|
10
raisons de se révolter…
CULTURE
: La loi du marché règne
La
société marchande dans laquelle nous nous vautrons depuis
50 ans s'est attaquée très tôt à l'authentique culture européenne.
A la place, ce que nous avons le déplaisir de voir et d'entendre
jour après jour : un amas infâme baignant dans un océan de
publicités racoleuses. Dont le peuple décomposé en petites
fourmis mercantiles se gave sans retenue. Une bonne raison
de se révolter contre cette situation…
Pour
en arriver là, il fallait commencer par dévaloriser aux yeux
de la jeunesse une certaine éducation classique en portant
au pinacle les études économiques et de marketing. L'homme
d'aujourd'hui et plus encore de demain n'a le droit d'exister
que s'il prouve son efficacité. Tout autre type humain - le
héros, le guerrier, l'artiste enraciné - est sensé n'avoir
jamais existé ! Cette jeunesse " spécialisée " dans les pratiques
de l'argent et le dieu PNB n'imagine pas que les peuples européens
ont bâti leur histoire sur la base de valeurs pagano-chrétiennes
à mille lieux des soubresauts de Wall Street. Dès lors, puisque
la culture d'un peuple est le reflet de son âme profonde,
rien de surprenant à ce que les boys acéphales " citoyens
du monde " acceptent comme naturel que plus une seule manifestation
artistique ne se déroule sans la présence parasitaire de pseudo-mécènes
de l'univers glauque de la publicité et de la finance. La
culture, d'instance autonome ou dépendant de l'Etat, est passée
aux mains des marchands, banquiers, industriels, etc…. Apothéose
de cette main-mise : les ventes aux enchères chez Christies
et autres lupanars de l'art, où des membres de l'hyper classe
mondialiste rachètent les trésors culturels de l'ensemble
des peuples de la terre. Sculpture, peinture, littérature,
tradition : pas un pan des réalisations ou du vécu culturels
des Européens n'échappe désormais au matérialisme. Et in fine,
les pourvoyeurs du pseudo-art médiatisé jusqu'à la nausée
ont rapidement déteint sur le contenu des " œuvres " imposées
au public. Abstraction, goût de la difformité, apologie du
non sens : l'art moderne, la culture faste fou plongent leurs
racines dans la vision du monde de l'individualisme marchand.
L'art n'est plus qu'expérimentalisme, recherche de sensations
les plus abjectes pour l'auteur comme pour la " clientèle
". En fait, le socle immuable de l'art européen depuis 25
siècles - le classicisme et ses multiples variantes - a tout
simplement été abattu et relégué dans les musées. Individualisme
marchand mais aussi - dernier avatar - universalisme béat.
L'art devient patchworks ethniques, aspiration à la grande
parousie du métissage. Il est quasi interdit pour un artiste
d'oser puiser son inspiration à une seule et unique source
- celle de ses ancêtres. La petite touche - ou la grosse louche
- multiculturelle dans l'œuvre est un blanc-seing pour sa
promotion. Sans reptation " dans le sens de l'histoire ",
pas de médiatisation.. Et mise à l'index. En 1945, les troupes
d'occupation hollywoodienne en Allemagne y interdirent la
réédition des contes de Grimm. Tout le monde sait que les
frères Grimm étaient nazis…
L'abyssale
différence entre la culture de l'occident décadent et celle
des vrais Européens blancs réside aussi dans le refus du monde
et du vivant d'un côté, le grand oui à la vie et à l'ordre
naturel et cosmique de l'autre. La culture mondialiste se
consomme, s'ingère mais ne se vit pas. Son omniprésence est
une des facettes du cancer qui ronge l'Europe à bout de souffle.
Et parce qu'elle ne repose sur aucune expérience vitale, cet
artefact généré par la folie américaine menace de pulvériser
la moindre œuvre qui recèle encore la sève du génie créateur
autochtone.
La
résistance culturelle s'impose donc. Il nous faut revendiquer
une contre-culture radicale. Non seulement la revendiquer
mais la vivre. Au travers de la musique, de l'écriture, d'un
nouvel artisanat, d'une nouvelle architecture réveillant nos
élans apolliniens et dionysiaques. Il ne s'agira pas de se
cantonner dans une reproduction passéiste des styles qui ont
fait la grandeur européenne mais de s'en inspirer pour générer
de nouvelles expressions qui intégreront à la fois l'immuable
âme européenne et la réalité du XXIème siècle. N'oublions
jamais que c'est la réalité et l'attitude de l'homme face
à elle qui produisent inlassablement de nouvelles formes.
Mais ces "nouveautés" sont radicalement différentes de celles
magnifiées par la mode moderne, laquelle se contente de "
mettre sur le marché des produits ". Apologie du beau, du
grandiose, du cosmique, mariage de l'éternel classicisme et
des formes esthétiques nationales ou régionales. Voilà notre
programme. En fait, il " suffit " - oserais-je ce verbe ?
- de prolonger plusieurs millénaires de culture européenne.
Cette perpétuation n'est possible que si, au fond de notre
être, nous cultivions chaque jour que les dieux font, cette
noble aspiration…
|