CULTURE
: DE LA RÉSISTANCE Á la reconquête
IDENTITÉ
EUROPÉENNE ET MULTICULTURE
Une
connaissance me relatait récemment sa visite enthousiasmante
au Musée d'Art ancien de Bruxelles. Ce contentement qui paraissait
sincère avait de quoi surprendre de la part de quelqu'un qui
d'ordinaire était d'une placidité démoniaque. " Ces œuvres
du passé, c'est incomparable ! " me dit-il, visiblement ému.
Et de se lancer dans une explication laborieuse sur l'intérêt
des musées et la nécessité pour les citoyens (ce mot horripilant
resservi à toutes les sauces) de s'y rendre régulièrement.
L'état d'esprit de cette personne au demeurant sincère est
révélatrice de la maladie européenne, de cet engourdissement
lugubre qui s'est emparé des élites et du peuple. L'inversion
des valeurs, le retournement du sens sont si manifestes qu'on
en vient à considérer les musées comme le lieu primordial
où se situe la vraie culture. Là, dans cet empilement de choses
des siècles passés, les hommes à l'esprit encore éclairé,
distinguent les traces de l'Europe ancienne. Mais ils en font
l'expérience sur le mode d'une nostalgie stérile. Même eux,
si éclairés et si sensibles soient-ils à cette aura d'antan
qui attise l'imagination, n'ont pas conscience de toute l'ampleur
de la tragédie contemporaine. Une culture n'est pas affaire
de musée. En fait, la culture européenne, produit d'une race
aux peuples multiples qui a gravé son empreinte indélébile
dans le cours de l'histoire de l'espèce humaine, est aujourd'hui
agonisante. La gangrène du monothéisme omnipotent de l'argent
achève de la dissoudre.
L'unité
ethno-culturelle comme fondement
La
question culturelle est, avec la question ethnique, au fondement
de toute réflexion sur l'identité européenne. Une identité
qui ne peut se concevoir qu'à partir d'un substrat ethnique
(racial) et culturel unitaire. Nous nous intéresserons ici
à l'aspect culturel. La culture européenne est sans doute
unitaire mais nous ne devons pas oublier que les millénaires
ont généré une multitude de variantes, dues aussi aux circonstances,
à la géographie et au climat. Si l'âme d'un Latin est authentiquement
européenne comme celle d'un Scandinave ou d'un Celte, forgée
comme les deux autres notamment par des mythes aux thèmes
communs, sa vision du monde sera plus influencée par cette
mer fondatrice de l'épopée grecque qu'est la Méditerranée,
là où Ulysse et ses compagnons ainsi que d'autres héros ont
erré à la recherche d'eux-mêmes et du plus qu'humain. Pour
un Celte ou un Germain, l'éternelle rivalité créatrice et
destructrice avec les Géants, fera de ces derniers une figure
archétypale de l'obscurité, de la mort et même du commencement
du monde, laquelle subsistera jusque dans le folklore. Il
en est ainsi de ces géants qui parcourent les rues de nos
villes à l'époque du carnaval, affleurement fantastique au
XXIè siècle d'événements mythologiques préhistoriques. La
culture européenne est donc infiniment plurielle, de cette
pluralité qui conserve l'unité originelle.
La
culture, expérience et reflet d'une vision du monde
Dans
une société européenne organique, chaque personne est en soi
un " être culturel ". Son comportement, le moindre geste posé
est le reflet d'une conception du monde transmise et vécue
de générations en générations. La culture est affaire de transmission.
Des parents ou grand-parents vers les enfants, dans un processus
permanent et subtil, souvent sur le mode de la narration.
Sur un plan plus général, lorsqu'on vit quelque chose d'intense,
nul besoin aussi d'en parler abondamment. Ou alors on en parle
à bon escient en produisant des œuvres majeures, évidentes,
essentielles. Nous sommes loin du déploiement quantitatif
tératologique qui affecte l'art moderne. Cette conception
s'exprime aussi à travers les différents arts - architecture,
sculpture, peinture, littérature, sport. Toutes les sociétés
indo-européennes nous ont légué de formidables exemples de
cette vision du monde articulée tant autour de la répartition
trifonctionnelle - reflet d'une certaine période du développement
des cultures indo-européennes - qu'autour des valeurs héroïco-guerrières
- par exemple celles magnifiées chez Homère. Cette " marque
de fabrique " des cultures européennes se retrouve entre autres
dans maintes épopées fondatrices de nos peuples. La culture,
qui fonde l'identité européenne, est donc de l'ordre du vécu
et de la transmission des mythes.
