DEMOCRATIE
? MEDIOCRATIE … !
LE
MOUVEMENT NATION face aux élections et à la démocratie
Nous ne l'avons jamais caché, Devenir est proche du Mouvement
Nation. Dans le précédent numéro, NATION était qualifié de
" mouvement le plus prometteur en Belgique francophone ".
Bien que Devenir ne fasse pas partie de la presse directement
liée à ce mouvement, nous estimons important de faire connaître
les points de vue d'une structure qui a des idées et qui les
met en action, chose trop rare dans la galaxie nationale belge.
Nous estimons qu'il s'agit là d'un devoir d'infomation vis-à-vis
de tous nos lecteurs et spécialement vis-à-vis de ceux qui
ne sont pas liés à NATION.
Nous avons donc posé quatre questions à Michel
Dumoulin, porte-parole de Nation, à propos de la démocratie.
Il s'est prêté au jeu avec clarté et en
allant droit au but, nous l'en remercions.
Qu'évoque,
pour vous, le terme " démocratie " ?
A
l'heure actuelle, surtout un mot " magique " qui
permet à certains professionnels du politiquement correct
de justifier leurs actions sans devoir argumenter outre mesure.
Ainsi, au nom de la démocratie, on bombarde un peuple
européen, on affame des enfants à Bagdad. Chez
nous, par contre, sous le couvert des droits de l'homme, on
nous impose l'immigration forcée, l'accueil des illégaux,
le renversement de certaines valeurs (familiales, morales
et civiques). Le comble du ridicule est atteint lorsque certains
salariés de la Ligue Belge des droits de l'homme s'opposent
radicalement à tout durcissement de peines de prisons
à l'égard de délinquants hautement dangereux.
De toute façon, on n'est plus à un paradoxe
près dans ce cas précis : l'ancien président
de cette Ligue se présenta aux élections européennes
sous une liste d'extrême gauche en deuxième place.
Se soucier des droits des pédophiles et des tueurs
d'enfants n'est donc pas choquant surtout si on est à
la fois grand défenseur des causes humaines et adepte
d'une idéologie qui fut directement responsable de
la mort de dizaines de millions de personnes
La seule chose dont je suis sûr, c'est que le terme
démocratie a été inventé lors
de l'Antiquité par les Grecs. Et que ce terme ne désignait
pas, à l'époque, un système où
chacun était égal, libre et heureux. Même
sous la mythique cité d'Athènes, il y avait
des esclaves qui ne possédaient aucun droit. Le grand
philosophe Aristote qualifiait la démocratie de "
forme déviée (impure) "de la République.
Il n'avait que mépris pour cette forme de gouvernement
car les dirigeants n'étaient, selon lui, que de simples
démagogues qui flattaient le peuple pour garder leurs
places. Au contraire, il était partisan de la République
où seuls les citoyens les plus " aptes "
(instruits et aisés) peuvent s'occuper de la gestion
de la Cité.
En résumé, je dirais que la démocratie
est un système où l'exercice du pouvoir se fait
directement par le peuple. Mais de la théorie à
la pratique, il y a un énorme fossé : consulter
toute la population avant de prendre une décision concernant
le pays est impossible. C'est pour cette raison que ce sont
des plus petits groupes qui prennent les " grandes décisions
" : députés, syndicats, médias,
juges,
En
parlant des mouvements nationalistes, certains politiciens
et médias vous qualifient d' " ennemis de la démocratie
". Qu'en pensez-vous et qu'y répondez-vous ?
Depuis
l'indépendance de la Belgique, ce sont toujours les
mêmes qui ont gouverné : les sociaux-chrétiens
soit tous seuls soit en coalition avec les libéraux
ou les socialistes. Du moins jusqu'à l'année
dernière. A la longue, ces partis dits traditionnels
ont confondu exercice du pouvoir et soif de pouvoir. A l'instar
d'un héritage entre frères, les trois partis
se sont partagés le royaume : chacun ayant sa mutuelle
propre, ses banques, son syndicat, ses juges, ses journaux,
etc. C'est ce qu'on appelle pudiquement, chez nous, le système
des piliers. La mission de chaque institution dépendant
d'une de ces trois familles est d'embrigader tout belge dans
un de ces trois camp.
Le gâteau était toujours partagé entre
ces trois depuis la " nuit des temps belges ". Malheureusement,
suite à de nombreux scandales politico-financiers mais
surtout devant l'incompétence chronique de ces politiciens
traditionnels à résoudre certains problèmes
: chômage, insécurité, préférence
étrangère,
des brebis se sont égarées
et ont fait savoir qu'elles en avaient marre. Alors, le régime
a réagi : en récupérant certains contestataires
en leur proposant une nouvelle herbe plus verte (le pantin
Ecolo) mais cela n'a pas suffit : la contestation était
toujours présente. On passa à une autre tactique
: la répression (vote d'un certain nombre de lois liberticides
afin de punir certaines idées exprimées) et
la diabolisation. Les 3 frères, avec la complicité
du frère adoptif écolo, chargèrent les
médias de dissuader les honnêtes citoyens de
s'égarer dans les travers de la bête immonde
: une dialectique fut trouvée : les nationalistes étaient
devenus les ennemis de la démocratie. Pourquoi ? Car
ils étaient les dignes héritiers du national-socialisme,
idéologie responsable de morts en constante augmentation.
