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  DEVENIR 17


L'EUROPE FACE AUX AVANT-POSTES DE LA SUBVERSION ISLAMISTE




Instauration de la Charia et émeutes anti-chrétiennes au Nigéria, attaques d'islamistes au Tadjikistan, au Kirghizistan et en Ouzbékistan, prises d'otages et massacres aux Philippines, poursuite du bain de sang en Algérie, guérilla tchétchène, attentats et massacres d'Hindous au Cachemire, éradication des Chrétiens aux Moluques, extension de l'activisme albanais, multiplication des réseaux islamistes en Europe; l'année 2000 n'est qu'une litanie de violences liées à l'expansionnisme musulman dans un lent mais irréversible mouvement de conquête planétaire, en apparence dépourvu de cohérence mais, si on dévoile le dessous des cartes, rigoureusement planifié par des acteurs identifiés. Cette situation, que Robert Ervin décrivait comme la troisième expansion de l'Islam, prend médiatiquement racine avec la Révolution iranienne de 1979 (1). En réalité, l'intégrisme chiite, tel qu'observé essentiellement en Iran et au Liban et, dans une moindre mesure, au Pakistan et en Afghanistan, est par nature peu expansionniste, étant donné que le chiisme ne concerne qu'une faible minorité de musulmans. Les vrais moteurs du nouvel expansionnisme vert sont l'Arabie Saoudite et ses bases avancées au Pakistan et en Afghanistan.
Le rouleau compresseur intégriste nous laisserait froid si l'Europe, depuis le début des années nonante ne se retrouvait au cœur de la stratégie de conquête des sectateurs d'Allah. Du fait de l'immigration massive et croissante de mahométans vers l'Union Européenne mais aussi du fait des guerres de Bosnie et du Kosovo. L'une ayant déplacé de facto au cœur du continent blanc le limes entre l'Europe et les terres d'histoire musulmane, les autres ayant constitué et constituant de fantastiques bases d'entraînement et d'expansionnisme pour les guerriers de l'Islam. Sans oublier l'incroyable imposture de la "candidature" de la Turquie aux Etats-Unis d'Europe (plus communément appelé Union Européenne), dont les futurs 100 millions d'habitants briseraient définitivement l'homogénéité ethno-culturelle européenne.


L'Europe de l'Ouest dans la ligne de mire

Si Alexandre Del Valle, dans son ouvrage "Kosovo-Bosnie-Tchétchénie, Guerres contre l'Europe" (2) évoque très justement une stratégie de la ceinture verte contre le monde orthodoxe, cette analyse vaut également pour l'ensemble de l'Europe, ceinturée mais aussi "perforée" en de nombreux endroits par la force démographique des musulmans. Car la présence musulmane dans l'Union Européenne fait peser en soi de lourdes incertitudes sur la stabilité et la pérennité des Quinze. Elle constitue aussi une dangereuse "première": jamais dans l'histoire de nos peuples, nous n'avons été confrontés à une avancée aussi considérable et aussi durable de l'Islam. L'absence totale de contrôle sur les communautés afro-maghrébines et la méconnaissance de cette religion et de son histoire rendent les autorités particulièrement impuissantes face au phénomène. Fort d'au moins 15 millions de membres, l'Islam augmente son nombre de fidèles de plus d'un million d'âmes chaque année, alors que la population autochtone est désormais en baisse. Rien d'étonnant qu'avec une telle puissance démographique intra-européenne en expansion, l'omniprésence des mouvements intégristes et le désœuvrement généralisé frappant cette population, de nombreux jeunes musulmans, en plein désarroi ou ressourcés à leur identité originelle, puissent composer les bataillons d'une cinquième colonne fondamentaliste.

