Alors que le moindre rot d’Allemands attablés dans
un biergarten fait l’objet d’un décryptage pour découvrir l’éventuelle
et terrifiante ébauche d’un «sieg heil», que l’idéologie
de la méaculpance ad eternam sévit quotidiennement dans les
écoles, les églises, les entreprises, que la dénonciation
des nationalistes est devenue un rituel gratifiant pour ses adeptes, l’Allemagne,
joyau de l’Europe blanche multimillénaire, berceau de glorieux empires
et source de tant de mythes fondateurs du sacré européen,
puissance économique seule à même de nous permettre
de ne plus être la putain bouffie de l’Amérique, traverse la
crise démographique et identitaire la plus grave depuis l’entrée
dans l’histoire des peuples germaniques.
Constat
En 1999, l’Allemagne a enregistré 767.000 naissances et 844.000
décès. Le solde négatif de 77.000 masque en fait une
réalité bien plus noire: en décomptant le solde naturel
des étrangers présents en Allemagne, la réalité
est plus proche d’une hémorragie de 200.000 unités par an.
Tous les prévisionnistes, allemands ou étrangers, s’accordent
à dire que la population de souche va accélérer de façon
dramatique sa régression dans les décennies à venir.
En 2050, la population allemande devrait se situer entre 65 à 70
millions d’unités contre 82 millions aujourd’hui. Cette perte de
12 à 17 millions est en fait plus importante encore que ne le laissent
entrevoir ces chiffres: en soustrayant de ce maximum de 70 millions au moins
20 millions de personnes d’origine étrangère, il ne restera
plus que 50 millions d’Allemands en 2050, dont la pyramide d’âge sera
extrêmement défavorable, excluant pratiquement toute possibilité
de redémarrage démographique.
Aujourd’hui, le phénomène ne se limite désormais
plus aux Lander de l’Est ,mais gagne l’ensemble du pays. Le taux de fécondité
est de 1,37, bien loin des 2,1 nécessaires au renouvellement des générations.
Encore, ce taux de 1,37 intègre-t-il les taux bien supérieurs
des étrangers résidant en Allemagne.
Tandis que la pyramide des âges s’arase à la base et enfle
dans sa partie supérieure vu l’augmentation des plus de 60 ans, la
courbe de l’immigration est en accélération constante. Le
solde migratoire est de plus de 200.000 pour l’année 1999. De 1990
à fin 1999, la population étrangère est passée
de 5,2 millions à plus de 7 millions. A cela s’ajoute plus d’un million
de naturalisations sur la décennie 90.
De ces chiffres, il ressort que jamais l’Allemagne n’a connu un tel hiver
démographique…si ce n’est dans le futur, ajouterai-je ironiquement.
Solution suicidaire
Face au désastre, il nous semble évident que la seule réaction
est un grand plan d’urgence nataliste et que l’ensemble de la classe politique
d’outre-Rhin comme un seul homme, faisant fi des divergences, adopte comme
priorité l’encouragement massif des naissances autochtones. Cependant,
nous ne sommes plus en Allemagne mais dans une succursale du mondialisme
où les enragés de l’ethno-masochisme ont pignon sur rue et,
pour ce qui est des écologistes,…font la pluie et le beau temps (facile!).
Témoins de cet aveuglement généralisé: la décision
officielle de la CSU, l’aile conservatrice des chrétiens démocrates,
de faire appel à une véritable colonisation de peuplement, c’est-à-dire,
ouvrir, plus encore, les vannes de l’immigration, pour répondre aux
besoins de l’économie (alors qu’il s’agit en fait de répondre
aux nouveaux et pseudo besoins générés par la
logique consumériste occidentale et par l’idéologie de la croissance).
La boucle est bouclée. La «droite» s’est alignée
sur les positions rouges en matière d’immigration. (Tiens! Ca nous
rappelle quelque chose!).
Ajoutant sa voix au chœur des destructeurs de la nation allemande, l’Onu
évoquait récemment, comme l’impératif ontologique de
certains philosophes, la nécessaire importation par l’Allemagne de
centaines de milliers d’immigrés supplémentaires par an. C’est
sans doute le prix à payer par les Allemands pour payer la pension
de millions de vieux nazis et fils de nazis…
La renonciation généralisée à toute politique
nataliste - politique qu’il aurait fallu lancer il y a déjà
plus de dix ans - ne mérite qu’une seule appréciation: trahison!
Petite question en passant: la trahison en temps de paix mérite-t-elle
la même sentence que celle en temps de guerre?
