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  DEVENIR 16


Allemagne: crépuscule démographique ?



Alors que le moindre rot d’Allemands attablés dans un biergarten fait l’objet d’un décryptage pour découvrir l’éventuelle et terrifiante ébauche d’un «sieg heil», que l’idéologie de la méaculpance ad eternam sévit quotidiennement dans les écoles, les églises, les entreprises, que la dénonciation des nationalistes est devenue un rituel gratifiant pour ses adeptes, l’Allemagne, joyau de l’Europe blanche multimillénaire, berceau de glorieux empires et source de tant de mythes fondateurs du sacré européen, puissance économique seule à même de nous permettre de ne plus être la putain bouffie de l’Amérique, traverse la crise démographique et identitaire la plus grave depuis l’entrée dans l’histoire des peuples germaniques.


 Constat

En 1999, l’Allemagne a enregistré 767.000 naissances et 844.000 décès. Le solde négatif de 77.000 masque en fait une réalité bien plus noire: en décomptant le solde naturel des étrangers présents en Allemagne, la réalité est plus proche d’une hémorragie de 200.000 unités par an. Tous les prévisionnistes, allemands ou étrangers, s’accordent à dire que la population de souche va accélérer de façon dramatique sa régression dans les décennies à venir. En 2050, la population allemande devrait se situer entre 65 à 70 millions d’unités contre 82 millions aujourd’hui. Cette perte de 12 à 17 millions est en fait plus importante encore que ne le laissent entrevoir ces chiffres: en soustrayant de ce maximum de 70 millions au moins 20 millions de personnes d’origine étrangère, il ne restera plus que 50 millions d’Allemands en 2050, dont la pyramide d’âge sera extrêmement défavorable, excluant pratiquement toute possibilité de redémarrage démographique.
Aujourd’hui, le phénomène ne se limite désormais plus aux Lander de l’Est ,mais gagne l’ensemble du pays. Le taux de fécondité est de 1,37, bien loin des 2,1 nécessaires au renouvellement des générations. Encore, ce taux de 1,37 intègre-t-il les taux bien supérieurs des étrangers résidant en Allemagne.
Tandis que la pyramide des âges s’arase à la base et enfle dans sa partie supérieure vu l’augmentation des plus de 60 ans, la courbe de l’immigration est en accélération constante. Le solde migratoire est de plus de 200.000 pour l’année 1999. De 1990 à fin 1999, la population étrangère est passée de 5,2 millions à plus de 7 millions. A cela s’ajoute plus d’un million de naturalisations sur la décennie 90.
De ces chiffres, il ressort que jamais l’Allemagne n’a connu un tel hiver démographique…si ce n’est dans le futur, ajouterai-je ironiquement.

Solution suicidaire

Face au désastre, il nous semble évident que la seule réaction est un grand plan d’urgence nataliste et que l’ensemble de la classe politique d’outre-Rhin comme un seul homme, faisant fi des divergences, adopte comme priorité l’encouragement massif des naissances autochtones. Cependant, nous ne sommes plus en Allemagne mais dans une succursale du mondialisme où les enragés de l’ethno-masochisme ont pignon sur rue et, pour ce qui est des écologistes,…font la pluie et le beau temps (facile!). Témoins de cet aveuglement généralisé: la décision officielle de la CSU, l’aile conservatrice des chrétiens démocrates, de faire appel à une véritable colonisation de peuplement, c’est-à-dire, ouvrir, plus encore, les vannes de l’immigration, pour répondre aux besoins de l’économie (alors qu’il s’agit en fait de répondre aux  nouveaux et pseudo besoins générés par la logique consumériste occidentale et par l’idéologie de la croissance). La boucle est bouclée. La «droite» s’est alignée sur les positions rouges en matière d’immigration. (Tiens! Ca nous rappelle quelque chose!).
Ajoutant sa voix au chœur des destructeurs de la nation allemande, l’Onu évoquait récemment, comme l’impératif ontologique de certains philosophes, la nécessaire importation par l’Allemagne de centaines de milliers d’immigrés supplémentaires par an. C’est sans doute le prix à payer par les Allemands pour payer la pension de millions de vieux nazis et fils de nazis…
La renonciation généralisée à toute politique nataliste - politique qu’il aurait fallu lancer il y a déjà plus de dix ans - ne mérite qu’une seule appréciation: trahison! Petite question en passant: la trahison en temps de paix mérite-t-elle la même sentence que celle en temps de guerre?


