INTERVIEW
de
Fabrice Robert (UNITÉ RADICALE)
Un
avenir, cela se crée ! Avec des hommes, des idées
et de la volonté
Nous parlons souvent d'Unité
Radicale, fer de lance de la mouvance nationaliste révolutionnaire
en France. Qui sont-ils exactement, d'où viennent-ils,
comment travaillent-ils, que pensent-ils ? La rédaction
de Devenir a interviewé l'un des principaux responsables,
Fabrice Robert, militant rompu à toutes les techniques
de communication. Il incarne notre vision de l'avenir !
Historique - Création - filiations historiques,
structures, liens ?
Historique
- Création
C'est
fin 97 que nous avons pris acte de l'échec de la stratégie
du Front uni anti-système qui prévalait au sein
de Nouvelle Résistance. Nous avons alors - Christian
Bouchet et moi-même - décidé de lancer
une structure qui regrouperait la tendance radicale et extra-parlementaire
du mouvement national en France.
J'ai alors noué des contacts avec le GUD Paris qui
a été séduit par ce projet. Après
plusieurs réunions de travail, nous avons lancé
officiellement une nouvelle structure au mois de juin 1998.
Unité Radicale est donc née de l'alliance du
GUD, de Jeune Résistance et de l'Union des Cercles
Résistance.
Filiations
historiques
Même
si notre combat a des racines plus profondes, on peut estimer
qu'il apparaît en France lors de la Révolution
dans les milieux patriotes radicaux, et qu'il se concrétise
dans la seconde moitié du XIX° siècle avec
la fusion idéologique des courants nationalistes et
socialistes-révolutionnaires. En conséquence,
nous sommes les héritiers des bras-nus de 1793, de
Blanqui et de Proudhon, de Barrès, de La Cocarde et
du Cercle Proudhon. Mais aussi des"non-conformistes des
années 30"et de Valois, ainsi que d'autres expériences
européennes comme l'hédillisme et le ramirisme
en Espagne, le futurisme et les manisfestes de Vérone
et du Saint-Sépulcre en Italie, ainsi que de la Révolution
Conservatrice allemande dans sa diversité.
En France, notre courant s'est incarné - d'une manière
plus ou moins parfaite - depuis le début des années
'60 dans des organisations comme la Fédération
Générale des Etudiants Européens, Jeune
Europe, l'Organisation Lutte du Peuple, les Partisans Européens,
les Groupes Action Jeunesse, le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire,
Troisième Voie et Nouvelle Résistance.
Liens
Unité
Radicale est membre du Front Européen de Libération.
Celui-ci, qui est présent dans une dizaine de pays
européen, est l'héritier des précédentes
expériences transeuropéennes que furent le premier
Front Européen de Libération de Yockey, le Mouvement
Populaire Européen de Strasser et Jeune Europe de Thiriart.
Il est la seule structure existante en Europe de coordination
des organisations nationalistes révolutionnaires, solidaristes
et tercéristes.
Toutefois, au sein de cette structure, nous entretenons des
relations privilégiées avec le MSR - en Espagne-,
le Fronte Nazionale - en Italie- et le Mouvement Nation dans
la partie francophone de la Belgique.
Unité
Radicale ? Quelle unité pour quelle radicalité
?
Guillaume
Faye a très bien rappelé dans son ouvrage "L'archéofuturisme"
que le terme "radical" n'était pas synonyme
d'extrémiste mais de fondamental.
Unité Radicale a vu le jour parce que nous pensions
qu'il existait un vide au sein du mouvement national français.
En effet, au sein de celui-ci la tendance nationaliste-révolutionnaire
ou nationale-populiste, que l'on peut aussi nommer radicale,
alors qu'elle est forte à la base ne disposait pas
de cadres reconnus, pas d'organe de presse, pas d'organisation.
Nous avons créé Unité Radicale pour changer
cela, pour que les radicaux au sein du mouvement national
puissent faire entendre leur voix et occupent toute la place
qui leur revient.