Les croisés de l’immigration: profils
Ne tournons pas autour du pot: la manifestation de Berlin en novembre
2000,où quelques dizaines de milliers de gauchards et de néo-Allemands
ont manifesté contre la bête nauséabonde, a permis de
voir les visages de certains grands prêtres de la dénazification
perpétuelle: des hommes politiques, bien sûr, mais également
- aussi surprenant que cela puisse sembler - le représentant des Juifs
d’Allemagne. Le grand happening antiraciste n’est bien sûr pas le seul
moment de parousie antigermanique. Chaque jour qui passe voit l’une ou l’autre
initiative visant à clouer non seulement les affreux barbares néonazis
mais aussi le moindre petit responsable CDU critiquant le «tout-à-l’immigration»
actuel, au pilori infâmant des continuateurs, même inconscients,
des œuvres du peintre amateur autrichien.
Un certain Spiegel, président des organisations juives en Allemagne,
prend depuis quelque temps très souvent la parole et met en garde
contre les vieux démons. Mais il ne fait pas que cela: il s’arroge
le droit de critiquer les positions de la CDU en matière d’immigration
et notamment la fameuse notion de culture guide («leitkultur »),
qui n’est en soi qu’une très timide référence à
la germanité. Pas de quoi fouetter un antiraciste !
Observation qui vaut son pesant d’or - et qui permet de ne pas désespérer
des Allemands -: les politiciens et intellectuels traditionnels restent en
général derrière les hauts murs crénelés
des médias, laissant la rue à l’ultra-gauche casquée,
camée et métissée pour perturber toute manifestation
nationaliste. Ce qui signifie que la grande majorité des Germains
n’ont que faire du radotage antiraciste; ils feraient bien cependant de ne
plus attendre trop longtemps pour choisir leur camp…
Sus au Deutschtum !
Mais au-delà des exhortations rituelles à la mémoire
et au paiement d’une dette perpétuelle, c’est bel et bien le concept
même de germanité qui désormais est au centre des attaques
frontales de la clique berlinoise. Car c’est dans cette notion ethno-culturelle
fondatrice que les Allemands ont souvent puisé les forces régénératrices
à l’œuvre dans leur histoire. Concept d’autant plus à déboulonner
de son piédestal marmoréen que nous lui devons, pour le meilleur
et pour le pire, le jaillissement völkisch du national-socialisme, c’est-à-dire,
vous l’aurez compris, les heures les plus sombres de notre histoire. Dès
lors ce qui relève de l’essence et d’un droit absolu chez les autres
peuples, non-européens bien sûr, s’apparente à l’abjection
absolue pour les Allemands. Streng verboten! On crache sur son identité
sous peine de procès en sorcellerie à répétitions
et à indemnités. Le fait de retrouver à l’avant-plan
dans l’entreprise négationniste antigermanique les tenants rabiques
d’autres identités ethno-culturelles hôtes de l’Allemagne où
les notions de races et de supériorité raciale sont professées
sans vergogne doit-il encore surprendre? C’est quand même bien dans
les gouvernements israéliens et turcs qu’on retrouve, pesant de tout
leur poids, des ultra nationalistes spécialisés dans l’équarrissage
de Palestiniens et de Kurdes. Les deux Etats sont d’ailleurs alliés
à l’heure actuelle… On pourrait déceler une certaine logique
dans la présence des Turcs résidant en Allemagne dans la lutte
contre le nationalisme local. Ils représentent quand même
près de 2,5 millions d’individus. L’attitude de Herr Spiegel, relevée
plus haut, vaut par contre son pesant d’or quand on sait que la communauté
juive d’Allemagne s’élève à 80.000 membres, soit un
millième de la population totale! Un tel crédit accordé
à un groupuscule ethno-religieux, quels qu’aient été
l’histoire et ses rapports avec l’Allemagne, pourrait-il être le détonateur
de réactions incontrôlées de la part des Allemands dans
les mois et années à venir? Réactions entre factions
idéologiques au sein même du peuple allemand ou entre Allemands
et immigrés? Imaginons un instant les Bahaïs d’Iran critiquant
la politique du gouvernement perse, les Allemands de Roumanie s'insurgeant
contre les autorités roumaines ou les Parsis d’Inde exigeant du pouvoir
Hindou de changer de politique! A force de crier au loup, c’est une couvée
de loups-garous qu’on finit par réveiller…
Les nazis et les naissances
A l’instar des pourfendeurs du fascisme qui l’évoquent avec force
statuettes vaudoues pour mieux le conjurer, plongeons, nous aussi, dans les
eaux maléfiques du règne de la croix gammée. Où
en était la démographie allemande à cette époque?
