DEMOCRATIE
? MEDIOCRATIE … !
La
victoire de la démocratie guerrière
Dernière invention des démocraties occidentales,
la guerre
au nom de la démocratie.
Les deux derniers conflits à connotation démocratique,
la guerre du Golfe et celle du Kosovo, mirent au placard les
résolutions les plus élémentaires du
droit international, et permirent au " démocratiquement
correct " d'asseoir son hégémonie sur les
peuples entrés en résistance.
Il y a fort à parier que le siècle naissant
voie le triomphe de l'argument " démocratique
" comme justificatif de l'ingérence militaire
dans les affaires internes de pays souverains !
Et
il y a aussi un grand nombre de probabilités que dans
les années qui viennent, l'on ne refasse la guerre
à un "tyran " quelconque au nom de la démocratie.
"
On ", c'est évidemment, le gouvernement mondial
des Etats-Unis, unique " va-t-en guerre " de la
planète, qui entend prétendument écraser,
par les armes, ni les peuples ni les nations, mais seulement
quelques individus, dont la parenté avec le chancelier
Hitler est établie par le New York Times, et des systèmes
politiques qui refusent de prendre Washington pour Athènes
ou Rome. (souvenons-nous des Saddam Hussein et autres Milosevic).
Si
d'aventure, un peuple ou une nation venait à périr
dans l'affaire, ce ne serait que par coïncidence. La
bonne conscience des Etats-Unis est trop établie pour
qu'on puisse jamais l'accuser de crimes contre l'humanité.
Les Indiens peuvent en témoigner. Les habitants de
Dresde et d'Hiroshima aussi. L'un des paradoxes de ces guerres
au nom de la démocratie, c'est que le nouvel ordre
mondial part guerroyer pour une idéologie dont il ne
respecte aucun des principes, la " démocratie
guerrière " n'éprouve nul besoin de consulter
le peuple, ni ses représentants, ou prétendus
tels.
C'est
d'ailleurs ce qui fait la supériorité de la
Démocratie sur les autres systèmes : elle permet
aux dirigeants de n'en faire qu'à leur tête,
tout en se donnant l'apparence d'exprimer la volonté
quasi unanime du peuple soi-disant dispensateur de pouvoir.
Le
phénomène commence avant l'élection par
sa préparation; par la loi électorale que l'on
ajuste afin que l'électeur désireux de voter
blanc, soit amené à voter gris ou rose; par
les pressions qui pèsent sur la machine électorale;
par l'argent que l'on peut dépenser; par les récompenses
que l'on peut dispenser; par les moyens légaux ou illégaux
que l'on peut opposer à ses adversaires.
Après
l'élection, une Démocratie bien comprise et
digne de ce nom peut ne pas tenir compte des opinions émises
par les électeurs, en organisant le débauchage
des élus; en suscitant les trahisons; en disposant,
à des fins partisanes, de toute la puissance et de
toutes les possibilités de l'appareil de l'Etat; en
escamotant les votes du parlement; voire en oubliant de lui
demander son avis, comme c'est le cas pour les guerres du
Golfe et du Kosovo.
Les
députés répétant a longueurs de
jours : " La Constitution, toute la Constitution, rien
que la Constitution " ne paraissent pas très soucieux
de tâter le pouls du peuple en le consultant par voie
de référendum.
Or
a-t-on, ne fusse qu'une fois, discuté devant le parlement
de l'utilité de notre participation, auprès
des Américains , à une opération militaire
contre la Serbie ?
Par-delà les clivages gauche-droite qui sur de tels
problèmes ne signifient plus grand-chose, a-t-on demandé
profondément, gravement, l'avis du peuple ? Nous ne
le pensons pas
Pour
respecter la démocratie, il n'est pas nécessaire
de consulter les électeurs, il suffit d'envoyer des
soldats, avec l'argent du contribuable, combattre au quatre
coins du monde. Cela permettra, au retour, d'organiser d'émouvantes
prises d'armes, avec dépôt de médailles
sur les cercueils, sonneries au morts et discours fleuris
sur les victoires du droit et de la démocratie dans
l'honneur et la dignité.
Le
bon droit aura triomphé
Jean
Charles Van Zee
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