Pour être plus explicite, Unité Radicale lutte
pour l'indépendance nationale et européenne,
un système économique et social affranchi de
la dictature libérale du profit et des dogmes marxistes
ainsi que pour la construction d'une société
communautaire. C'est le refus des valeurs tels que l'individualisme,
l'égalitarisme et le cosmopolitisme qui forment le
ciment d'un système que nous voulons abattre.
Quelles
sont les principales actions menées par UR ?
Nous
organisons des campagnes sur des thèmes très
divers : la dénonciation de la malbouffe, la lutte
contre l'immigration, les sans-papiers et le métissage
institutionnalisé sans oublier des actions ponctuelles
- selon l'actualité - contre l'OTAN et le sionisme
assassin.
Par ailleurs, nous agissons par pétitions. L'une des
plus importantes concerne celle demandant la libération
de Michel Lajoye.
Nous avons récemment lancé une campagne sur
le thème"José Bové, faux résistant,
vrai collabo"pour dénoncer un personnage qui se
révèle être une véritable marionnette
du système. (voir dossier "Malbouffe" dans
Devenir n°14 - ndlr)
Enfin, sur le terrain culturel, on peut dénombrer diverses
initiatives : colloques de la radicalité, réunions
de formation faisant intervenir des personnalités telles
que Pierre Vial ou Guillaume Faye, actions Bleu Blanc Rock,
diffusion de la presse NR et exploitation du média
Internet. A ce sujet, notre stratégie de communication
s'appuie énormément sur notre site web qui représente
une bonne vitrine de nos activités.
Adresse du site : http://www.unite-radicale.com
Le
thème du dossier est "Quel avenir pour le nationalisme
?". Quels sont vos projets et comment voyez-vous le nationalisme
de demain ?
Face
à la mondialisation qui fait peser une lourde menace
sur le devenir de nos peuples, je pense que le salut viendra
du nationalisme ethnique.
Le fondement d'une civilisation est, en premier lieu, ethnique
et biologique. Tous les pays anthropologiquement hétérogènes
sont voués à un échec certain. Notre
objectif prioritaire - car vital pour notre existence - doit
être de circonscrire la fracture ethnique provoquée
par l'installation massive sur notre sol de populations africaines
et maghrébines.
Et pourquoi ne pas rêver d'une Europe aux cents drapeaux
? De cette Europe des régions qui s'étalerait
de Brest à Vladivostok et qui reconnaîtrait la
spécificité des peuples du vieux continent.
Quels sont les projets d'Unité Radicale ? Ils sont
très nombreux mais celui qui retient le plus notre
attention actuellement concerne la CoordiNation.
Lancée par des membres du FN, du MNR, d'Alternative
Nationale et d'Unité Radicale, la CoordiNation propose
une démarche unitaire pour essayer de sortir le mouvement
national de la crise dans lequel celui-ci s'embourbe depuis
la scission du FN.
Pour la CoordiNation, l'important n'est pas la carte d'adhésion
mais la volonté d'action. Dans cet optique, ce qui
est fondamental ce n'est plus le parti dans lequel on milite
de manière conjoncturelle mais le choix que l'on fait
de lutter pour des idées plutôt que pour un chef.
C'est pour cette raison que la CoordiNation choisit une option
non conflictuelle mais plutôt transversale, "transmouvement".
Plaçant la fracture ethnique au premier plan de son
combat, la Coordination se donne pour objectif de soutenir
les cadres et élus sincères qui accepteront
d'oublier les querelles FN / MNR au nom de la survie de notre
peuple.
La CoordiNation a reçu un excellent accueil dans la
presse amie. Nous espérons bientôt obtenir des
résultats concrets.
Juste
pour le fun, nous avons vu sur certains de vos tracts que
vous utilisiez la barre de fer comme moyen d'expression. Croyez-vous
que la violence soit un moyen d'expression ?
