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  DEVENIR 18


STANDRECHT : à la découverte du Rock Identitaire Hollandais




Vous avez décidé de fonder STANDRECHT. Pourquoi et avec qui ?

Nous avons fondés STANDRECHT voici deux ans avec pour objectif principal de composer de la musique rock identitaire néerlandophone. Nous voulions ainsi nous opposer à la décadence de la société hollandaise. Le groupe comporte 4 membres dont le bagage et le passé musical sont totalement différents. Ce qui nous a rassemblés, c'est le fait que nous sommes convaincus que la résistance doit également s'exercer dans le domaine musical.

La répression atteint, aux Pays-Bas, des sommets. Les bandes d'extrême gauche sont toutes puissantes. Quels sont les problèmes auxquels vous devez faire face en ce qui concerne le groupe et l'organisation de concerts?

Les concerts sont pratiquement impossibles à organiser. Un propriétaire qui nous loue sa salle peut s'attendre à de sérieux problèmes. Dès que l'on sait qu'un de nos concerts pourrait avoir lieu, l'Etat néerlandais menacera de retirer le permis d'exploitation du propriétaire de la salle. Les bandes gauchistes vont menacer violemment les propriétaires de salles. Ces menaces concernent même leurs proches. Le scénario s'achève sur l'interdiction de notre concert sous le prétexte de trouble à l'ordre public.
Mais cela n'a pas cassé notre élan. Ces six derniers mois, nous avons déjà donné plusieurs concerts qui ont été autant de succès.
Dernière nouvelle: la télévision hollandaise aussi se braque à présent contre nous. Une émission d'actualité a essayé de nous dépeindre comme des extrémistes violents. Du texte de la chanson "Holocauste rouge", 4 mots ont été montrés à l'écran: "fusilleren deporteren dagelijks kost". Accompagnés d'un commentaire prétendant que nous appelions à des déportations, des exécutions, etc… Pas un mot sur le fait que le texte portait très clairement sur la manière dont on a exécuté des millions de personnes dans les pays communistes. C'est la façon dont les media aux Pays-Bas évoquent ceux qui pensent autrement.

Je pense que vous avez tenu un concert dans un squat. Pouvez-vous en dire plus à ce sujet?

Oui, nous nous sommes produits dans un squat. Nous avions été invités par un groupe de jeunes de la Nouvelle Droite qui occupent un squat par dégoût du système. Pour eux aussi, c'est quasiment impossible de tenir des rencontres, des soirées de chants ou d'essayer d'organiser des conférences. Une répression d'Etat implacable et la terreur exercée par les rouges se manifestent perpétuellement contre eux.
Ils sont dépourvus de tout droit parce qu'ils sont de droite.
Nous avons chanté à cette occasion avec deux autres groupes devant environ 150 personnes. Et ce fut aussi un grand succès.

Les Pays-Bas sont au cœur de vos chansons. Ce qui est normal. Mais pas grand chose sur l'Europe. Du vieux nationalisme diraient certains…

Parce que nous sommes le premier groupe qui a sorti un CD nationaliste complètement en néerlandais, nous voulons surtout traiter de thèmes en rapport avec notre pays. D'autant plus qu'il y a encore tant de choses à dire. Ce qui ne veut pas dire cependant que l'Europe ou le monde nous indiffèrent. Au contraire, et "Holocauste Rouge" en est l'illustration. Dans le futur nous écrirons aussi plus de textes sur les problèmes mondiaux et sur l'Europe, en tout cas des textes portant sur des sujets que nous estimons importants.

La formule "Eigen volk eerst" est condamnable aux Pays-Bas. Ce qui ne facilite pas l'expression d'un message identitaire…

Non, en effet! STANDRECHT, ainsi naturellement que d'autres formations, partis et associations doivent soupeser la moindre virgule pour pouvoir dire ce qu'ils pensent sans se ramasser immédiatement une plainte.
Aux Pays-Bas, des individus ont déjà même été condamnés parce qu'ils s'étaient prononcés contre la société multiculturelle.