" Allahcubrations " des pseudo élites

Jamais en retard d'une trahison, les anciens porteurs de valise, intellectuels ou non, du communisme et les libéraux mondialistes vantant le dogme du marché se rejoignent dans l'aveuglement islamophile, voyant dans cette religion orientale pour les uns un substitut égalitariste qui leur rappelle le paradis socialiste, pour les autres une spiritualité neutre qui n'entrave pas la bonne marche du capitalisme. L'acceptation sans failles de l'islam -toute critique étant assimilée à du racisme- est, soi-dit en passant, inversement proportionnelle à leur acharnement contre le Christianisme.
L'assujettissement mental de nos élites à l'islam ne relève pas du délire paranoïaque. C'est un couturier réputé (Lagerfeld) qui a fait brûler sur ordre d'émirs une robe supposée décorée d'un verset du Coran. C'est la justice britannique qui a ordonné à une retraitée "de souche" de retirer une collection de cochons en porcelaine sur le bord de fenêtre de sa maison. Ce sont les autorités militaires belges qui ont décidé de supprimer le porc des menus servis à des candidats réfugiés, dont une minorité de musulmans logés dans une caserne. Ce sont les autorités françaises, allemandes, italiennes qui cofinancent la construction de mosquées cathédrales. C'est le maire de Strasbourg qui accepte que plusieurs milliers d'intégristes défilent dans les rues de la capitale alsacienne, encadrés par un service d'ordre organisé en milice. Ce sont les ministères chargés des affaires sociales qui subventionnent des centaines d'associations intégristes. C'est le Ministère de l'Intérieur français qui accepte de céder aux imams et aux grands frères dûment rétribués dans le cadre d'emplois jeunes la gestion de la sécurité des banlieues. Ce sont les Ministres de l'Education qui expurgent des programmes scolaires toute référence négative à l'Islam. Ce sont les médias qui débitent des tombereaux d'âneries sur la dette culturelle et scientifique incommensurable de l'Europe à l'égard des Maures.

L'Arabie Saoudite, bailleur de fonds de l'islamisme

Avec l'approbation générale et non dissimulée des gouvernements européens, l'Arabie Saoudite finance chaque année par le biais des fondations qu'elle contrôle la construction de dizaines de mosquées sur le sol européen. Riad agit de la sorte depuis des décennies et son effort d'islamisation va en s'intensifiant. Comment imaginer que l'Europe ne bronche pas devant les initiatives saoudiennes alors que le régime au pouvoir dans la péninsule arabique est le plus rigoriste de la planète? En effet, le wahhabisme, du nom de son fondateur Ibn Abd al-Wahhad (1703-1792) vise à l'application intégrale de la Charia. L'alliance avec le clan bédouin des Séoud sera à la base de la création d'un Etat islamique qui, après l'intermède ottoman, prendra la forme qu'il revêt aujourd'hui. Les tribus saoudiennes, assises sur la manne pétrolière que le savoir et la technologie "occidentale" a permis d'exploiter, dispose depuis trois décennies d'une source intarissable de revenus dont une bonne partie est réinvestie dans le soutien à l'islamisme wahhabite à travers le monde. Créations d'universités islamiques, d'écoles coraniques, impression et distribution de millions de corans, imams itinérants, etc… Riad a tissé en fait un réseau d'organisations non gouvernementales, financées par des banques islamiques et qui œuvrent à la propagation de l'islamisme. La nature du pays ciblé conditionne le type de méthodes utilisées: tantôt un prosélytisme tout terrain, tantôt la guérilla active dont on peut mesurer les ravages en Algérie, en Tchétchénie et au Cachemire. Souvent les deux stratégies se combinent. Pour l'Europe, la stratégie actuelle est, outre la construction de mosquées, l'arrosage financier massif d'innombrables associations d'immigrés.
Les déclarations anti-saoudiennes faites par des islamistes ne doivent leurrer personne. La manœuvre, sans doute orchestrée par les Etats-Unis, entend dédouaner l'Arabie Saoudite de toute connexion avec les mouvements islamistes. Comme nous le verrons dans les paragraphes consacrés à l'Afghanistan, à la Tchétchénie, aux Balkans, les Ossama Ben Laden ; Chamil Bassaiev et leurs clones balkaniques sont de purs produits wahhabites.

On s'en voudrait de ne pas évoquer les Etats-Unis dans ce riant tableau de l'expansionnisme pro-saoudien. Alliés indéfectibles de Riad, Washington ne voudrait d'abord pour rien au monde changer un iota au régime local. Non seulement parce que les Saoudiens abreuvent les Ricains en indispensable pétrole mais aussi parce que le maintien d'un pays peu industrialisé permet aux Etats-Unis d'en faire un marché monopolisé par les produits américains et de le maintenir dans une dépendance technologique et militaire. Selon le fait que le pays dispose de ressources stratégiques (pétrole, gaz naturel, minerais, etc…), Washington ajustera sa stratégie. Des pays comme l'Afghanistan ou le Pakistan, dépourvus de richesses d'ampleur, voient s'installer des régimes fondamentalistes qui garantissent le sous-développement de la population et son instabilité potentielle et servent tantôt de tampon contre des puissances concurrentes potentielles, tantôt d'instrument de déstabilisation de ces mêmes puissances (Tchétchénie, Balkans)

Turquie: la menace néo-ottomane?

