CULTURE
: DE LA RÉSISTANCE Á la reconquête
IN
MEMORIAM: CLAUDE AUTANT-LARA (1901 - 2000)
Le
cinéma est aux mains des biens-pensants. Lisses, policés,
conformistes ! La nouvelle vague n'a jamais véritablement
dénoncé le système. Autant-Lara a toujours été considéré comme
un cinéaste particulier mais ses succès comme " La Traversée
de Paris " ou " L'Auberge Rouge " le classait parmi les "
grands ". Et puis un jour …. Boum ! L'homme respectable dénonce
le lobby juif qui enserre le cinéma dans un carcan, la mort
progressive des productions européennes, la dérive gauchiste
de l'art… Il est désormais considéré comme un paria, un maudit
auquel on ose dénier toute grandeur artistique. Rendons-lui
hommage !
Avec
la disparition de Claude Autant-Lara décédé à l'âge vénérable
de 98 ans, c'est une grande page de l'histoire du cinéma français
qui s'est tournée. Ce réalisateur atypique, se définissant
volontiers comme un petit bourgeois anarchiste, aura vu sa
carrière placée sous le signe de la censure. Son premier film
'' Construire un Feu '', est interdit et détruit à la demande
de la profession qui invoqua la concurrence déloyale. Il faudra
attendre l'époque des " Visiteurs du Soir " et des " Enfants
du Paradis ", âge d'or du cinéma français (particulièrement
prolifique pendant la seconde guerre mondiale), pour qu'il
tourne ses quatre premiers chefs-d'œuvre : " Le Mariage de
Chiffon " (1942), " La Lettre d'Amour " (1942), " Douce "
(1943) ainsi que " Sylvie et le Fantôme " en 1945. A la fin
de la guerre, les films " Le diable au Corps ", " L'auberge
Rouge ", " Le Blé en Herbe ", " Le rouge et le Noir " passeront
eux aussi sous les fourches caudines du culturellement correct.
En
1956, " La Traversée de Paris ", le plus connu des films d'Autant-Lara,
subit les foudres des organes du terrorisme intellectuel,
notamment du cahier du cinéma qui voyait en Autant-Lara le
représentant d'une esthétique cinématographique qui leur rappelait
les heures les plus sombre de leur histoire. Mais derrière
ces contorsions totalitaires du culturellement correct, s'est
aiguisé chez Autant-Lara le goût de la dérision et de la méchanceté.
Méchanceté, qu'il mit à profit pour nous écrire d'une plume
trempée au vitriol des livres comme " Télé - Mafia ", " Les
fourgons du Malheur ", " Le Bateau Coule ", " Le Coq et le
Rat ". Ces livres de souvenirs et ces pamphlets politiques
sont des livres de combats et de haine d'un artiste profondément
individualiste et fier de son enracinement dans la culture
de son pays, d'un artiste enragé par les méfaits du cosmopolitisme
ravageur comme par les canailleries sans nombre des marchands
de soupe du cinéma (et de la télévision), la plupart appartenant
comme par hasard au peuple élu, les pages de ses livres abondent
en inoubliables et féroces portraits de producteurs juifs.
Fidèle à ses idéaux Pro Patrie, Autant-Lara, qui affichait
volontiers une sensibilité de gauche fut élu député européen
sur la liste de Jean-Marie Le Pen en 1989. Un mandat qui lui
permit en tant que doyen d'âge, un mémorable discours d'ouverture
de la session du parlement de Strasbourg ou il ne ménagea
certes pas les fibres mondialistes et " droit de l'hommarde
" de ses collègues. Ses propos furent jugés racistes, irresponsables
par les bonnes consciences indignées. Aujourd'hui les inquisiteurs
du culturellement correct, peuvent bien s'acharner à salir
sa mémoire; son œuvre parle d'elle-même et fait justice de
ces calomnies, lui assurant une place au panthéon de nos grands
hommes de cinéma.
JEAN
- CHARLES VAN ZEE
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