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  DEVENIR 14


DEMOCRATIE ? MEDIOCRATIE … !


 

PENSEE UNIQUE ET DESINFORMATION AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE


C'est un règne absolu. Un triomphe sans partage. Une machine infernale qui a la particularité de se reproduire et de s'étendre à l'ensemble de la planète. Universalisme occidental, one-worldisme, démocratie marchande : on peut l'affubler de bien des noms, lui décerner les qualificatifs les plus méprisants. Force est de reconnaître à l'observateur impartial que cette idéologie mortifère domine l'humanité depuis un demi-siècle et que la dernière décennie du deuxième millénaire chrétien marque en quelque sorte son apogée avec la nouvelle économie mondialisée, grande productrice d'humanoïdes décérébrés, stressés ou carrément à genoux…


La démocratie marchande, ersatz de démocratie mais vrai marché où tout se mesure à l'aune de l'argent, s'appuie sur des institutions transnationales - l'Onu, le FMI et leurs avatars polymorphes, plus ou moins régionaux - ainsi que sur une élite tech-nocratico-financière façonnée dans les universités généralement d'obédience anglo-saxonne dissémi-nées sur toute la surface du globe. Des institutions, des hommes mais aussi un corpus doctrinal présen-té par ses hiérophantes comme infaillible et indé-passable, reposant sur la notion abstraite et rébar-bative des droits de l'homme. Ces derniers sont l'ultime prurit d'un christianisme ayant définitivement délaissé ses atours gréco-romains - qui avait été destiné à séduire l'Europe pour mieux la soumettre - pour revêtir à nouveau ses oripeaux originels orien-taux. Autour des droits de l'homme cimentés par les déclarations solennelles du milieu du XXIe siè-cle, s'est donc élaborée une religion avec ses dog-mes, ses grands prêtres, disposant d'une infinité de moyens coercitifs. Aujourd'hui, le discours de la nouvelle église universelle - la démocratie à capita-lisme de marché - s'appelle pensée unique. Mais comme l'Européen moyen n'est pas encore totale-ment abruti, il est encore nécessaire de puiser dans l'arsenal répressif. D'où la désinformation.
La démocratie, en reposant notamment sur cette technique de manipulation pour perdurer, est au-jourd'hui le reflet inversé de l'authentique démocra-tie organique de la cité athénienne.

Tactique de guerre appliquée en temps de paix

La désinformation est une arme complémentaire à l'attirail guerrier exhibé et utilisé par les peuples en conflits. Il en a été ainsi de tout temps avec plus ou moins de raffinement. On utilise dans un contexte martial plutôt le terme de propagande. Mais au-jourd'hui, à l'heure de la prégnance générale des médias sur l'univers psychologique de l'individu - tant dans le domaine de l'information et du loisir que de l'argent - on peut recourir à juste titre à la notion de désinformation. La paix est la continuation de la guerre par d'autres moyens. Ca n'est pas de moi mais c'est toujours aussi vrai. Paraphrasons en disant que la désinformation permet la continuation de la guerre… La guerre du mondialisme menée par les cohortes des déracinés contre les tenants des nations. Mais si la propagande semblait avoir atteint des sommets durant la guerre civile euro-péenne de 1939-1945, l'efficacité de la désinforma-tion activée depuis un demi-siècle a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer. Elle a permis que l'Européen s'américanise mentalement. Elle rend possible aujourd'hui l'américanisation biologique, c'est-à-dire l'acceptation, consciente ou incons-ciente, du recul démographique autochtone et de l'implantation allogène. On remarquera aussi que la perfection dans la manipulation est l'apanage des démocraties marchandes. Leurs manipulations sont parfaites, subjuguent imparablement. Le Parlement sert de simple lieu d'entérinement des campagnes décidées par les maîtres à penser du système. L'une des grandes " réussites " de la désinforma-tion est d'avoir donné l'illusion à l'électeur que dans les assemblées démocratiques siègent les repré-sentants de différents courants de pensée. Cette duperie se poursuit encore aujourd'hui. Il suffit de contempler les crétins trépignant après une place éligible.