Dans votre morceau Radio rotzooi (Radio saloperie), vous mettez l'accent sur la musique étrangère qui domine les média. Une musique qui fait l'apologie de la drogue. Hormis les nationalistes, n'y a-t-il pas dans votre pays une voix qui s'élève contre cette apologie de la mort?

Presque personne n'ose dire quelque chose. Dès l'instant où par exemple des personnes jouissant d'une certaine influence se prononcent contre cela, elles sont considérées par les media et l'Etat comme indésirables, ridiculisées par la presse, taxées de conservatisme et de passéisme; elles sont contraintes au silence de toutes les manières possibles et imaginables.
La politique libérale en matière de drogues constitue un problème croissant. Toutes les sortes de drogues sont librement disponibles aux Pays-Bas: extasy, cocaïne, héroïne et autres. Il est aussi facile d'acheter 10 cachets d'extasy qu'un pain ou du lait. Et je n'exagère vraiment pas! Le plus grand danger est que les enfants grandissent dans ce climat et vont le considérer comme normal.
Je me rappelle durant ma scolarité que l'instituteur racontait qu'il prenait du LSD et fumait encore aujourd'hui du cannabis tout en se faisant de temps à autre une pilule d'extasy parce que c'est tellement bon! Ce genre de propos peut se tenir sans problèmes devant une classe de mineurs d'âge.
Nos générations futures deviennent amorphes; la seule chose qui compte désormais, c'est l'ivresse ou le plaisir du week-end.

L'holocauste rouge, thème d'une autre chanson, se poursuit dans nos propres pays. Les rouges organisent l'affaiblissement biologique des peuples européens. Il s'entendent comme larrons en foire avec les forces du système et encouragent l'immigration la plus débridée. L'esprit de résistance véhiculé par le RIN est-il à même d'atteindre la jeunesse et de la conscientiser?

Oui je pense vraiment que nous touchons un public auquel nous faisons prendre conscience de la crise actuelle dans laquelle nos peuples et pays s'enfoncent; c'est notre mission. Mais il n'y a pas que la musique. L'offensive doit être menée sur plusieurs fronts afin de préserver notre descendance de la décadence. Comme disait déjà Guillaume d'Orange Nassau: "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de vaincre pour persévérer"

Quels sont vos projets musicaux et militants?

Nous préparons notre deuxième CD. En attendant; nous figurons sur une série de compilations. Sur le plan militant, je ne peux en dire plus étant donné que STANDRECHT est et restera totalement indépendant de quelque parti ou organisation que ce soit et donc ne veut pas être identifié avec l'un ou l'autre petit club. Aux Pays-Bas, nous avons au bas mot 25 partis et organisations différentes dans la mouvance droitière qui ne cessent de se mettre des bâtons dans les roues. Certains sont très bons et nous permettent d'espérer, d'autres sont des idiots congénitaux. Mais je pense qu'on peut retrouver cette situation partout.

En guise de mot de la fin, quelle est la citation qui pourrait refléter le mieux votre vision du monde?

J'aimerais conclure cet entretien par une citation de Nietszche qui en fait est plus la description d'une mission a remplir qu'une formule: "Nous devons créer pour détruire".
Je voudrais remercier Devenir et Jean-Charles Van Zee pour cet interview et l'intérêt manifesté pour la situation aux Pays-Bas. Nous devons garder contact. Une Europe des "peuples libres" n'est un objectif accessible que par la collaboration de ceux et celles qui partagent les mêmes convictions par-delà les frontières.
Encore une chose, pour ceux qui seraient intéressés par nos CD's, t-shirts et autres, vous pouvez prendre contact avec STANDRECHT et écrire à www.geocities.com/standrecht_nl.


Dans une des chansons de STANDRECHT, il est fait état des "bokkerijders"; un mot d'explication... Les bokkerijders étaient des bandes qui aux 17ème et 18ème siècles semaient la panique dans les zones frontalières entre les Pays-Bas, la Belgique actuelle et l'Allemagne. On raconte qu'ils chevauchaient des boucs et se déplaçaient dans les airs. De nombreuses histoires et légendes ont trait aux "bokkerijders". Ainsi ils se seraient attaqués aux riches, aux fonctionnaires et aux églises pour redistribuer l'argent aux pauvres. En quelque sorte des Robin des Bois hollandais…