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  JEUNE RESISTANCE 21


DOSSIER :

LE SIONISME

1er article : Israël, petite chronologie d'une spoliation.

 

1880 – Suite à l'émancipation politique des Juifs en occident, leurs  revendications à posséder un Etat se fait de plus en plus présente. Les premières société s juives de colonisation de la Palestine voient le jour,

1882 – Yehuda Leib Pinsker écrit "Autoémancipation" invitant les juifs à se dé finir en nation territoriale.

1882 – 1903 – Premiè re vague d'immigration juive en Palestine provenant essentiellement de Pologne et de Russie.

1896 – Le livre de Theodor Herzl "L'état des juifs" fonde les bases de l'idé ologie sioniste.

1897 – Premier congrès sioniste à Bale.

1905 – 1914 Seconde vague d'immigration en Palestine provenant essentiellement de Pologne et de Russie.

. Apparition des premiers Kibboutzim. Le nombre de Juifs résidant en Palestine est alors passé de 24.000 en 1880 à environ 55.000.

1909 – Naissance de Tel-Aviv.

1919 – 1923 – Troisième vague d'immigration juive en Palestine. 97.000 nouveaux immigrants arrivent, essentiellement des mêmes ré gions.

1922 Les Britanniques obtiennent le mandat sur la Palestine.

1924 – 1928 – Quatriè me vague d'immigration juive en Palestine.

1929 – Premières é meutes arabes anti-juives.

1933 – 1939 – Cinquième vague d'immigration juive en Palestine. On compte près de 250.000 Juifs polonais, allemands et d'autres origines europé ennes.

1936 – Ré volte arabes en Palestine.

1947 – Les colons juifs soutenus par la diaspora obtiennent, suite à un vote de l'ONU, le partage de la Palestine. Le découpage du territoire est imposé aux Palestiniens pour former deux états. Un Etat israélien et un Etat arabe. Les Arabes refusent et entrent en guerre contre les immigrés juifs. C'est la guerre d'indé pendance.

1948 Le 14 mai, proclamation de l'indépendance de l'état d'Israël. C'est le début de la spoliation des terres palestiniennes. Les villages palestiniens sont démolis, les cimetières arabes rasés au bulldozer et les  terres cultivables confiées à des colons juifs. Création des premiers camps de réfugié s palestiniens.

1956 – Guerre de Suez.

1964 – Cré ation de l'OLP.

1967 – Guerre des six jours. L'armée israélienne victorieuse envahit les territoires palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Elle étend également son occupation au territoire syrien du Golan et au territoire égyptien du Sinaï. Le découpage établi par l'ONU en 1947 est définitivement caduque. Désormais, le grand Israël est né. Des vagues de réfugiés palestiniens fuient la répression israélienne pour s'expatrier en Jordanie et au Liban. Adoption de la ré solution 242 de l'ONU.

1973 – Guerre du Kippour. La guerre éclate à nouveau au Moyen-Orient, mais ce sont cette fois les Syriens et les Egyptiens qui prennent les Israéliens par surprise en attaquant à travers les hauteurs du Golan et le Canal de Suez.

1974 – L'OLP adopte un nouveau programme envisageant de fait la création d'une "autorité nationale" dans les territoires occupés. Les pays arabes, au congrès de Rabat, reconnaissent l'OLP comme l'unique représentant lé gitime du peuple palestinien.

1975 – Dé but de la guerre du Liban.

1976 – Première "journée de la terre". La Journée de la terre est une protestation annuelle des Arabes d'Israël contre des réquisitions de terres par les autorité s juives.

1977 – L'arrivée au pouvoir, en Israël, des ultra nationalistes va accélérer les implantations juives dans les territoires occupé es.

1978 – Entrée de Tsahal (l'armée israé lienne) au Sud-Liban.

1982 – Invasion israé lienne du Liban. Massacre de Sabra et Chatila.

1987 – Début à Gaza, de l'Intifada "la guerre des pierres". Déclenché par un accident de circulation impliquant un camion israélien et une voiture palestinienne dans laquelle plusieurs personnes ont trouvé la mort, le mouvement, qui a débuté par une grève générale à Gaza, s'est rapidement étendu à l'ensemble des Territoires Occupés palestiniens. Avec l'Intifada la population palestinienne sous occupation a pris en main sa situation sans plus s'en remettre ni aux Etats arabes, ni à l'OLP.

1993 – Accords d'Oslo. Reconnaissance mutuelle entre Israë l et l'OLP.

