ZERO POUR LES FACHOS
"Mais moi les dingues, j'les soigne" (Bernard Blier dans "Les Tontons Flingueurs")
"Les cons, ça ose tout; c'est même à ça qu'on les reconnaît" (Lino Ventura dans "Les Tontons Flingueurs")
Le permis de citoyenneté
Nous connaissions l'idée lumineuse du permis de conduire à points. Dieu merci, une saine répulsion instinctive des Français face à l'autorité ayant la fascistoïde outrecuidance de juguler leur caractère gaulois et anarchique fait que ce projet est unanimement détesté ! Ceci n'empêche cependant pas d'inventer mieux, nettement mieux !
Un obscur procureur de la République de l'Essonne a émis l'idée d'un "permis de citoyenneté" destiné à favoriser la lutte conte le racisme. Honnêtement, quand un de mes joyeux lutins de camarade m'a annoncé cela, j'ai hésité entre la stupéfaction devant une telle énormité et le sentiment de ferveur qui me poussait à écrire ces quelques lignes…
Or donc voilà, un joyeux sous-préfet aux camps a décidé, tout seul, que les hommes ne naîtraient plus citoyen (plus d'un révolutionnaire de 1789 (re)perdrait la boule devant une telle infamie) mais devait le mériter ! Et par un permis, en plus !
La méthode de fonctionnement est d'une simplicité enfantine: "quand le mauvais conducteur fait un excès de vitesse, il paie une amende et son permis de conduire est délesté de quelques points. Quand un mauvais citoyen se rend coupable de discrimination raciale, on devrait pouvoir aussi lui retirer des points sur son "permis de citoyenneté". Ce document n'existe pas encore. mais pourrait voir le jour, si l'Etat saisit au bond la proposition de Laurent Davenas, le procureur de la République de l'Essonne.
Au-delà de l'aspect répressif se situant aux antipodes de la philosophie de liberté que les gauchistes prétendent défendre, force est d'avouer que l'on confine ici à l'absurde. Comment de telles incongruités peuvent-elles naître dans un esprit sain ? Ou ce type est fou et mérite un traitement psychologique à la stalinienne, ou alors, hypothèse plus probable, il cherche à acquérir une quelconque notoriété à vocation électorale sur le dos d'un antiracisme toujours porteur ?
Un tel document ne serait évidemment jamais discriminatoire puisqu'il permettra sans doute de poursuivre impitoyablement les bandes de petits sud-finlandais responsables des tags du métro, les gangs d'origine toscane, bavaroise ou galloise qui terrorisent nos cités et surtout les nombreux sans-papiers originaires d'Andorre, de Monaco ou de Saint-Marin !
Mais il ira aussi de soi que le doigt d'honneur lancé à l'attention d'un conducteur d'une camionnette diesel à rideaux sera gravement pénalisé alors que la griffe faite dans votre voiture par un laveur de pare-brises ou une vendeuse de jonquilles (ou de muguets, en fonction des saisons), omniprésents à tous les carrefours, bénéficiera de circonstances évidemment atténuantes.
Tous punis !
Et qu'en est-il des sanctions me direz-vous ? Le génial Laurent Davenas y a pensé aussi: " en matière d'infraction au Code de la route, les conducteurs peuvent récupérer des points de permis en suivant un stage qui les aide à corriger leur comportement. De même, un auteur de discrimination raciale pourrait suivre un stage payant de deux jours durant lequel on lui inculquerait les principes de tolérance. A l'issue du stage il se verrait remettre un permis de vivre en société". De mieux en mieux…donc, si je suis bien ce raisonnement dicté par l'amour du prochain, en cas d'échec, l'auteur de la discrimination ne recevrait pas son permis de vivre en société… Quelles en seraient alors les conséquences: emprisonnement, déportation, élimination physique pure et simple (voir encadré) ?
