biologique que culturel. La
faute impardonnable n'est pas à attribuer aux immigrés et
aux courants culturels qu'ils véhiculent, mais à nos propres
" élites ", incapables de raisonner autrement que sur le plan
de l'économie, piégés dans la dimension verticale du réel,
là où ils ont le sentiment de s'épanouir au sein de l'univers
gris de la technocratie gestionnaire et moralisatrice. La
transformation des Européens installés aux États-Unis en marchands
moralisateurs - et en rien d'autre - et l'exportation de leur
(non-)vision du monde à l'ensemble de la planète n'ont suscité
que des réactions maladroites ou vaines sur le continent européen.
La fin de ce millénaire marque l'apogée absolue du système
capitaliste, fait d'autant plus grave que c'est en Europe
que la machine infernale semble aujourd'hui atteindre un maximum
d'efficacité. La réaction à la main-mise américaine a tout
au contraire été amorcée ailleurs que sur notre continent.
Hormis l'Irak ou la Yougoslavie, l'Inde mais aussi une série
d'États islamiques se revendiquent d'autres visions du monde
que celle, absolutiste et utilitariste, de Washington. Nous
n'avons aucune affinité avec quelques mollahs que ce soit,
nous nous contentons de constater un fait. La solution pour
éviter la catastrophe à venir est au fond de nous même. Elle
ne naîtra que lorsque nous aurons pu mettre fin à l'abrutissement
généralisé du peuple et à la domination d'une élite putride
en diffusant nos propres valeurs et en prenant d'assaut les
bastions où règnent les idées universalistes.
Ferg
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