A trente ans, Ernst JÜNGER avait derrière lui une vie déjà
bien remplie. Héros de la guerre, il s’était engagé
comme volontaire dès le 1er août 1914. Toujours à la pointe
du combat, il collectionna un nombre impressionnant de blessures dont il
dressa l'étrange inventaire à la fin d’"Orages d’acier": blessé
sept fois, quatorze impacts pour vingt cicatrices (plusieurs projectiles
l’avaient transpercé). Il était un des seuls capitaines qui
avait obtenu l’"Ordre pour le Mérite". Ensuite, engagé dans
la Reichwehr, il avait acquit une notoriété littéraire,
en écrivant plusieurs récits de guerre dont la vente lui assura
des revenus suffisants pour qu’il démissionne de l’armée en
1923. Ce que beaucoup d’hommes ne parviennent pas à réaliser
durant leur existence, JÜNGER l’avait accompli en trois décennies.
Jusqu’à présent, il ne s’était guère engagé
dans la politique active. En 1923, il avait bien fréquenté
quelque temps le cercle des Corps-francs de ROSSBACH, un anti-communiste acharné
qui avait tenté de l’attirer dans son orbite, afin qu’il représentât
son organisation. Mais Ernst JÜNGER n’estimait aucunement les personnages
peu recommandables et intéressés qui gravitaient dans la nébuleuse
des Corps-francs; en conséquence, il quitta l’organisation. Pourtant,
il avait conscience de vivre une période cruciale de l’histoire, ainsi
que ses textes contemporains l’attestent.
A la même époque, il écrivit un article intitulé
"Revolution und Idee" pour le "Völkischer Beobachter", journal du parti
national-socialiste, dans lequel il prêchait pour un nationalisme-révolutionnaire
et la nécessité de la dictature. A ce moment, le parti national-socialiste
n’était qu’un groupuscule parmi d’autres. Il l’abandonna vite pour
se diriger vers la principale ligue d’anciens combattants, le Stahlhelm (=
casque d’acier).
Le fait n’a rien d’étonnant dans une période où tous
les mouvements politiques se croisaient, à la recherche d’une nouvelle
stabilité. La République de Weimar était, selon l’expression
de PALMIER, un "effroyable imbroglio idéologique". Les notions de
gauche et droite n’ont plus guère de sens lorsqu’il s’agit de classer
la multitude de mouvements qui agitaient la République. Dans le cercle
littéraire berlinois qu’animait l’éditeur ROWOHLT, fréquenté
par JÜNGER à partir de 1927, on rencontrait aussi bien l’auteur
de théâtre marxiste Bertold BRECHT, le théoricien
du politique Carl SCHMITT, l’historien Eduard MEYER ou le futur ministre
de la propagande nazie GOEBBELS. Le fait que des personnages aussi divers
fréquentassent le même cercle, montre à quel point les
courants d’idées se mêlaient sous la république de Weimar.
Les tenants de tous les courants politiques se côtoyaient, discutaient
et parfois épousaient les idées de leurs "adversaires".