"100 millions d'habitants; l'Europe peut gérer cela" proclamait l'année dernière Mesut Yilmaz, Premier ministre turc, suite à ce qui ressemblait à une acceptation conditionnelle par l'Union de la candidature de la Turquie. Le processus, même s'il peut encore être long, est désormais théoriquement inarrêtable: avant deux décennies, la Turquie et ses futurs 100 millions d'habitants seront membres de l'Europe moderne.
Au-delà de l'absurdité économique d'une telle entrée (différence importante de développement et de PNB, qui en ferait un poids pour l'Europe et que souligne encore plus la crise financière turque actuelle) et du bilan en terme de Droits de l'Homme (torture généralisée, violations des libertés récurrentes), l'inclusion dans l'Union de la Turquie est une aberration historique. Pendant cinq siècles, nous avons été en conflit avec la puissance ottomane. Celle-ci entendait conquérir l'Europe et éradiquer le Christianisme et nous n'avons dû notre salut qu'à la détermination de certains de nos ancêtres, en dépit de la trahison d'autres…Plus généralement, c'est contre l'islam en tant que force civilisatrice et idéologique que l'Europe s'est souvent rassemblée. 14 siècles de lutte sont plus déterminants que l'islamophilie des convertis et des intellectuels en mal d'orientalisme.
La force démographique et religieuse de la Turquie de demain en fait un ennemi schmittien, naturel. Et même si l'ennemi peut être en soi respectable, ce n'est pas pour cela qu'il faut être aveugle. La jet-set corrompue et occidentalisée des bords de la mer Noire représente une minorité; la majorité des Turcs se définit comme un ensemble ethniquement et culturellement homogène et ne jetterait pour rien au monde son nationalisme même dans les faubourgs de Hambourg ou de Paris.
En attendant la réalisation de ce funeste développement, la Turquie nous importe ici plus particulièrement par le rôle de pôle d'immigration vers l'Europe et de diffusion de l'islamisme. La force des islamistes est apparue ces dernières années avec la montée en puissance électorale du Fasilet Partisi qui bien que dans le collimateur des militaires turcs n'en continue pas moins à jouer son rôle de rassemblement et d'émulation des activistes musulmans. Le Fasilet est proche des Frères Musulmans, eux-mêmes en étroite symbiose avec l'Arabie Saoudite. Aux franges du parti naviguent même des organisations radicales impliquées dans le meurtre de dizaines de personnes et qui font partie de la nébuleuse wahhabite. De plus, la diaspora turque dans l'Union -plus de trois millions de personnes- est quadrillée par les intégristes. Le gouvernement turc, officiellement laïque, n'en joue pas moins un jeu trouble en organisant l'Islam de cette diaspora sur des bases fondamentalistes.

Bosnie et Kosovo : vers une islamisation définitive

Outre le renforcement de la présence turco-musulmane en Europe de l'Ouest via l'immigration, il faut relever la stratégie de la Turquie dans le conflit balkanique où Ankara conjugue expansionnisme néo-ottoman et propagation forcenée de l'Islam. "Ankara a été le premier pourvoyeur d'armes et de soutien logistique de l'UCK et a conclu, entre 1995 et 1999, une série d'accords militaires avec la Bosnie, l'Albanie et la Macédoine, également menacée d'implosion par l'irrédentisme islamo-albanais instrumentalisé par Tirana et Ankara".
Ces propos de Alexandre Del Valle nous entraîne sur les traces de l'Islam balkanique et en particulier de la Bosnie et du Kosovo, avant-postes stratégiques de l'expansionnisme musulman.