Les acteurs

Pour pouvoir opérer dans les esprits de la façon la plus concluante, la désinformation activée par les démocrates a besoin d'acteurs. Des acteurs actifs, qui véhiculent consciemment le schème " désinformatif ". Qui en fait occupent des degrés divers dans la hiérarchie de cette franc-maçonnerie de l'information. Et des acteurs passifs, dont la passivité précisement est fonction de leur exposition plus ou moins longue à la désinformation. Dans la première catégorie, nous observons la faune des lobbies, des agences-filtres, des leaders d'opinion et des journalistes, les quatre types s'interpénétrant fréquemment. Dans la deuxième catégorie se trou-vent le public mais aussi bon nombre de journalis-tes qui n'ont comme fonction que celle de caisse de résonance du message mondialiste, dépourvus de la moindre connaissance politico-idéologique.

Les lobbies

Les lobbies font-ils encore couler beaucoup d'encres contestatrices en l'an 2000 ? Il semble que non. Les lobbies sont entrés dans les mœurs. Le peuple a appris à écouter les médias en parler et à se taire… Il y a un siècle, la presse européenne se montrait rebelle et dénonçait à qui mieux mieux franc-maçonneries de toute obédience et de toute ethnicité. Un véritable pluralisme existait. Au-jourd'hui, non seulement la capacité de nuisance et le rôle moteur international joué par les lobbies dans l'avènement du mondialisme est passé sous silence mais ils ont pignon sur rue et font l'objet d'articles mielleux. On peut même visiter les loges. L'ouverture des lobbies aux regards extérieurs procède de la volonté de ses membres de positionner leur clique comme un organisme inoffensif. Cette médiatisation du lobby lui permet de s'afficher sans vergogne comme une organisation idéologiquement neutre. Mieux : comme un organisme témoin de la pluralité des opinions et garant de la démocratie ! Et les médias se prêtent complaisamment à cet exercice ; en effet on ne compte plus les articles ou émissions où ces lobbies sont présentés comme des interlocuteurs porteurs de valeurs universelles incontestables, que seuls peuvent contester les hideux fascistes.
Le lobby n'est jamais autant efficace que lorsqu'il agit en fractionnant ses forces, en éparpillant ses affidés de telle sorte qu'un événement politique, militaire ou socio-économique majeur est en appa-rence le fruit de plusieurs facteurs d'origines diver-ses alors qu'il est une opération idéologique et mé-diatique habilement menée.

Les agences-filtres

Les agences-filtres sont un des instruments indis-pensables des lobbies. Elles appartiennent en fait à ceux-ci. Il ne serait pas nécessaire de s'étendre sur cette filiation naturelle si elle ne jouait pas un rôle aussi considérable dans le déploiement de la ma-chinerie désinformatrice. Les agences de presse, aux mains de tribus particulières, notamment anglo-saxonnes, n'emploient en grande majorité que des membres ayant le même pédigrée tribal ou idéolo-gique. Dès lors les correspondants des dites agen-ces se contentent de transmettre l'information allant dans le sens des intérêts du " groupe ", en ignorant certaines nouvelles ou en interprêtant une pelletée d'autres toujours suivant les intérêts de la tribu. On ne peut être plus clair…Agences de presse et lob-bies : même combat !

