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raisons de se révolter…
ENSEIGNEMENT
: État de crise
Nos
écoles sont le reflet de notre société : l'enseignement est
à deux vitesses ; on trouve d'un côté quelques très bonnes
écoles pour un public qui peut se le permettre et de l'autre
côté (la majorité) des écoles qualifiées pudiquement "à problèmes
", qui sont victimes des pires fléaux de notre société contemporaine
(violence, racket, drogues, harcèlement, …). L'image de l'instituteur
utilisant sa règle afin de punir ses élèves et imposant une
discipline de fer sur ses 40 élèves a complètement disparue.
Les enseignants préfèrent se faire porter pâles (2,5 millions
de jours d'absence (pour cause de maladie) recensé en 1998
sur les 150 000 enseignants flamands ! ! !) que de jouer au
dompteur devant des fauves déchaînés. Et cet absentéisme touche
surtout le secondaire (56% contre 28% dans l'enseignement
primaire et 13% en maternel). Enfin, plus d'un enseignant
sur 5 est absent pour " dépression ". A l'image de son personnel,
l'éducation souffre. Malade de ses réformes qui se sont multipliées
et n'ont rien arrangé : on a introduit le rénové à la place
du traditionnel avec pour conséquence la possibilité d'éliminer
toutes les matières qui pouvaient poser des difficultés à
l'élève, on a introduit l'école de la " réussite " ce qui
a permis de ne plus devoir avoir une " moyenne " de points
pour passer à la classe supérieure (ex : un élève de 1ière
humanité peut avoir 12 échecs et se retrouver en seconde !
). Et enfin, on a introduit une nouvelle terminologie (compétences
transversales, projet pédagogique, zone d'éducation prioritaire,
conseil de participation) afin de travestir la réalité. Et
même si un élève suit des cours de " remédiation " (et non
plus " rattrapage "), le(s) problème(s) reste(nt) le(s) même(s).
Les écoles bruxelloises sont surtout gravement touchées ;
on ne compte plus les faits divers touchant les enseignant(e)s.
Insultes, coups, menaces, voire harcèlement sexuel sont monnaie
courante. Et la direction, comment réagit-elle me demanderez-vous
?
Elle
tente simplement de minimiser les problèmes. Je me souviens
d'une réunion " pédagogique " dans une école technique de
Schaerbeek. On retrouvait dans cet établissement tous les
problèmes évoqués plus haut : profs insultés, menacés (surtout
les femmes) qui s'enfermaient à clef dans leurs locaux. Le
directeur prend la parole et reconnaît que 95% des élèves
sont maghrébins, et qu'il y a de nombreux problèmes à régler.
Et la seule manière d'y parvenir était de mieux comprendre
ces élèves ! Il proposait donc de mener un certain nombre
d'activités anti-racistes avec eux. Il s'assura que tout le
monde était d'accord avec son projet en exigeant que les opposants
lèvent le bras. Faut-il préciser que personne n'osa le faire.
Au cours des semaines suivantes, un tas d'activités furent
réalisées : visite du fort de Breendonk, ateliers anti-racistes
divers, etc …
Inutile
de préciser que nos chères " têtes blondes " n'en furent pas
aussi reconnaissantes pour autant mais on leur avait fourni
l'argument idéal : si certains d'entre eux ont un comportement
agressif (voire pire), c'est de notre faute car on a pas été
assez à l'écoute.
Et
c'est là où le bas blesse : trouver des excuses " sociologiques
" toutes faites à des petites crapules, quelque soit leur
appartenance ethnique, légalise la violence et les comportements
déviants dans nos écoles ! Une discipline rigide devrait empêcher
de tels débordements. Mais dans la réalité, qu'en est-il ?
Dans certaines écoles, lorsqu'on est confronté à un élève
" turbulent ", on notifie des remarques (sorte de " blâme
") sur de petits bouts de papier. A la fin de l'année, on
comptabilise tous ces " blâmes ". Si l'élève les a accumulés,
on ne l'acceptera plus dans l'établissement. Et c'est de cette
manière que certaines écoles " poubelles " s 'échangent leurs
caractériels de service. La procédure de renvoi immédiate
étant possible que pour des faits graves (agressions physiques,
… ). De plus, certains établissements qui profitent de subsides
assez importants (discrimination positive) car elles sont
classées " à problèmes " ne font rien pour améliorer leurs
situations : car si elles le faisaient, elles pourraient être
privées de cet argent !
L'enseignement
est donc dans une impasse. Et tous les traitements de charlatans
qu'on lui a administré n'y changeront rien : rétablir la sécurité
, les valeurs essentielles (famille, civisme) et le travail
est primordial. Perpétuer des générations de délinquants ayant
perfectionné leurs combines de petits maffieux à l'école en
tout genre n'est certainement pas le but recherché par l'enseignement.
M.D.
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