C’est en septembre 1925 qu’il franchit le premier pas. L’ancien chef de
Corps-francs, Helmuth FRANKE créa la revue "Die Standarte" (= L’étendard),
un supplément à l’hebdomadaire "Der Stahlhelm" (= Le casque
d’acier), l’organe de la ligue d’anciens combattants du même nom, qui
compta jusqu’à un million d’adhérents. La ligue avait été
interdite en 1922-1923, puis avait adopté une attitude légaliste
que n’acceptaient pas les jeunes radicaux. Pour les apaiser, la direction
créa un supplément à sa revue, dans lequel ils pouvaient
s’exprimer. JÜNGER fut associé à la direction avec Franz
SCHAUWECKER, un autre écrivain issu du front. Ernst JÜNGER publia
d’ailleurs la première version de "Feuer und Blut" aux éditions
du Stalhelm. La revue se démarqua très vite du nationalisme
soldatique classique, en refusant tout recours aux élections, en critiquant
la thèse du "coup de poignard dans le dos" ou en soulignant que certains
militants de gauche avaient bien combattu durant la Première Guerre
mondiale. De tels propos n’eurent pas l’heur de plaire à la direction
du Stalhelm, qui se débarrassa de l’encombrante équipe dont
la revue cessa de paraître en mars 1926. JÜNGER, SCHAUWECKER,
FRANKE et KLEINAU fondèrent un autre périodique intitulé
"Standarte" (sans l’article) qui était toujours imprimé par
la Frundsberg Verlag, la maison d’édition du Stalhelm, dirigée
par SELDTE. Dans les colonnes de la nouvelle revue, JÜNGER appela les
anciens combattants à s’unir pour fonder une "république nationaliste
des travailleurs". Dès le mois d’août, le gouvernement interdit
la publication du périodique pour trois mois, parce qu’il avait publié
un article favorable aux assassins d’ERZEBERG et RATHENAU. SELDTE profita
de l’occasion pour donner son congé à FRANKE. Sur ces entrefaites,
JÜNGER remit sa démission. En novembre 1926, JÜNGER et FRANKE
s’associèrent à Wilhelm WEISS pour coéditer la revue
"Arminius".
A partir de 1925, ses récits de guerre prirent un tour plus politique.
Le "Boqueteau 125" et "Feuer und Blut" furent rédigés pour
mettre l’expérience de la guerre au service d’un nationalisme révolutionnaire
et technicien qui culminera dans "Le Travailleur". Il retravailla la troisième
version d’"Orages d’acier" dans le même sens. Dans les éditions
ultérieures, il retirera les passages trop marqués par le pathos
nationaliste.
En compagnie de son frère Friedrich GEORG, il fréquenta
de manière assidue la mouvance national-bolchevique groupée
autour d’Ernst NIEKISCH et de sa revue "Widerstand" (= Résistance),
à laquelle Ernst JÜNGER collabora régulièrement
jusqu’en septembre 1933. Il se lia d’amitié avec l’illustrateur A.
Paul WEBER. D’autre part, il rencontra le jeune Werner LASS (°1902)
qui avait fondé avec l’ancien chef des Corps-francs, ROSSBACH, la
Schilljugend, un mouvement de jeunesse qui tentait à la fois de renouer
avec l’esprit romantique et aventureux des Wandervögel, dont il avait
été membre avant guerre, et de se doter d’une organisation
communautaire, hiérarchisée à l’instar d’une armée.
En 1927, LASS rompit avec ROSSBACH et créa son propre mouvement de
jeunesse, la Freischar Schill, dont JÜNGER devint bientôt le parrain.
En outre, JÜNGER et LASS s’associèrent avec un autre ancien des
Corps-francss, le capitaine EHRHARDT, pour coéditer la revue "Der
Vormarsch" (= La marche en avant) d’octobre 1927 à mars 1928.
Par la suite, JÜNGER et Werner LASS prirent la direction de la revue
"Die Kommenden" (= ceux qui reviennent), un hebdomadaire créé
en 1923, qui exerçait une influence grandissante sur la mouvance de
la jeunesse bündisch attirée par le national-bolchevisme. Les
deux camarades quittèrent la direction de "Die Kommenden" en juillet
1931.
Durant toute cette période, Friedrich Georg JÜNGER écrira
pratiquement dans les mêmes revues que son frère et il rédigea
des articles pour "Widerstand", jusqu’à la censure de la revue par
les nazis, en décembre 1934. Ernst JÜNGER recueillit et protégea
la mère et le fils de NIEKISCH après son arrestation en mars
1937.
Après 1929, Ernst JÜNGER délaissa la politique active.