L'art
moderne comme symptôme de dégénérescence
Laissons
la parole à Guillaume Faye qui, dans son ouvrage remarquable,
" refondateur " de la pensée radicale (et je pèse mes mots),
" L'Archéofuturisme ", dénonce l'imposture de l'art contemporain
médiatisé : " L'art contemporain officiel (…), lourdement
attaché au système aura finalement eu comme objectif de casser
le fil, de rompre le lignage de la tradition ascendante artistique
européenne. Toujours cette même volonté d'iconoclasme culturel,
afin de faire perdre aux Européens leur mémoire et leur identité.
La tactique est habile : d'un côté, on médiatise des œuvres
glauques, le plus souvent des non-œuvres, du n'importe quoi
(…) ; de l'autre, on focalise les esprits sur une admiration
muséographique du passé.
Un
passé volontairement figé et neutralisé. En flattant habilement
un traditionalisme stérile. L'essentiel étant que les chefs-d'œuvre
du passé ne puissent plus servir à une réactualisation talentueuse
dans le présent et le futur. Casser la créativité artistique
européenne, sa magnificence, sa profondeur esthétique, son
talent ; décérébrer les goûts en faisant passer pour géniales
des productions de sous-doués ; faire disparaître et oublier
toute personnalité esthétique européenne en déconnectant l'art
de ses attaches culturelles. Telle est depuis de nombreuses
décades, la stratégie, souvent inconsciente, toujours implicite,
des " maîtres de l'art ". " (p.114) La dénonciation de Faye
est sans parade. Le système de son côté qualifie de fascisante
toute critique de l'art contemporain. La tactique est classique
et est mise en pratique contre toute critique du système,
et pas seulement dans le domaine culturel.
Briser
la continuité artistique européenne, traduction d'une âme
immémoriale, et pour en arriver à quoi ? Le sordide, le non-vécu,
un sous-folklore urbain récupéré par le " merchandising "
, la débilité provocatrice du rap nègro-arabe (les guerriers
zoulous comme les artistes berbères ne doivent pas en croire
leur oreilles et leurs yeux !)… Partout s'étale la putrescente
loi de l'argent qui fait que la culture n'est plus expérimentée
que sur le mode de la consommation. L'importation de la sous-culture
américaine, mixée aux rythmes et aux vocalises africains,
produit un métissage cacophonique qui abâtardit les sens,
le goût de l'œuvre construite, disciplinée et libre à la fois.
Pas question d'apport qui pourrait faire ressortir plus encore
la beauté et la qualité intrinsèque d'une œuvre européenne.
Des sensibilités radicalement opposées, étrangères, sont accouplées
pour générer un art hybride, factice et plaisant aux cerveaux
et aux sens d'incultes.
Le
dépotoir multiculturel
La
multiculture c'est ça ! Mais c'est aussi une entreprise orchestrée
par les orphelins du Progrès pour détruire l'esprit faustien
de l'homme européen, cet esprit fidèle au passé et qui s'en
nourrit pour sublimer le futur. Comme le dit encore Faye,
l'art européen, c'est aussi la beauté des formes générées
par la techno-science : un concorde, une Ariane, un sous-marin,
un tank. L'imaginaire réalisé dans la courbe métallique, dans
la naissance d'un nouveau soleil à chaque fois que s'élève
la fusée européenne, le ballet de nos satellites dont certains
ont les yeux tournés vers d'étranges Dieux invisibles. Alors
que l'âme européenne est encore capable de ce type de dépassement
- bien trop rare hélas - les mécènes friqués du cosmopolitisme
nous polluent le crâne avec les productions du dépotoir multiculturel.
Ce qui nous donne par exemple un ministre de la Culture français
soutenant un groupe de rap appelant à tuer ou à violer des
mères. La multiculture, qui étale ses métastases au quotidien
notamment sur les murs des habitations privées comme des bâtiments
publics , est en fait pleinement en phase avec l'idéologie
matérialiste.
Aujourd'hui,
elle symbolise totalement cette logique commerciale, de choses
culturelles non vécues, destinées in fine à mourir . Après
s'être substituées à l'art véritable, les déjections picturales,
auditives et autres de la multiculture ne sont que des avatars
du pur matérialisme. Après deux décennies au moins de règne
du n'importe quoi, il est logique que les faiseurs d'opinion
cosmopolite proclament l'égalité de nature entre Wagner et
Halliday, entre le Parthénon et la pyramide du Louvre, entre
l'Énéide et un torche-cul imprimé dont Pivot, Le Monde et
Libération font la publicité. Tout vaut tout, comme le signalait
Alain de Benoist. Cette réification de l'art, dénoncée, comme
tous les aspects de la société occidentale, dès les années
60 par certains auteurs droitistes comme marxistes, va très
naturellement de pair avec la réification de l'homme. La multiculture
mercantile s'accompagne logiquement de la multiracialité.