1994 – Accords Gaza-Jericho, permettant la création d'une autorité palestinienne autonome s'étendant à ces deux secteurs. Premiers attentats suicides du Hamas.

1995 – Accords permettant l'extension de l'autorité autonome palestinienne à l'ensemble de la Cisjordanie. Assassinat du Premier ministre israé lien Rabin, principal artisan de la paix.

1998 – Aprè s le meurtre de Rabin, le processus de paix entre dans l'impasse.

2000 – En octobre, la provocation d'Ariel Sharon en se rendant sur l'esplanade des mosquées, a déclenché une nouvelle Intifada née d'un processus de paix moribond. La répression disproportionnée des autorités israéliennes fait basculer le pays d'une logique de paix à une logique de guerre.

 

 

 

2eme article : PALESTINE : Israël a tort et voici pourquoi.


 

Les récents affrontements au Proche-Orient nous ont rappelé, à tous, la détresse du peuple palestinien. Or, la couverture médiatique de ces événements a été tout bonnement hallucinante. Alors que la faute israélienne était évidente, les médias jouaient à savoir qui des Israéliens ou des Palestiniens portait la responsabilité des débordements. Pour mieux noyer le poisson, les journalistes renvoyaient les protagonistes dos-à-dos. Pas de position tranchée, pas de grandes déclarations lyriques sur le devoir d'humanisme, auxquelles les compères de la presse nous avaient habitué. Même Bernard-Henry Lévy, si prompt d'habitude à partir en guerre, nous appelait à la plus grande réserve, vu la complexité de la situation. LA COMPLEXITE DE LA SITUATION ????? Si la situation dans les Balkans est compliquée, si la physique nucléaire est compliquée, le problème israélo-palestien, lui, ne l'est pas. Au contraire, il est d'une simplicité désarmante.

Pour émerger du flot ininterrompu de la désinformation ou plutôt de la non-information, une mise au point historique s'impose.

 

Remontons dans le temps : en 1947. Cela fait cinquante ans que les mouvements sionistes lorgnent sur la Palestine. Ils revendiquent un droit sur cette terre au nom d'une ancienne présence juive en ces lieux… il y a 2000 ans et d'une promesse divine formulée... dans la Bible. Au sortir de la seconde guerre mondiale, l'exploitation politique de la Shoah et les manigances d'une diaspora juive ultra puissante force la communauté internationale à reconnaître « le droit des juifs sur cette terre ». Au terme d'un vote de l'assemblée générale de l'ONU (certains Etats électeurs avaient été honteusement achetés), un plan de partage de la Palestine en deux entités, l'une juive et l'autre arabe, est adopté. Cependant ce plan ne tient aucun compte du sort des populations non-juives présentes dans la zone juive. Le vide laissé par les textes ne fait planer aucun doute, tout le monde sait que ces populations seront dépossédées de leurs biens et de leur terre au profit des nouveaux arrivants juifs, auréolés d'un passé de déportés. Cet état de fait est inacceptable pour les Etats arabes qui n'ont jamais été consulté sur ce découpage. Dénonçant la constitution d'un Etat juif et le sort réservé aux populations arabes de ce nouvel Etat, ils décident de rentrer en guerre contre Israël. C'est le début de la guerre d'indépendance. Grâce au soutien financier de la richissime diaspora juive, Israël arrive à constituer une armée et repousse l'offensive arabe. Les Israéliens annexent au passage des territoires supplémentaires, rendant le découpage initial de l'ONU caduc. En 1948, Israël proclame son indépendance.

 

C'est alors que commence le calvaire du peuple palestinien. La guerre, les exécutions sommaires, la destruction méthodique des villages, l'expropriation manu militari des familles palestiniennes et la destruction organisée des cimetières musulmans et chrétiens, poussent sur les chemins de l’exil des centaines de milliers d'arabes résidant en Palestine. Nos anciens déportés des camps nazis ont de la rancœur. Ils en veulent au monde entier, les Palestiniens vont payer pour les autres. Des cohortes de déshérités vont errer sur les routes, pour finir dans les premiers camps de réfugiés. Notez au passage que Gaza n'est rien d'autre qu'un immense camp de réfugiés. D'ailleurs l’expression « camp de réfugiés » est mal appropriée. Au bout de 50 ans, les termes de "réserve" voire de "camp de concentration" seraient plus juste.