En cinq ans, il avait écrit environ 150 articles polémiques,
mais il lui semblait que ses appels étaient restés sans guère
d’échos. Il avait conservé son indépendance d’esprit
et il déclara plus tard que "les revues, c’est comme les autobus:
on les utilise quand on en a besoin, puis on en descend". Il en était
venu à considérer que tous les mouvements nationalistes, qu’ils
s’agissent des conservateurs, des nationaux-révolutionnaires ou des
nationaux-socialistes, sont "bourgeois" et "libéraux", puisqu’ils
sont tournés vers le passé. Dès lors, il se consacra
principalement à la rédaction de nouveaux livres. Néanmoins,
il continua à fournir des articles à la revue "Widerstand" jusqu’en
septembre 1933. Du combat politique en communauté, il passait à
une quête intérieure et solitaire. Ainsi qu’il nous le confie
dans son "Coeur aventureux": "Aujourd’hui, on ne peut pas travailler en société
pour l’Allemagne, il faut le faire dans la solitude", en espérant
toutefois que d’autres isolés oeuvrent dans le même sens.
Toutefois, JÜNGER poursuivait la lutte sur un plan intellectuel.
Dans la "Mobilisation totale" ( = die totale Mobilmachung), JÜNGER
reprit une série de thèmes qu’il avait abordés dans
ses derniers articles. L’essai portait sur les mutations de l’Europe après
la Première Guerre mondiale. L’idée d’un lien entre la technique
et certaines formes contemporaines de nihilisme, qu’il approfondira dans "Le
Travailleur", apparaît déjà dans ce texte.
JÜNGER discernait les conséquences du progrès technique
qui avait engendré la guerre de matériel et permis la naissance
des premiers Etats totalitaires. De la convergence de ces deux nouveaux phénomènes
naîtrait la guerre civile mondiale.
Les Etats étaient passés de la guerre de cabinets à
la guerre populaire. La première, typique des monarchies, ne mobilise
qu’une partie des hommes et des moyens, en vue d’objectifs limités;
autrement dit, c’est une forme de guerre limitée et raisonnée.
Au contraire, les guerres de masses sont des luttes à mort, d’une
violence sans frein, dont la fin est l’élimination de l’ennemi.
Pour mobiliser leurs peuples, les gouvernements font appel aux affects, aux
bas instincts, à la morale. Abstraction et cruauté croissent
corrélativement.
A l’époque, JÜNGER admirait la planification soviétique,
ce modèle de mobilisation totale des énergies d’un peuple vers
un but déterminé. Il voyait dans le bolchevisme, un communisme
ascétique, au contraire du marxisme qui est à son sens hédoniste,
puisqu’il vise plus le bien-être matériel que la volonté
de puissance.
Dans son essai "Der Arbeiter" JÜNGER part d’un constat irrécusable:
la technique envahit le monde, il est inutile de la refuser. Au contraire,
il faut faciliter son processus de développement pour que, du chaos
qu’elle engendre, surgisse un monde nouveau. Dans les temps contemporains,
rien n’existe en dehors du travail, tout existe par la technique. JÜNGER
considérait le machinisme comme un phénomène de la Vie,
à l’inverse de la plupart des néo-conservateurs qui voient
en la technique une force létale.
La figure du Travailleur surgit dans un contexte nihiliste. Le Travailleur
ignore la morale, mais il possède une éthique fondée
sur le sacrifice de soi. En effet, la technique n’apporte pas le confort
matériel, mais la puissance. Sa satisfaction réside dans le
travail. Il ne prétend pas à la liberté mais bien au
labeur. Son bonheur s’accomplit dans le sacrifice à la guerre ou au
travail - et le travail devient lui-même une guerre contre la matière.
Le Travailleur a renoncé au bonheur. Il s’agit d’un Titan qui exploite
la planète et soumet la matière à sa volonté.
Maître de la technique, il entretient néanmoins un lien avec
les forces élémentaires qui lui confèrent sa puissance.
En lui, s’abolit la traditionnelle opposition nature versus culture.
La vision de JÜNGER débouche sur un empire universel technocratique,
sans classes mais inégalitaire. Dans cette société,
seule est garantie le droit au travail, le reste est à conquérir.