Les journalistes

Le quatrième pouvoir mérite bien son nom. Il fait et défait les princes, sait s'acharner sur ses victimes, leur mîtonne un enfer quotidien tout en se préten-dant au-dessus de la mêlée. Il est jaloux de sa puissance et ne reconnaît jamais s'être trompé. Trône au centre du temple médiatique : le journa-liste. Esclave de l'audimat, esclave de la publicité, esclave du politiquement correct, donc des lobbies. Le système ne peut en réalité ne pas permettre un seul instant que le niveau journalistique lui échappe. Ce niveau est essentiel dans le bon fonctionnement du processus de désinformation. A contrario de l'agence, le journaliste a un visage. Il séduit, con-vainc sans arguments puisque seule sa figure suffit. Son pouvoir est démultiplié. Il peut asséner des contre-vérités sans être contredit. Le mensonge au quotidien, perfusion constamment renouvelée vers le cerveau du spectateur.
Le journaliste est donc tout aussi coupable que ses commanditaires. Aussi, n'ayant pas été élu - tout en ayant plus de pouvoir qu'un parlementaire -, il n'est responsable que devant ses maîtres et non devant le peuple.

Les leaders d'opinion

Situés à la périphérie du monde médiatique s'agite une belle brochette de personnages dont la tâche est de légitimer l'opinion imposée par les médias. Les leaders d'opinion sont issus de toutes les cou-ches de la société occidentale. Scientifiques, hom-mes de religion (monothéistes ou laïques), écri-vains, sportifs, amuseurs publics, chanteurs de variétés : ils fréquentent les bancs des émissions télévisées ou radiophoniques, les cartes blanches ou les rubriques " grands témoins " de la presse écrite et ne se privent pas de proclamer leur atta-chement indéfectible à la démocratie et aux lois du marché. Des millions d'écervelés boivent leur pro-pos comme paroles d'évangile. Il est fortement recommandé avant d'être engagé dans cette pro-fession de leader d'opinion d'avoir un passé d'extrême gauche et ethniquement correct.
Lorsque les journalistes invitent les leaders d'opinion, il n'est donc pas question de débats, d'échanges d'avis sur telle ou telle problématique sociétale. Il n'y a que le règne du dogme. Les égli-ses sont vides mais les plateaux radio ou télé se chargent de combler ce vide par l'organisation de cérémonies consensuelles où sont invoquées des divinités étrangères à l'âme européenne : démocra-tie anorganique, droit de l'homme, multiracialité, crime contre l'humanité, mémoire…

Le public

Il serait trop facile d'absoudre le spectateur de la désinformation, c'est-à-dire nous. Une grande ma-jorité des consommateurs de médias abolit toute pensée critique dès qu'il ouvre son poste de télévi-sion ou un journal. La désinformation ne peut fonc-tionner aussi parfaitement que grâce à notre lamen-table complicité d'embourgeoisé et à notre adhésion aveugle au parlementarisme. La pensée unique assénée à longueur d'émissions ou d'articles, nous nous en gavons comme de n'importe quel produit de consommation.

Les techniques

Silence et répétition

L'indifférence est sans doute une arme absolue. Ce qui n'est pas médiatisé n'existe pas aux yeux du citoyen. Qu'un professeur d'histoire alsacien soit condamné par un tribunal, doit versé de sommes exhorbitantes en guise de "dommages" à des as-sociations auxquelles il n'a rien fait et se retrouve sans emploi, tout cela pour avoir exprimé une opi-nion, c'est un fait qui n'existe pas. Il n'est palpable, outre par l'intéressé, que pour les officines du busi-ness antiraciste qui encaissent à nouveau l'argent de la délation. La répétition est tout autant meur-trière. Quand 50 journaux et télévisions répètent pendant deux mois que vous êtes un pédophile ou un assassin, même la démonstration de votre inno-cence ne sert à rien.

Acculturation

La désinformation bénéficie aussi du vide en terme de connaissance historique ou culturelle. Ce vide résulte de l'oubli ou du fait de n'avoir jamais eu connaissance de certains événements. L'enseignement est en grande partie responsable, étant bien sûr aux mains de cliques universalistes. La place est ainsi libre pour l'avénement d'une nou-velle histoire, d'une nouvelle culture, acceptée sans réaction par nos contemporains