Les croisés de l’immigration: profils

Ne tournons pas autour du pot: la manifestation de Berlin en novembre 2000,où quelques dizaines de milliers de gauchards et de néo-Allemands ont manifesté contre la bête nauséabonde, a permis de voir les visages de certains grands prêtres de la dénazification perpétuelle: des hommes politiques, bien sûr, mais également - aussi surprenant que cela puisse sembler - le représentant des Juifs d’Allemagne. Le grand happening antiraciste n’est bien sûr pas le seul moment de parousie antigermanique. Chaque jour qui passe voit l’une ou l’autre initiative visant à clouer non seulement les affreux barbares néonazis mais aussi le moindre petit responsable CDU critiquant le «tout-à-l’immigration» actuel, au pilori infâmant des continuateurs, même inconscients, des œuvres du peintre amateur autrichien. 
Un certain Spiegel, président des organisations juives en Allemagne, prend depuis quelque temps très souvent la parole et met en garde contre les vieux démons. Mais il ne fait pas que cela: il s’arroge le droit de critiquer les positions de la CDU en matière d’immigration et notamment la fameuse notion de culture guide («leitkultur »), qui n’est en soi qu’une très timide référence à la germanité. Pas de quoi fouetter un antiraciste ! 


Observation qui vaut son pesant d’or - et qui permet de ne pas désespérer des Allemands -: les politiciens et intellectuels traditionnels restent en général derrière les hauts murs crénelés des médias, laissant la rue à l’ultra-gauche casquée, camée et métissée pour perturber toute manifestation nationaliste. Ce qui signifie que la grande majorité des Germains n’ont que faire du radotage antiraciste; ils feraient bien cependant de ne plus attendre trop longtemps pour choisir leur camp…


Sus au Deutschtum !

Mais au-delà des exhortations rituelles à la mémoire et au paiement d’une dette perpétuelle, c’est bel et bien le concept même de germanité qui désormais est au centre des attaques frontales de la clique berlinoise. Car c’est dans cette notion ethno-culturelle fondatrice que les Allemands ont souvent puisé les forces régénératrices à l’œuvre dans leur histoire. Concept d’autant plus à déboulonner de son piédestal marmoréen que nous lui devons, pour le meilleur et pour le pire, le jaillissement völkisch du national-socialisme, c’est-à-dire, vous l’aurez compris, les heures les plus sombres de notre histoire. Dès lors ce qui relève de l’essence et d’un droit absolu chez les autres peuples, non-européens bien sûr, s’apparente à l’abjection absolue pour les Allemands. Streng verboten! On crache sur son identité sous peine de procès en sorcellerie à répétitions et à indemnités. Le fait de retrouver à l’avant-plan dans l’entreprise négationniste antigermanique les tenants rabiques d’autres identités ethno-culturelles hôtes de l’Allemagne où les notions de races et de supériorité raciale sont professées sans vergogne doit-il encore surprendre? C’est quand même bien dans les gouvernements israéliens et turcs qu’on retrouve, pesant de tout leur poids, des ultra nationalistes spécialisés dans l’équarrissage de Palestiniens et de Kurdes. Les deux Etats sont d’ailleurs alliés à l’heure actuelle… On pourrait déceler une certaine logique dans la présence des Turcs résidant en Allemagne dans la lutte contre le nationalisme local.  Ils représentent quand même près de 2,5 millions d’individus. L’attitude de Herr Spiegel, relevée plus haut, vaut par contre son pesant d’or quand on sait que la communauté juive d’Allemagne s’élève à 80.000 membres, soit un millième de la population totale! Un tel crédit accordé à un groupuscule ethno-religieux, quels qu’aient été l’histoire et ses rapports avec l’Allemagne, pourrait-il être le détonateur de réactions incontrôlées de la part des Allemands dans les mois et années à venir? Réactions entre factions idéologiques au sein même du peuple allemand ou entre Allemands et immigrés? Imaginons un instant les Bahaïs d’Iran critiquant la politique du gouvernement perse, les Allemands de Roumanie s'insurgeant contre les autorités roumaines ou les Parsis d’Inde exigeant du pouvoir Hindou de changer de politique! A force de crier au loup, c’est une couvée de loups-garous qu’on finit par réveiller…


Les nazis et les naissances

A l’instar des pourfendeurs du fascisme qui l’évoquent avec force statuettes vaudoues pour mieux le conjurer, plongeons, nous aussi, dans les eaux maléfiques du règne de la croix gammée. Où en était la démographie allemande à cette époque? En 1932, suite à la crise économique et aux sanctions imposées par les puissances victorieuses de 1914-1918, le nombre de naissances est passé de 1,2 million à 1,09 million. Les mesures de soutien au mariage et à la constitution de familles nombreuses prises par le régime national-socialiste durant son règne portent en 1939 les naissances à plus de 1,4 million. Prêts au mariage, allocations familiales majorées et autres aides diverses destinées à faciliter l’épanouissement de familles: un arsenal nataliste dont l’utilisation porte ses fruits. Le niveau des naissances atteint en 1939 est d’autant plus remarquable que la population totale était bien inférieure aux  plus de 80 millions actuels. Entre les moins de 700.000 naissances allemandes de 2000 et le 1,4 million de 1939, six décennies se sont écoulées. Ce n’est pas faire l’apologie des 12 années les plus indicibles de l’histoire de la Voie Lactée que de mentionner cette réalité statistique.