Le Travailleur n’a aucun rapport avec le prolétaire marxiste; sa révolution
ne vise pas la propriété privée, mais bien la culture
bourgeoise basée sur la raison, la morale et l’individualisme. En
outre, la pensée de JÜNGER nie la notion de "progrès",
qui est le moteur tant du libéralisme que du marxisme. Lorsque la
technique fait son irruption dans le monde, elle ne subit aucun processus
évolutif, elle atteint presque aussitôt son niveau de perfection.
Le premier tirage de 5000 exemplaires du "Travailleur" fut vite épuisé.
Trois autres éditions suivirent. L’essai se trouvait encore en librairie
au début de la guerre.
Peu après la parution du "Travailleur", Thilo von TROTHA l’attaqua
violemment dans les colonnes du "Völkischer Beobachter", l’organe du
NSDAP. Il dénonçait l’intellectualisme abstrait de JÜNGER,
qui s’éloignait des faits essentiels, à savoir le sang et le
sol. Il allait jusqu’à écrire qu’Ernst JÜNGER s’approchait
"de la zone des balles dans la tête". Au contraire, Ernst NIEKISCH
voyait dans "Le Travailleur" un livre national-bolchevique et il ne tarissait
pas d’éloge.
Après guerre, d’aucuns ont reproché à JÜNGER
une soi-disant sympathie pour le national-socialisme ou du moins le fait
qu’il leur aurait fourni des éléments idéologiques.
Des journalistes souligneront qu’il avait dédicacé un exemplaire
de "Feuer und Blut" à HITLER en 1926. Dans l’édition du 18
novembre 1993 de "DIE WOCHE", le journaliste Victor FARIAS, fort connu en
Allemagne pour ses diatribes contre HEIDEGGER, accusait Ernst JÜNGER
d’avoir écrit un article antisémite, dans les Années
‘30. Le folliculaire affirmait que JÜNGER ne s’était jamais départi
de ses sympathies nazies et avait même souhaité le génocide
des Juifs ! En réalité, il s’agissait d’un article que
Ernst JÜNGER avait publié dans les "Suddeutschen Monats Heften"
en 1930, dans le cadre d’un dossier qui traitait du problème de la
judaïté. La plupart des autres rédacteurs étaient
d’ailleurs juifs. De façon insidieuse, FARIAS n’avait pas précisé
dans quelle revue ni dans quelles circonstances l’article de JÜNGER avait
été publié, ce qui laissait le lecteur supposer qu’il
s’agissait d’un périodique nazi ou antisémite. Dans sa contribution,
JÜNGER se prononçait pour l’assimilation des Juifs d’Allemagne
et concluait qu’ils devaient " être juifs en Allemagne ou ne pas être",
formule qui, même interprétée avec beaucoup de mauvaise
foi, ne signifiait aucunement qu’il désirait l’extermination des Juifs,
mais plutôt leur intégration !
Selon la thèse de Louis DUPEUX, trois traits distinguent les nationaux-bolcheviques
des nationaux-socialistes:
- une orientation protestante qui entraîne un civisme rigoureux;
- le dédain de l’idéologie de masse par esprit élitiste;
- la volonté de rompre avec l’esprit bourgeois.
Il faudrait aussi ajouter le refus du racisme et plus particulièrement
de l’antisémitisme.
Bien que Louis DUPEUX ne le considère pas comme un national-bolchevique
à part entière, nous retrouvons ces caractéristiques
chez Ernst JÜNGER. Sans appartenir à la mouvance, il y participait
par ses écrits, son travail de coéditeur et aussi... par la
connivence intellectuelle qui le liait à Ernst NIEKISCH.
JÜNGER professait dans ses articles un nationalisme socialisant.
Au début de son engagement, il souhaitait l’union des partis nationalistes.
A ce moment, il n’excluait pas les nationaux-socialistes. Mais, dès
1926, il refusait qu’Adolf HITLER devînt le guide de l’Allemagne. Ne
distinguant aucun "grand homme" qui pût diriger l’Allemagne, il proposait
que l’on instaurât un comité provisoire, qui comprendrait au
moins un chef d’Etat-major, pour surveiller la pureté et la rigueur
du mouvement.