En 1932, suite à la crise économique et aux sanctions imposées
par les puissances victorieuses de 1914-1918, le nombre de naissances est
passé de 1,2 million à 1,09 million. Les mesures de soutien
au mariage et à la constitution de familles nombreuses prises par
le régime national-socialiste durant son règne portent en 1939
les naissances à plus de 1,4 million. Prêts au mariage, allocations
familiales majorées et autres aides diverses destinées à
faciliter l’épanouissement de familles: un arsenal nataliste dont
l’utilisation porte ses fruits. Le niveau des naissances atteint en 1939 est
d’autant plus remarquable que la population totale était bien inférieure
aux plus de 80 millions actuels. Entre les moins de 700.000 naissances
allemandes de 2000 et le 1,4 million de 1939, six décennies se sont
écoulées. Ce n’est pas faire l’apologie des 12 années
les plus indicibles de l’histoire de la Voie Lactée que de mentionner
cette réalité statistique.
Petite leçon d’histoire
Lorsque les glorieux aviateurs allemands dénazifiés pilonnaient
les plaines de Serbie voici un an, on aurait souhaité être dans
le cockpit et connaître leurs pensées les plus intimes. Avaient-ils
conscience de tirer sur leurs frères européens? Certainement
pas. Avaient-ils conscience que la cause de l’affrontement entre Serbes
et Albanais était essentiellement démographique? Sans doute
non.
Ils seraient bien inspirés, comme l’ensemble des Allemands d’ailleurs,
de se renseigner au plus vite sur l’histoire du Kosovo. Et sur celle d’autres
peuples confrontés à une sénescence démographique
identique à travers l’histoire. 100% de Serbes, puis une majorité
ténue au XIXè siècle, puis enfin la déroute du
XXè siècle et l’épuration ethnique finale par l’Otan
et Kouchner pour arriver à moins de 5 %de la population totale.
Le destin de Rome nous vient à l’esprit, contaminée sur
sa fin par l’importation de peuplades et évacuée de l’histoire
par des cultures plus dynamiques et guerrières. Songeons enfin à
Bruxelles, la capitale de la fumisterie eurocrate, dont plus de 40 % de la
population est d’origine étrangère.
Impact européen
Mais l’hiver démographique allemand concerne l’ensemble des Européens.
Non seulement parce qu’il est simplement plus avancé que celui commençant
à étreindre les autres nations européennes et qu’il
doit servir d’exemple à ne pas suivre mais aussi parce que l’affaiblissement
biologique de l’Allemagne est porteur à moyen et long terme d’un affaiblissement
en terme politique et économique de l’Europe. L’Allemagne reste,
malgré les roulements de mécanique français, la nation
phare du continent européen. Seule la Russie peut briguer un rôle
similaire, si elle était en état de le faire… Et les Etats-Unis
ont depuis un siècle parfaitement conscience de la centralité
géopolitique germanique. Leurs agissements durant les deux conflits
européens majeurs du siècle, leur vassalisation de Berlin
après la Deuxième Guerre Mondiale et le carcan de la structure
militaire de l’Otan sont autant d’indices de la volonté américaine
de «containment» de la puissance latente de l’Allemagne. En
fait, la volonté des Etats-Unis est bien d’en faire une puissance
symbolique du cosmopolitisme yankee, au milieu de l’Europe, nation sans
passé ni futur, ne se définissant plus que par son économie
et ses vertus de démocratie multiculturelle, au sein de laquelle
les habitants, comme aux Etats-Unis, se réduisent à leur dimension
horizontale et utilitariste de denrées. Aux yeux de Washington, que
le Teuton adhère à ce système et s’y ancre pour longtemps
ou qu’il se révolte in fine importe peu; le résultat est soit
un assujettissement soit une menace potentielle tiers-mondisée.
Un nouveau nationalisme
Seul face à des élites et des intellectuels normalisés,
partisans d’une morale d’esclaves, aurait dit Nietzsche, s’est levé
le NPD. S’il doit y avoir un espoir pour la nation allemande de réactiver
une «grande politique» valant non pas pour une ridicule législature
mais comme instrument d’une formation d’un nouvel Européen étalée
sur des décennies, sa réalisation passera par l’émergence
et la consolidation autour du NPD - ou des forces vives qui lui succéderont
sous d’autres noms s'il devrait être interdit - d’un pôle croissant
au sein duquel seront mises en avant les valeurs à la base du génie
allemand (et dès lors authentiquement européen) et diffusées
au sein d’une société aujourd’hui tétanisée.
Parmi ces valeurs, il y aura celle de la famille. Car sans descendance, le
combat des activistes n’est qu’un défoulement stérile.
La marche du NPD sur Berlin en novembre dernier doit être le signal
d’une reconquête des esprits, qui va de pair avec celle de la rue,
des écoles, des universités, de l’Histoire, des entreprises,
du sport…
Puissent les paroles nietzschéennes inspirer nos amis allemands
- et cela vaut bien sûr pour nous! - et notamment cette appréciation
de la valeur de l’avenir: «L’avenir, en tant qu’il est ce que nous
voulons, agit sur notre présent.».