Au regard des développements actuels -islamisation, criminalité exportée dont la traite humaine- le soutien sans failles accordé par l'Union européenne aux musulmans bosniaques et albanais apparaît aujourd'hui comme tant une aberration qu'une trahison de l'Esprit européen. Mais avant même que ne débutent les conflits balkaniques, la classe politique bruxelloise disposait de tous les éléments lui permettant de développer une politique au pire équitable et cohérente face aux parties en présence, au mieux légèrement pro-serbe. En effet, c'est dès avant l'embrasement que le renforcement de la présence fondamentaliste est patente dans les deux "régions" yougoslaves. Sans parler des comportements mafieux qui semblent relever d'un étrange atavisme.
C'est dès sa sortie des geôles titistes que le président bosniaque Izetbegovic visitait des Etats fondamentalistes. C'est dès 1970 qu'il éditait sa fameuse "Déclaration islamiste" aux tenants et aboutissants évidents, rééditée en 1990 et confirmée par des propos sans équivoques sur le caractère temporaire d'une cohabitation avec les non-musulmans. Au Kosovo ainsi qu'en Albanie, c'est dès 1993 que des groupes fondamentalistes pro-wahhabites sont actifs. L'Albanie devient en fait une plaque tournante de l'islamisme, sunnite comme chiite d'ailleurs. Ainsi les Iraniens disposent dès 1997 de réseaux étoffés et l'on voit les Pasdarans iraniens ayant combattu en Bosnie entraîner dès cette époque les commandos de l'UCK. Dès le départ, l'influence fondamentaliste, surtout en Albanie et au Kosovo, s'exerce en étroite collaboration avec les mafias.
Pendant les deux conflits, le parti SDA d'Izetbegovic ainsi que l'UCK pour ce qui est des Kosovars ne s'embarrasseront pas de dissimuler un tant soi peu le sens de leur lutte ainsi que leurs véritables amis.
Pourtant, le soutien européen ne s'est jamais démenti. Les appels au djihad se sont multipliés dont celui de l'autorité suprême des musulmans de l'ex-Yougoslavie. En 1993, pour son engagement en faveur du djihad, Izetbegovic se verra honorer très officiellement à Riad. 300 millions de dollars d'aide militaire et 500 millions d'aides pseudo humanitaires seront octroyées par l'Arabie Saoudite rien qu'entre 1993 et 1995. L'Iran quant à lui consacrera autant à l'armement des Bosniaques. Des dizaines d'associations humanitaires musulmanes d'Europe et d'ailleurs, essentiellement intégristes, confondront allégrement humanitarisme et trafic d'armes et de "volontaires". Les diasporas turques et bosniaques, comme ultérieurement la kosovare, "quêteront" à qui mieux mieux sous l'égide bienveillante de milliardaires saoudiens. Américains et Européens fermeront les yeux, fait d'autant plus compréhensible dans le chef des Etats-Unis qu'ils vont eux-mêmes, en violation de l'embargo onusien, armer et entraîner la soldatesque bosniaque. On relèvera aussi l'adhésion de la Bosnie à la fondamentaliste "Conférence islamique" ou encore l'épuration de l'armée bosniaque de ses éléments non musulmans.
Au Kosovo, une constatation identique s'impose: financement massif des Saoudiens et des Iraniens -parallèlement et/ou conjointement à celui opéré par les Etats-Unis-, pléthore d'associations islamistes actives sur le terrain, appel au jihad, islamisation des zones contrôlées par l'UCK dès avant l'agression occidentale,…

Les volontaires

Symptomatique du caractère international du fondamentalisme mais aussi prémices de la montée des périls dans l'Union européenne même, la participation de milliers de volontaires musulmans étrangers aux guerres de Bosnie et de Kosovo est un fait majeur de la décennie nonante.
Près de 15.000 volontaires étrangers se seraient battus en Bosnie aux côtés des musulmans. "Communément désignés sous le vocable d'"Afghans", les volontaires étrangers comprenaient non seulement des vétérans arabes de la guerre d'Afghanistan, mais aussi des Pakistanais, des Egyptiens, des Turcs, des Soudanais, des Yéménites et même des travailleurs immigrés albanais et turcs d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse." (3)
Parmi ces volontaires 2000 Européens dont des Belges convertis et bon nombre de musulmans issus des banlieues chaudes françaises. Un grand nombre sont revenus auréolés dans leur quartier et transmettent le virus intégriste. .
Au Kosovo, même réalité : dès avant mars 1999, des dizaines de volontaires étrangers y étaient déjà morts.
L'implication de l'islamisme international était donc une évidence criante pour tous ceux qui voulaient bien ouvrir les yeux.