Si
la violence politique n'est pas une fin en soi, elle n'en
constitue pas moins un formidable moyen d'expression.
C'est souvent l'une des méthodes les plus efficaces
qui s'offre aux minorités politiques pour faire entendre
leur message. Et un formidable rappel à l'ordre aux
flics du système (Ras l'Front, Réflex, etc
)
qui auraient des velléités de dénonciateurs.
Nos ennemis doivent comprendre que s'improviser "résistant"
peut comporter certains risques
Avez-vous des regrets par rapport
à la fracture du FN ?
Il
est vrai que lorsque le FN représentait une véritable
force politique, il était devenu plus aisé de
faire passer certaines idées en France. Même
si le Front était sans cesse montré du doigt
par les gardiens du temple, Le Pen s'exprimait très
régulièrement sur les plateaux de télévision,
les murs des villes étaient recouverts d'affiches FN
et les manifestations de rue réunissaient des dizaines
de milliers de personnes. Le Front était omniprésent.
Malheureusement, le FN a connu une évolution suicidaire,
marquée par la mainmise sur le parti par un clan réduit
d'amis et par des positions aberrantes sur l'immigration qui
le font renoncer à l'expulsion des immigrés
tout en envisageant leur intégration dans une "France
multiconfessionnelle".
Malgré tout, cette crise a permis à Unité
Radicale de devenir un acteur incontournable de la mouvance
nationale en France. Ce n'est donc pas un hasard si nous sommes,
en partie, à l'origine de la CoordiNation.
Prise
de position
par rapport au combat culturel ?
Il
est pour nous indispensable. Nous avons conscience que l'on
gagne plus de sympathisants avec un CD qu'avec un journal,
avec une chanson ou une BD qu'avec un tract ... Ainsi notre
combat culturel se mène au niveau des labels de disques,
de l'édition de BD, de la promotion de groupes musicaux.
La guerre culturelle permet d'agir sur la perception qu'ont
les individus du monde et de la société dans
laquelle ils vivent afin de créer des courants d'opinion
favorables au combat mené par les militants identitaires.
Le combat culturel reste, pour moi, une priorité absolue.
C'est ce qui explique mon implication dans divers projets
:
Jeune
Résistance ?
Avec
Jeune Résistance, nous proposons de la bande dessinée
(Gérard l'anar, les aventures de Lo Leblanc), des interviews
de groupes identitaires, des chroniques de disques, de zines,
de bd's, de livres et de sites web.
Jeune Résistance est animé principalement par
des musiciens du RIF. Leur contribution au journal s'inscrit
dans le prolongement logique de l'action qu'ils mènent
dans le domaine musical.
Tu
es l'un des musiciens de Fraction, comment vois-tu l'intérêt
de ce groupe ?
Le
groupe a été créé avec un objectif
précis : diffuser l'idéal nationaliste-révolutionnaire
sur un support musical de type metal-hardcore. Nous pensons
que des paroles radicales doivent êtres portées
par une musique dure et puissante.
Un
autre défi, c'est le label "Bleu Blanc Rock"
?
Bleu
Blanc Rock est une association militante dont le but est de
diffuser le rock nationaliste auprès du grand public.
Plusieurs initiatives à notre actif : diffusion d'une
K7 de rock à 10 frs (plus de 5000 diffusées
à ce jour), de tracts, d'affiches et d'autocollants
devant les collèges, les lycées et lors de grandes
manifestations. Nous sommes en train de mettre en place des
cellules Bleu Blanc Rock pour responsabiliser les militants
motivés dans leur ville ou leur département.
Pour conclure, nous ne voulons pas prêcher à
des convertis mais convertir ceux qui ne le sont pas. Pour
nous le combat culturel c'est utiliser la culture pour faire
passer nos thèses dans les masses populaires.
Merci
pour cette interview et tous nos encouragements NR à
vos nombreuses actions
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