CONFÉRENCE
JEAN
MABIRE INVITÉ DE TERRE ET PEUPLE …
…
THULÉ LE SOLEIL RETROUVÉ DES HYPERBORÉENS
Le
9 décembre dernier, la bannière Flandre - Artois - Hainaut
de Terre et Peuple accueillait Jean Mabire pour une conférence
à propos du livre mythique " Thulé, le soleil retrouvé des
Hyperboréens ". Profitions ici de l'occasion pour saluer le
dynamisme de nos amis de Terre et Peuple, la qualité de leurs
activités et conférences ainsi que la gentillesse de leur
accueil. A chaque occasion, nous nous déplaçons à près d'une
dizaine et c'est toujours l'occasion de croiser des membres
de notre famille de pensée (parfois assez éclectique, il faut
l'avouer).
Auteur
que l'on ne présente plus, Mabire était venu exposer un sujet
qui lui tient particulièrement à cœur, peut-être même le sujet
qui lui tient le plus à cœur, à savoir l'implacable lutte
du marteau et de la croix.
La
recherche de Thulé est avant tout une quête intérieure, comparable
à celle du graal, et ensuite une aventure méta politique,
celle de la société Thulé, la " Thulé Gesellschaft " du baron
Rudolf von Sebottendorf.
QEntr'apercevoir Thulé commence par une approche géographique
sur les traces du navigateur Pytheas le Massaliote, en 330
avant notre ère. Un voyage qui nous mènera en des lieux mythiques
pour les peuples Indo-Européens : Ouessant, Iona (l'île des
anciens druides), Stonehenge, les îles Féroé et Orcades, les
Shetland, Bornholm, Heligoland et enfin l'Islande. Où se trouve
finalement Thulé ? La question est finalement sans importance
et la réponse se trouve dans les yeux, le physique, et les
valeurs des hommes descendants du peuple-source et de la terre-mère.
Tous ces individus pétris dans un moule originel identique,
issus des vagues de conquêtes successives venant du Nord,
qui ont apporté une langue, une racine ethnique et une morale
commune. Mabire s'attache à esquisser l'histoire d'un peuple
qui n'avait pas besoin de l'alliance d'un dieu de colère pour
conquérir une Terre, non plus promise mais gagnée…
A
l'opposé des valeurs de courage, de travail, d'élitisme, de
fidélité, de respect pour ces deux entités " refuges " que
sont la mer et les forêts, on trouve la philosophie des nouveaux
prophètes d'Orient, les prosélytistes de la religion du désert
qui vantent les mérites de la tolérance égalitaire, de la
démocratie indifférenciée et du métissage culturel.
C'est
contre cette attaque frontale de nos valeurs par les éléments
communistes du Spartakusbund (qui deviendra le KPD - Parti
Communiste d'Allemagne, le 20 décembre 1918) que Rudolf von
Sebottendorf crée le 17 août 1918, la société Thulé. Deux
caractéristiques principales la définissent : un symbole,
la roue solaire victorieuse, et un but, la fidélité aux valeurs
ancestrales du monde germanique et européen.
Sebottendorf,
homme d'actions au passé tumultueux, croit en la primauté
du " culturel " sur le politique. Dans le premier numéro du
quotidien de la société Thulé, le Münchener Beobachter, il
déclare : " Toute culture n'existe que dans le combat et ne
se développe que par le combat, le combat pour l'existence,
le combat pour la vie ! ". L'importance de ce combat culturel
se traduit par la fondation de cercle destinés à aborder les
aspects les plus variés ; archéologie, chant, ornithologie,
mythologie, sculpture, … . De cette façon, les idées de Thulé
pénètrent dans les milieux les plus variés. Il s'agit d'un
exemple unique dans l'Histoire d'une tentative de prise de
pouvoirs par des moyens plus " spirituels " que politiques.
Mais, ainsi que le mettait en avant Jean Mabire lors de la
conférence, la finalité demeure : " le combat culturel précède
le combat politique et le combat politique précède la lutte
armée ".
En cela, Mabire voit une comparaison entre deux personnages
apparemment différents mais évoluant à la même époque : Padraig
Pearse, le poète irlandais, leader des insurgés des Pâques
Sanglantes de 1916, et von Sebottendorf qui disparaîtra de
la scène politique munichoise après la victoire des Corps-francs
bavarois du colonel Ritter von Epp et l'écrasement des communistes.
Au mois d'août 1919, le Münchener Beobachter se transforme
en Völkischer Beobachter. Des noms comme Hess, Rosenberg,
Röhm et Hitler entrent en scène, la société Thulé n'a plus
sa place parmi les militaires et les politiques.
Mabire
mettra encore en avant l'intransigeance des membres de Thulé
à propos de leurs idées et ceci doit demeurer pour nous une
source d'espoir et de lumière dans le long hiver morne et
froid qui recouvre actuellement les peuples européens.
Nous
sommes quelques uns à travailler au retour du printemps et
à croire au mythe immortel de Thulé. Nous connaissons le sens
de notre combat : le soleil retrouvé des Hyperboréens reste
le soleil invaincu.
Charles Marly
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