Aujourd'hui

Bases d'expansion du terrorisme islamique, territoires en voie d'islamisation accélérée et maillons indispensables des filières d'immigration : telle est la réalité de 2001 pour la Bosnie et le Kosovo et le résultat direct des guerres orchestrées par les Etats arabes et les puissances occidentales.
Les structures mises en place par l'islamisme international sont plus que jamais actives en Bosnie et au Kosovo. Les camps d'entraînement sont opérationnels encore aujourd'hui. C'est sans doute à eux qu'il faut attribuer la montée en puissance d'une nouvelle guérilla albanaise en Serbie du Sud et la nouvelle guerre qui menace la Macédoine. En Bosnie, un grand nombre de "volontaires" et d'Iraniens ont épousé des femmes musulmanes locales et poursuivent leur méthodique implantation. Le phénomène est selon toute vraisemblance similaire au Kosovo.
Riches aussi de leur expérience de la guerre, certains moudjahidines regagnent leur pays d'origine ou d'autres points chauds (Tchétchénie, Asie Centrale, Cachemire, Algérie,…) pour y étendre le djihad.
Autre axe de la stratégie expansionniste : l'organisation de filières d'immigration musulmane. Des dizaines de milliers d'Iraniens et de Turcs transitent par la Bosnie et la Croatie et essaiment dans les grandes métropoles européennes. Volontaires européens et immigrés arrivant par ces filières peuvent donc constituer de nouveaux réseaux, plus ou moins dormants et bénéficiant, une fois arrivés chez nous, de l'infrastructure d'accueil de leur communauté et des grands frères saoudiens et iraniens.
Dans les Balkans même, la réislamisation ou l'extension de l'Islam bat son plein. Financée bien entendu par les bailleurs de fonds susmentionnés mais aussi par l'Union européenne et l'Onu. En effet, de nombreuses mosquées sont en cours de construction ou de réparation au Kosovo et en Bosnie. Parallèlement et avec la complicité de l'Otan, des centaines de lieux de cultes serbes ont été détruits. Plus généralement, de multiples indices de réislamisation sont perceptibles (programmes scolaires exaltant l'histoire turco-musulmane, préférence musulmane à l'embauche, expulsion des Serbes de Sarajevo, arabisation de la langue, etc…).
"Ce qui frappe tout visiteur, à son arrivée à Sarajevo, ce sont non seulement les mosquées et centres islamiques qui fleurissent dans chaque quartier mais surtout la présence de quantités d'islamistes d'origine albanaise, arabe, turque, tchétchène, afghane ou pakistanaise, "naturalisés" citoyens bosniaques après la guerre en signe de remerciements pour services rendus." (4)
Enfin, dernière conséquence en date de la victoire islamiste en Bosnie et au Kosovo: l'ouverture, annoncée par les Serbes voici deux ans dans le ricanement généralisé des Européens, de nouveaux fronts aux frontières du Kosovo. Des milliers d'Albanais et de volontaires islamistes se battent désormais en Macédoine et au sud de la Serbie. Derrière ce ixième soubresaut, une stratégie expansionniste turque qu'A. Del Valle expose de façon lumineuse. (voir ci-contre)

"En réalité, le but non avoué des différents mouvements irrédentistes slavo-musulmans ou albanais est de reconstituer une sorte de confédération islamique sous protectorat turc, l'important étant pour eux encore plus le fait de se détacher du "pouvoir infidèle", serbo-chrétien, que d'être indépendants. On appelle ce projet panislamique et néo-ottoman la "diagonale" ou "transversale verte", que Grecs et Slaves nomment également le "corridor turc". Il s'agit en fait d'un long continuum géopolitique musulman partant de la Thrace orientale turque et aboutissant à la poche de Bihac, en passant par la Thrace occidentale grecque, la Bulgarie et la Macédoine, où vivent d'importantes communautés musulmanes et, bien entendu, le Kosovo et la Bosnie, deux maillons-clés déjà "libérés" de la "transversale verte". A moyen terme, la reconstitution d'une confédération islamique néo-ottomane est réalisable, et la continuité de la "diagonale verte" slavo-albanaise avec la Turquie irrédente passe par une jonction géopolitique d'une partie de la Bulgarie, qui possède une forte minorité musulmane (12 %), très liée aux voisins macédoniens de la zone albanaise de la Macédoine, ainsi que du Sandjak et de la Bosnie, d'une part, à l'Albanie, d'autre part, via l'enclave de Gorazde et le Kosovo. Ainsi, à peine 100 km seraient à conquérir pour obtenir une continuité et unifier les Musulmans d'ex-Yougoslavie à ceux du Kosovo, de Bulgarie et de Turquie. Signe avant-coureur, de nombreuses mosquées sont en construction le long de la frontière serbo-bulgare, désertée par les Serbes et que risquent de peupler rapidement les Musulmans Pomaks du Rhodope, Bulgares slaves turcisés ou déslavisés, qui constituent le lien humain "naturel" entre le monde turco-musulman et le monde slave." (5)