Comparaison, réduction, démonisation

La technique de la comparaison outrancière est employée continuellement. Un nationaliste est un criminel contre l'humanité en pensée. Et si on ne l'arrête pas, il le sera en acte. Comparer le sympa-thisant ou l'activiste d'un mouvement politique à un assassin en puissance ou à des régimes politiques désavoués par l'idéologie officielle, c'est prononcer une sentence qu'on veut irrévocable : l'attachement à son identité est un crime. La comparaison est aussi réduction, appauvrissement d'un concept ou d'une idée. Le nationalisme aboutit aux camps. Etape quasi simultanée : la démonisation. Dewinter transformé en Hitler sur les murs d'Anvers, même sort pour Haider. L'exemple de la croix celtique cité plus haut est encore valable. Le commun des mor-tels devrait frémir à la seule vue d'une simple croix celtique, l'un des symboles immémoriaux de nos peuples.

Sacralisation

Avec la mort des idéologies concurrentes, le règne absolu du libéralisme et de la démocratie de marché révolte de plus en plus de monde. Sentant le danger, les tenants du système ont depuis deux décennies (avénement de Mitterrand) favorisé l'émergence d'une nouvelle religiosité destinée à combler le déficit de spiritualité, de sacré créé par l'écoeurant règne de l'argent. La sacralisation de certains faits remontant à la période 1939-1945 est une pierre du nouvel édifice. En conférant à ces faits une valeur supra-humaine, on en fait la mesure de toute chose, passée, présente et à venir. Dès lors, le processus de comparaison décrit plus haut peut se mettre en action. On part cette fois de l'événement sacralisé et on juge les événements contemporains. Il en va ainsi des phénomènes migratoires, des " atteintes " aux droits de l'homme, des revendications identitaires. Champs économique, social, culturel, scolaire : aucun n'échappe à cette imprégnation d'un discours hypermoral basé sur ce passé démoniaque. Le quotidien ne peut plus se vivre que dans un souvenir éternel. Une hypermémoire - " hypermnèse " - domine les esprits. Le rôle des médias est de propager la " bonne nouvelle " et de taire ou de noircir l'autre. La technique de répétition est ici pleinement à l'œuvre.

Caution

La démocratie marchande totalitaire aime aussi offrir à ses citoyens des modèles à imiter ou à vénérer : sportifs, hommes de science, hommes de médias, chanteurs de variétés, prêtres en rupture d'église ou encore top-modèles. Cette cohorte gluante de médiocrité défile quotidiennement sur l'agora médiatique. Le chic du chic est bien sûr de dénigrer au passage certaines formations politiques ou courants de pensée. Le consommateur abruti ou valiumisé par les revues people et les jeux télévisés écoute religieusement ses nouveaux héros, guerriers de papier récitant la liturgie d'une polémique à sens unique. Caution très à la mode ces dernières années : le rappeur dégénéré, au discours boute-feu des banlieues, dont la dégaine et la gestuelle nous rendraient même sympathique un Farrakhan.

Terminologie

Génocide, racisme, bête immonde, jeunes, révi-sionnisme, néo-nazis, crime contre l'humanité : autant de termes assassins, de mots qui lorsqu'ils sont prononcés sont sensés abattre l'adversaire. J'allais oublier " antisémite " ! Le système les em-ploie ad nauseam comme une marque déposée.

L'arroseur arrosé

On peut s'interroger sur ce qui pousse le système occidental à déployer tant d'effort en terme de désinformation. Ne s'agirait-il pas tout simplement de masquer l'incertitude des tenants même de ce système quant au caractère positif ou viable, à moyen et long terme, de la démocratie multiculturelle marchande ? Ils ne sont pas stupides. Ils savent qu'une information impartiale balayerait en quelques années leur utopie en carton pâte. La désinformation est l'arme d'une oligarchie aux abois. Malgré tous ses efforts, il y a gros à parier que l'overdose de mensonges, la dichotomie entre le discours officiel et la réalité vécue par le peuple ou encore la révolution des techniques de l'information fera tôt ou tard vaciller la pègre au pouvoir et sa haine antiblanche.

FERG