Petite leçon d’histoire

Lorsque les glorieux aviateurs allemands dénazifiés pilonnaient les plaines de Serbie voici un an, on aurait souhaité être dans le cockpit et connaître leurs pensées les plus intimes. Avaient-ils conscience de tirer sur leurs frères européens? Certainement pas. Avaient-ils conscience que la cause de l’affrontement entre Serbes et Albanais était essentiellement démographique? Sans doute non.
Ils seraient bien inspirés, comme l’ensemble des Allemands d’ailleurs, de se renseigner au plus vite sur l’histoire du Kosovo. Et sur celle d’autres peuples confrontés à une sénescence démographique identique à travers l’histoire. 100% de Serbes, puis une majorité ténue au XIXè siècle, puis enfin la déroute du XXè siècle et l’épuration ethnique finale par l’Otan et Kouchner pour arriver à moins de 5 %de la population totale.
Le destin de Rome nous vient à l’esprit, contaminée sur sa fin par l’importation de peuplades et évacuée de l’histoire par des cultures plus dynamiques et guerrières. Songeons enfin à Bruxelles, la capitale de la fumisterie eurocrate, dont plus de 40 % de la population est d’origine étrangère.


Impact européen

Mais l’hiver démographique allemand concerne l’ensemble des Européens. Non seulement parce qu’il est simplement plus avancé que celui commençant à étreindre les autres nations européennes et qu’il doit servir d’exemple à ne pas suivre mais aussi parce que l’affaiblissement biologique de l’Allemagne est porteur à moyen et long terme d’un affaiblissement en terme politique et économique de l’Europe. L’Allemagne reste, malgré les roulements de mécanique français, la nation phare du continent européen. Seule la Russie peut briguer un rôle similaire, si elle était en état de le faire… Et les Etats-Unis ont depuis un siècle parfaitement conscience de la centralité géopolitique germanique. Leurs agissements durant les deux conflits européens majeurs du siècle, leur vassalisation de Berlin après la Deuxième Guerre Mondiale et le carcan de la structure militaire de l’Otan sont autant d’indices de la volonté américaine de «containment» de la puissance latente de l’Allemagne. En fait, la volonté des Etats-Unis est bien d’en faire une puissance symbolique du cosmopolitisme yankee, au milieu de l’Europe, nation sans passé ni futur, ne se définissant plus que par son économie et ses vertus de démocratie multiculturelle, au sein de laquelle les habitants, comme aux Etats-Unis, se réduisent à leur dimension horizontale et utilitariste de denrées. Aux yeux de Washington, que le Teuton adhère à ce système et s’y ancre pour longtemps ou qu’il se révolte in fine importe peu; le résultat est soit un assujettissement soit une menace potentielle tiers-mondisée.


Un nouveau nationalisme

Seul face à des élites et des intellectuels normalisés, partisans d’une morale d’esclaves, aurait dit Nietzsche, s’est levé le NPD. S’il doit y avoir un espoir pour la nation allemande de réactiver une «grande politique» valant non pas pour une ridicule législature mais comme instrument d’une formation d’un nouvel Européen étalée sur des décennies, sa réalisation passera par l’émergence et la consolidation autour du NPD - ou des forces vives qui lui succéderont sous d’autres noms s'il devrait être interdit - d’un pôle croissant au sein duquel seront mises en avant les valeurs à la base du génie allemand (et dès lors authentiquement européen) et diffusées au sein d’une société aujourd’hui tétanisée. Parmi ces valeurs, il y aura celle de la famille. Car sans descendance, le combat des activistes n’est qu’un défoulement stérile.
La marche du NPD sur Berlin en novembre dernier doit être le signal d’une reconquête des esprits, qui va de pair avec celle de la rue, des écoles, des universités, de l’Histoire, des entreprises, du sport…
Puissent les paroles nietzschéennes inspirer nos amis allemands - et cela vaut bien sûr pour nous! - et notamment cette appréciation de la valeur de l’avenir: «L’avenir, en tant qu’il est ce que nous voulons, agit sur notre présent.».