L'axe pakistano-afghan

Vivier assurément le plus prolifique en fous d'Allah: la zone pakistano-afghane est un relais essentiel de la stratégie wahhabite. Ses répercussions se sont faites sentir non seulement dans les Balkans mais aussi dans le Caucase (Tchétchénie, Daghestan), la boucle étant bouclée par la présence d'instructeurs et de combattants tchétchènes en Albanie, en Bosnie et au Kosovo. Facteur déterminant: l'existence de milliers d'écoles coraniques au Pakistan, qui alimentent en combattants les Talibans, la guérilla au Cachemire et forment également de nombreux européens "en stage". Réseaux d'Ossama Ben Laden, multitude d'organisations intégristes locales mais aussi algériennes (GIA), égyptiennes (Gamaat), activistes ouest-européens ou balkaniques, sous l'égide des vétérans d'Afghanistan: le Pakistan est le pôle central du fondamentalisme wahhabite dont les pseudopodes s'étendent de la Tchétchènie à la Grande-Bretagne en passant par les Balkans et l'Afrique du Nord, par le Cachemire, les Philippines et la Chine. Partout où des guérillas islamistes visent à éradiquer un pouvoir en place jugé "infidèle", on retrouve la main d'une formidable structure idéologique et terroriste totalement incontrôlable et en expansion permanente.

Conclusion

Dans cette pièce tragique où les Européens sont désormais en première ligne, les Etats-Unis sont sans aucun doute à blâmer. Même si leur créature islamiste risque de leur échapper -comme avec le financement de la guérilla afghane dans les années 80. Mais dans l'expansion de la menace islamiste en Europe, les gouvernements des différentes nations européennes auront, au regard de l'histoire, des comptes à rendre. En lâchant sur l'Europe, via notamment une immigration incontrôlée, des hordes de tueurs potentiels adeptes du sourire du Maure, en voulant interdire toute contestation, en soutenant dans les Balkans des islamistes contre des chrétiens, en finançant même via les aides aux associations des dizaines d'officines fondamentalistes, nos dirigeants reproduisent les erreurs et les démissions qui ont été il y a bien longtemps celles des chrétiens de Turquie, d'Orient et du Maghreb, divisés ou complices de l'envahisseur. Pour endiguer la troisième expansion islamique, l'Europe devra se débarrasser de tout scrupule "droitdlommard" mais aussi de cet hideux ethnomasochisme qui lui sert d'élixir de mort.

Ferg

(1)   Islam: le défi, Edition L'Anneau, 1997
(2)   Editions des Syrtes, 2000.
(3)   Idem, p. 119-120
(4)   Idem, p. 119
(5)   Idem, p. 131


Une ultime précision

"Si la pertinence de l'analyse de A. Del Valle sur la collusion Etats-Unis-islamisme nous semble incontestable -on peut toujours ergoter sur l'âge de Ben Laden lors de son premier lancer de grenade-, les positions philosionistes qu'il se serait égaré à proférer et les collaborations éditoriales douteuses relevées par Emmanuel Ratier dans "Faits et Documents" sont par contre, si elles s'avèrent exactes, à dégueuler. Une clarification s'impose donc de la part de l'intéressé. Il y va sans doute de la cohérence des nationalistes -qui s'expriment dans le respect profond du combat identitaire que mènent les Palestiniens- et du respect de cet adage qui dit qu'il faut commercer par balayer devant sa porte(et dans la maison si nécessaire...)."