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  DEVENIR 15


EDITO


Chaque personne responsable sent venir la montée des périls. Il ne faut pas nécessairement suivre les conférences lumineuses de Guillaume Faye pour voir que l'Europe identitaire joue sa dernière carte. Au niveau local belge francophone, la faillite du national-libéralisme est consommée et, en Flandre, le Vlaams Blok devient le dernier recours d'une majorité grandissante de citoyens en quête de sécurité. Dans le reste du monde, le lobby americano-sioniste est de plus en plus puissant. Chaque jour des enfants meurent en Palestine, Barak en appelle au criminel de guerre Sharon et Jacques Chirac s'inquiète du sort de quatre (oui, quatre) prisonniers israéliens. La révolte gronde contre ces injustices soutenues par les États-Unis qui, seuls, osent encore dénoncer la légitime violence des Palestiniens. Il en résulte, en Europe, une dangereuse radicalisation islamiste.

Conséquence de cela, les données du problème s'éclaircissent. D'une part, il y a ceux qui veulent à tout prix préserver leur identité, leurs valeurs et léguer un patrimoine d'avenir à leurs enfants. Ceux-là luttent, soit pacifiquement, comme le font en France ”Terre et Peuple” et ”Unité Radicale” ou en Belgique, le ”Mouvement la Nation", soit, en menant la guérilla comme le font les Basques de l'ETA en Espagne. D'autre part, il y a les gouvernements aux ordres d'institutions transnationales mues par l'argent et arguant d'un pseudo-danger raciste pour justifier la dictature de la pensée. Devrons-nous un jour en arriver à la guerre pour survivre ? Est-ce cela l'avenir du nationalisme: la guerre pour rattraper les 50 dernières années de décadence que les Américains et leurs collaborateurs cosmopolites ont imposé à nos peuples. Cherche-t-on à pousser les nationalistes à la stratégie de la terreur en les empêchant de s'exprimer comme en Allemagne ? En face, et pour revenir en Belgique, le vote ethnique a démontré, si besoin en était, une des nouvelles limites de la ”dé-médio-cratie” …

Dans plusieurs communes, plus d'un tiers des conseillers sont turcs ou arabes. Où en serons-nous dans 5 ou 10 ans ? Notre ministre de la Défense Nationale en appelle à l'incorporation d'étrangers, européens certes, pour pallier au manque d'effectifs dû aux salaires de misère qu'offre l'armée et à l'absurdité de notre indispensable parité linguistique. Mais si la Turquie entre dans l'Europe, verra-t-on des paras turcs parlant flamand s'entraîner dans nos centres d'instruction ? À ce moment, au moins, le système aura montré le reflet le plus hideux de sa trogne déjà bien vérolée. Comme vous en avez désormais l'habitude, Devenir propose un dossier complet et s'interroge cette fois sur les facettes de l'avenir du nationalisme. Notre équipe rédactionnelle a planché sur nos origines (les ”précurseurs"), sur les systèmes à mettre en place (État et Empire), sur nos erreurs ("Ce que nous ne voulons plus "), sur notre propre rôle ("Penser avant d'agir"). Mais surtout, nous avons voulu démontrer que le nationalisme a un avenir; il est une philosophie de défense naturelle et de régénerescence pour nos peuples. L'Européen doit retrouver la fierté qui anime le dernier des aborigènes d'Australie. L'interview d'Unité Radicale incarne la vigueur du combat et l'article intitulé”Le Soleil se lève à l'Est ”est synonyme d'espoir. Jaroslav VOJAK nous y dresse le portrait de ces pays trop méconnus.

Il faut dès à présent travailler sérieusement à la mise en place de l'Eurosibérie pour combattre la montée islamique et stopper l'expansion mondialiste américaine (l'article sur la pensée unique en développe d'ailleurs encore un aspect). En dehors de ces sujets, Devenir aborde, comme à l'accoutumée des sujets de littérature (l'article de Drieu promis pour le numéro précédent), de société (un regard acide sur les Jeux Olympiques de Sidney), de Tradition, sans oublier l'humour et la BD. L'équipe de Devenircontinue à grandir toujours et encore; les rancunes se taisent et après les commentaires élogieux, les bonnes volontés commencent à se manifester. Grâce à tous, la qualité est au rendez-vous et notre sérieux est reconnu. Mais vous, amis lecteurs, vous devez nous aider encore plus. Il nous faut grandir; si les ventes augmentent, ce sont les abonnés qui nous assurent un fond de roulement indispensable à un développement entreprenant.

Abonnez vos connaissances, faites connaître Devenir à vos amis. Montrez que le nationalisme peut s'exprimer de manière juste et clairvoyante. Les derniers numéros sont les meilleurs gages de notre constance et de notre sérieux. L'aventure continue ! Le vent électoral a chassé l'air fétide des mandats faciles. Il est temps de participer au souffle de la révolte. Salutations politiquement incorrectes de toute la rédaction