L'être humain réifié devient objet interchangeable, transbordable
d'un pays à l'autre. Au cœur de cette entreprise, le métis,
qui devient en quelque sorte ce que le communisme était au
socialisme, le stade suprême de l'humanisme. Le métis et particulièrement
le mulâtre devient l'objet de toutes les convoitises publicitaires,
primus inter pares, homme nouveau de l'eschatologie mondialiste,
qu'il faut mettre en avant. Sa figure devient archétypale.
L'art élève le symbolisme du mélange, de la mixture, au rang
d'école. Les formes traditionnelles, les hommes-types disparaissent.
Promoteurs
postgauchistes
A
la tête de l'offensive de destruction de l'art européen, les
résidus gauchistes, les déçus de Mao, Staline et consort,
les chrétiens de gauche - perdus même pour la psychanalyse
! -, les gardiens de la mémoire aussi qui ont de tout temps
fait du cosmopolitisme une religion. L'art dégénéré, c'est
aujourd'hui, par un incroyable renversement de l'ordre des
choses, l'art du beau, de l'harmonie et de la grandeur maîtrisée
; l'art dit authentique, ce sont les étalements émotionnels
de petits individualistes flasques qu'une critique aux ordres
acclame parce que le nombrilisme, la dévotion au moi est la
maladie la mieux partagée et la plus rentable. Rejetés par
la société dans les années 60 et 70, les révolutionnaires
ont quitté le terrain socio-économique pour prendre d'assaut
le plan de l'art et de la morale, ayant bien compris que la
maîtrise des cerveaux, de l'imaginaire et du sacré était la
condition sine qua non de la prise du pouvoir. Aujourd'hui,
en ce début de XXIè siècle des Européens synthétiques et des
idiots utiles façonnent le paysage culturel à leur guise.
Seul espoir de réversion : la montée en puissance d'un courant
identitaire maîtrisant les armes de la métapolitique et prêt
à investir à son tour le terrain culturel et des idées, à
l'échelon européen et à lutter pied à pied contre l'engeance
multiculturelle. La Nouvelle Droite montre le chemin, souvent
trop frileusement, mais elle a le mérite d'exister et de former.
Des
pôles de résistance culturelle
L'identité
européenne, fondée sur un socle ethno-culturel intangible
mais générateur au fil des siècles d'une diversité des formes
érigées ou composées - autant de variations sensées et reliées
sur un même thème - sera demain le fruit d'une reconquête
de l'espace mental des Européens blancs. Il faut, il faudra
réapprendre à vivre, dans l'immédiateté du quotidien, à chaque
seconde offerte par les Dieux, l'expérience évidente de notre
nature profonde. Cette évidence, nous la percevons, vous et
moi, en tant qu' êtres " identitaires ". Mais pour des millions
d'Européens, leur nature se voit dissimulée sous une couche
d'ignorance et d'abêtissement. Il s'agira donc de multiplier
les pôles de résistance culturelle, multiplier les " actions
culturelles ", les rencontres communautaires, bref tous ce
qui met notre contemporain face à l'identité brute et authentique
d'une Europe plurimillénaire. La transmission familiale joue
bien évidemment un rôle mais rares sont ceux qui peuvent encore
transmettre quelque chose. A nous de transformer les connaissances
figées accumulées dans les livres ou les banques de données
en une substance dynamique qui agirait comme le ferment de
métamorphoses préservant néanmoins l'essence des choses. La
célébration des œuvres du passé est importante. Question de
continuité et de saine vénération des hommes et femmes qui
nous ont précédés. Nulle question ici de passéisme mais de
connaître ce passé pour s'en inspirer dans les manifestations
présentes et futures de notre identité culturelle. Un archaïsme
culturel doit en fait irriguer à nouveau l'ensemble des régions
européennes, lieux où les enracinements sont les plus véritables
et pérennes. Un archaïsme qui, respectueux des identités locales,
souvent revêtira naturellement de nouvelles formes, celles
en réalité des jaillissements de la technologie, de l'ère
des énergies, et des acquis antihumanistes des découvertes
de sciences comme la biologie moléculaire, la génétique ou
encore l'astronomie, fruits incomparables du génie européen.
FERG
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