Une bande de cinglés, au nom d'une tolérance que le moindre imam afghan ne soupçonne même pas, veut donc nous préparer un Etat totalitaire antiraciste. En effet, le sinistre Laurent Davenas, promoteur de l'initiative "anti-discrimination", n'est évidemment pas seul puisque son idée à séduit la LICRA (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme). "C'est une idée qui mérite réflexion mais suscite des interrogations, a réagi Michèle Ackerberg, présidente de la LICRA du Val-d'Yerres (Essonne)". Des interrogations ! Bigre, y aurait-il un sursaut de raison ? Que nenni, mortecouille, il ne s'agit que de réfléchir aux modalités de mise en place du système. Mme Ackerberg, en gestionnaire avisée, voit loin: "est-ce que visionner des films sur la déportation, par exemple, peut faire évoluer la mentalité d'une personne raciste ? Deux jours de stage suffiront-ils à corriger des préjugés parfois ancrés depuis l'enfance ?" On ne peut s'empêcher de penser au film de Kubrick "Orange Mécanique" et à la séance forcée de vision d'un film rappelant nos heures les plus sombres… Si vous vous souvenez, Alex (le héros d'Orange Mécanique) subissait un traitement consistant à lui injecter un sérum et à lui faire regarder des images "choc". Le sérum crée un malaise insupportable et le cerveau associe ce malaise à la violence du film. Après ça, Alex ne peut plus voir et encore moins exercer de la violence. On y arrive tout doucement… mais on est pas sûr de pouvoir éradiquer 30 siècles de vieux fond européen du premier coup (doute !).
Mais Mme Ackerberg, en gestionnaire toujours avisée et prévenante, pose une autre question fondamentale; qui va financer une telle initiative ? Laurent Davenas évoque le chiffre de 1.500 FF par séance à charge du stagiaire.
La boucle est ainsi bouclée puisqu'en plus des impôts que les méchants racistes payent, entre autre, pour entretenir la bigarrée population carcérale, ils auront la joie, le bonheur et le privilège d'être étranglé financièrement pour payer leurs propres séances, voire camps, de rééducation.
Gageons que ce genre de propositions, ravalant les lois Gayssot et Moureaux au rang d'amuse-gueules, fera réfléchir les utopistes de tout poil qui ne voient l'évolution de nos sociétés qu'au travers de l'œil de la fraternité humaine et surtout ayons la mémoire longue. Cher Monsieur Davenas, nous penserons souvent à vous…
Julien Dragoulle
Le projet Davenas semble précis dans son intention, mais encore vague dans ses modalités d'application. Dès lors, nous lui proposons trois idées :
1. La cote négative. Certes, à partir de zéro point, le contrevenant est privé de ses droits civiques, mais d'aucuns personnage hisse l'infamie au plus profond de l'intolérable; par conséquent, il faut leur infliger un châtiment à la hauteur de la bassesse de leurs forfaits ! Nous proposons :
-1: l'amende (montant à fixer);
-2: le stage de rééducation (payant, quand on se soigne, ça coûte !);
-3: le camps de rééducation;
-4: les travaux forcés (ré)éducatifs;
-5: la peine de mort;
-6: le supplice du régicide en place publique;
-7: obligation d'apprendre par coeur les œuvres complètes de Jacques Attali;
-8: même le comité de rédaction de Devenir a préféré censuré la suite.
2. Les points positifs. Ne virons pas toujours au rouge et ne voyons pas constamment le monde en noir, que diable ! Certains actes posés par nos frères sont bénéfiques pour la démocratie. Ils seront par conséquent inscrit à l'actif du citoyen concerné. Prenons quelques exemples :
+1: militer pour un parti ou une association démocratique (les cumuls sont encouragés);
+1: faire partie d'une catégorie sociale ou d'une minorité positivement discriminée (la liste, qui reste à établir, fera l'objet de débats entre les véritables démocrates)
+5: produire un livre, un film, une pièce de théâtre ou toute autre œuvre d'art sur la Shoah;
+0,5: idem sur tout autre génocide;
+0,05: écrire une thèse de doctorat sur les effets de l'embargo contre l'Irak ou Cuba; les raisons de la guerre sainte au Viêt-nam, la justification du bombardement de Dresde ou de l'usage de la bombe atomique en '45, les conséquences positives de la politique du FMI etc. Bref, tous les sujets qui nous interpellent au niveau du vécu, mais dont nous ne préférons pas parler.
Nous revendiquons également l'immunité totale pour tous les élus démocratiques à partir du grade de député (car c'est indispensable pour l'exercice de leurs fonctions) ainsi que pour tous les honnêtes citoyens qui contribueront à l'application des présentes mesures.
3. Afin de stimuler les actes de civisme, les citoyens âgés de 14 ans seront d'office mis à 0 point. De cette manière, ils seront ardemment incités à poser de nombreux actes civiques pour recouvrer, ou plutôt acquérir, leurs droits fondamentaux.
Nous croyons que grâce à de telles mesures prophylactiques, la démocratie ne craindra plus rien.
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