Pourtant jamais la presse subventionnée n'a fait d'amalgame
entre les Di Rupo, Van Cau,
et toutes les victimes
du socialisme sous Mao, Staline, Pol Pot,
, ni entre
les Milquet, Nothomb,
et tous les morts de l'Inquisition,
ni entre les Michel, Reynders et toutes les femmes et enfants
morts d'épuisement dans une mine au siècle passé,
pauvres victimes du capitalisme sauvage. Evidemment, les journalistes
savent par qui ils sont payés !
On
ne peut pas dire qu'il y ait un fonctionnement " démocratique
" au sein de la mouvance nationaliste francophone. En
quoi le mouvement pour la NATION est-il différent ?
Vous
avez raison. Il faut avouer que posséder le titre de
" président à vie " ou qu'exclure
tout contestataire des instances de direction ne joue pas
en faveur de la crédibilité des nationalistes.
Si des militants acceptent d'être de simples pions sur
un échiquier, en acceptant tout et n'importe quoi,
c'est leur problème. Cela fait malheureusement 15 ans
que cela dure, nous en sommes tous conscients. Et c'est justement
une des raisons pour laquelle NATION s'est créé.
Certes, il a bien fallu mettre en route une direction provisoire
sinon aucune décision ne se serait prise. Mais nous
avons toujours tenu à être différents
de tout ce qui s'est fait jusqu'à présent dans
la mouvance nationaliste francophone. Nous avons mis l'accent
sur la formation de nos militants et cadres. Nous avons été
très actifs sur tout terrain. Mais surtout, nous avons
inculqué à nos cadres et militants une volonté
de travailler dans une ambiance de transparence.
Par exemple, nous avons un organe de décision et de
discussion, que nous appelons " Conseil National "
et dans lequel tous les cadres et membres qui veulent jouer
un rôle dans la vie du mouvement ont leur mot à
dire. C'est dans ce " parlement " du mouvement que
toutes les décisions sont prises. Quant à la
direction en elle-même, elle est collégiale :
nous avons l'habitude de décider en groupe. De plus,
en novembre, NATION organisera un congrès afin d'élire
sa direction (le Secrétariat National) et son parlement
(le Conseil National). Sans rentrer dans les détails,
tout membre du Mouvement est informé des règles
du jeu : composition et fonction de ces deux instances, comment
s'y présenter, comment voter, etc. Nous garderons le
principe de direction collégiale puisqu'on élira
au Congrès un ticket (3 personnes). Le passé
a démontré qu'un mouvement politique ne pouvait
survivre que dans la clarté. NATION est le mouvement
nationaliste au sein duquel règne la plus grande démocratie
interne.
Que
pensez-vous des élections ? Et quelle sera votre position
par rapport aux élections communales d'octobre 2000
?
NATION
est un mouvement et non un parti politique. Notre tâche
première est donc de faire passer notre idéal,
nos idées nationalistes par tous les moyens : mensuel
(Nation-Infos), tracts (sur différents sujets : social,
écologie, lutte contre la malbouffe, impérialisme
américain,
), brochures d'information et de formation,
militantisme dans la rue,
Et malgré notre jeune
âge, nous avons déjà bien marqué
le terrain et les esprits. En ce qui concerne les élections,
elles doivent être vues comme un moyen de développer
notre argumentation : à travers les différentes
assemblées politiques, quelles soient communales, régionales,
nationales ou européennes. Un élu nationaliste
doit se faire entendre et surtout si cela irrite les représentants
des vieux partis traditionnels. En aucun cas, une élection
ne peut constituer une fin en soi ! L'une des causes de l'effondrement
des gadgets pseudo-nationalistes (ndlr :les F.N's) est justement
le manque de sérieux de leurs élus. Formation
politique inexistante, aucune intervention digne de ce nom,
absentéisme,
seul l'appât du gain ou du
prestige furent leur motivation.
Quant aux élections communales du 8 octobre, elles
ne constituent en rien une priorité ni un objectif
pour notre mouvement. Rome ne s'est pas fait en quelques jours
: nous allons continuer d'abord à construire un mouvement
solide et crédible. Dès mai, nous avons abordé
cette question lors d'un Conseil National : après un
débat animé, nous avons décidé
à la majorité de nous présenter nulle
part. Les raisons sont simples : nous préférons
consolider le mouvement ; il faut veiller à construire
les fondations avant les fenêtres ! Notre action s'inscrit
dans le long terme : nous aurons encore d'autres occasions
de nous présenter au jeu des élections.
|