Son attitude personnelle envers le national-socialisme n’était
pas équivoque. En réalité, HITLER lui paraissait aussi
exécrable que dangereux et il abhorrait la brutalité des nazis
de base. Il n’a d’ailleurs jamais rencontré le dictateur et parmi
les dignitaires nazis, il ne connaissait que GOEBBELS. Un entretien avec HITLER
avait bien été prévu, mais il avait été
annulé à la dernière minute. En 1927, le NSDAP lui proposa
une place éligible pour les élections au Reichtag, mais Ernst
JÜNGER refusa de manière catégorique, en précisant
qu’il préférait "écrire un seul vers plutôt que
de représenter 60.000 crétins au Parlement". Peu après
leur accession au pouvoir, les nazis lui proposèrent de devenir membre
de l’Académie allemande de poésie, une fois encore Ernst JÜNGER
déclina l’offre. La Gestapo perquisitionna son domicile sous prétexte
de trouver des lettres de son ami anarchiste MÜHSAM. En 1934, ayant appris
que le "Völkischer Beobachter" avait publié, à son insu,
un extrait du "Coeur aventureux", il écrivit au journal pour protester,
parce qu’il ne voulait pas passer pour un de leurs collaborateurs. Quatre
ans plus tard, GOEBBELS l’invita, encore une fois, à rejoindre le
NSDAP, mais, à l’instar d’ULYSSE, il résista au chant des sirènes
qui voulaient l’attirer vers les récifs. Ayant refusé toute
collaboration, fût-elle littéraire, avec le nouveau régime,
JÜNGER pouvait s’attendre à des représailles ou du moins
à une hostilité de sa part. Son premier véritable roman,
"Sur les falaises de marbre" (= Auf den Marmorklippen) dénonçait,
de manière détournée, le régime. Nombre d’anciens
enrôlés de la Wehrmacht se souviennent qu’ils lisaient, sur le
front ou en permission, ce récit intemporel empli d’allusions aux horreurs
présentes. La censure nazie ne s’y trompa point ; le Reichsleiter BÜHLER
entama une procédure à l’encontre de l’auteur et son éditeur
eu maille à partir avec la Gestapo. Heureusement, son aura de héros
écrivain le protégea et lui permit de survivre au "Reich millénaire".
Frédéric KISTERS
PRINCIPAUX TRAVAUX CONSULTES
Outre les œuvres de Ernst JÜNGER :
Dossier JÜNGER dans la revue Nouvelle Ecole, 40,
1983, comprenant, entre autres contributions, l’article fondamental d’Alain
DE BENOIST, Ernst JÜNGER: la figure du travailleur entre les dieux et
les titans, p.11-61
Dossier JÜNGER dans le Magazine littéraire,
n° 324, 1994
BANINE (Umm El), Ernst JÜNGER aux faces multiples,
Lausanne, 1989, 213 p.
DE BENOIST (Alain), Ernst JÜNGER. Une bio-bibliographie,
Paris, 1997, 186 p.
DUPEUX (LOUIS), National-bolchevisme dans l’Allemagne
de Weimar (1919-1933), Paris, 1979, VII-743 p. en 2 tomes
HERVIER (Julien), Deux individus contre l’Histoire. DRIEU
LA ROCHELLE. Ernst JÜNGER, s.l., 1978, 485 p.
HERVIER (Julien), Nazisme et littérature: les figures
du mal dans l’œuvre romanesque de Ernst Jünger dans La Révolution
conservatrice dans l’Allemagne de Weimar, dir Louis DUPEUX, Paris, 1992,
p. 353-359.
PALMIER (Jean-Michel), Weimar en exil. Le destin de l’émigration
intellectuelle allemande antinazie en Europe et aux Etats-Unis, Paris, 1988,
2 tomes