Depuis 1948-1949 et la première guerre israélo-arabe, les Palestiniens ont connu plusieurs vagues d'exil et différentes terres d'accueil. L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) recense, au 30 juin 1999, 3,6 millions de réfugiés palestiniens. Il faut y ajouter plusieurs centaines de milliers d'autres non recensés, ainsi que plusieurs centaines de milliers de « personnes déplacées » en 1967 (qui ont fui la Cisjordanie et Gaza et se sont installés, pour la plupart, en Jordanie). Car en 1967, suite à l'offensive de Tsahal (l’armée israélienne) contre l'Egypte, Israël annexe les derniers territoires libres palestiniens en plus du désert du Sinaï, possession égyptienne, et du Golan, possession syrienne. Dès les premiers jours qui suivent sa victoire de juin 1967, Israël entreprend sa politique de colonisation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est au nom de la « sécurité », de la défense de l'Etat juif et surtout dans un but d'expansion territoriale. L'objectif est clair, il s'agit de constituer le grand Israël au nom du peuple élu. Troublante ressemblance avec le concept de grande Allemagne au nom de la race élue, n'est-ce pas ?

 

Désormais, l'ensemble des Palestiniens vit, soit dans des territoires occupés, soit dans des camps, soit à l'étranger. Les résolutions de l'ONU ne seront jamais appliquées. Or, la résolution 242 exige le retrait des troupes israéliennes des territoires de Cisjordanie et de Gaza et la résolution 194 défend le droit des réfugiés à rentrer chez eux. Saddam Hussein et Milosevic sont bien placés pour savoir ce qu’il en coûte, en principe, d'enfreindre les règles du droit international. Mais avec les Juifs c'est différent, ils ont souffert vous comprenez. Non seulement, l’Etat d’Israël n'a jamais été inquiété, mais en plus il a l'impertinence de fixer les conditions de la restitution des territoires illégalement occupés. On croit rêver...

 

Au fond que demandent les Palestiniens ? Un Etat et la liberté. Est ce vraiment inacceptable alors que plus de 70% de leur territoire leur a déjà été volé ? Ils demandent d'être traités comme des hommes. Ils demandent que finisse cet exil de plus de 50 ans. Ils demandent qu'Israël ne tire plus sur leurs enfants comme l'on tire sur des pigeons. Ils demandent que les hélicoptères Apache cessent de bombarder avec des roquettes incendiaires leurs logements rudimentaires dans lesquels des familles vivent entassées à 8 ou 10. Ils demandent de ne plus vivre enfermés dans des camps dont l'issue est contrôlée par des soldats israéliens suréquipés.

Est ce vraiment inacceptable ? Oui, pour les partisans du grand Israël qui veulent tout Jérusalem, toute la Palestine : tout pour les Juifs et « à mort les empêcheurs de se lamenter en rond ». Voici les véritables pensées des dirigeants israéliens. Si pour Bernard Henry-Lévy la situation est complexe, pour l'observateur ni israélien, ni palestinien, elle ne l'est pas. Israël à tort. Les violences de ces dernières semaines sont à mettre sur le compte du désespoir du peuple palestinien.
Désespoir, qui s'explique par l'intransigeance et la mauvaise foi israélienne dans la poursuite des accords de paix engager par Izak Rabbin. Sans sombrer dans un panarabisme béat, il est clair que la lutte du peuple palestinien contre l'intrus israélite ressemble fort à la notre. A Paris comme à Gaza, Intifada.

 

Où sont les réfugiés palestiniens ?

Aujourd'hui, les réfugiés palestiniens sont 1,46 million en Jordanie (dont 270 000 dans des camps), 365 000 au Liban (dont 200 000 dans des camps), 365 000 en Syrie (dont 105 000 dans des camps). A Gaza, ils sont 770 000 (dont 420 000 dans des camps) et en Cisjordanie 550 000 (dont 150 000 dans des camps). Selon le gouvernement israélien, ces chiffres seraient « exagérés » .

 

Quelques résolutions importantes (dans des cadres)


 

La résolution 181 du 29/11/1947.

La résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations-Unies, votée le 29 novembre 1947, recommande le partage de la Palestine en un Etat juif, un Etat arabe et une zone « sous régime international particulier » .

14 000 kilomètres carrés, avec 558 000 juifs et 405 000 arabes pour l'Etat juif, 11 500 kilomètres carrés, avec 804 000 arabes et 10 000 Juifs pour l'Etat arabe, 106 000 Arabes et 100 000 juifs pour la zone internationale qui comprend les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem. Entre les deux Etats devait s'installer une union économique, monétaire et douanière.

Adoptée par 33 voix (dont les Etats-Unis et l'URSS), contre 13 voix opposées et 10 absentions (dont la Grande-Bretagne espérant à la faveur des troubles maintenir son influence), elle est refusée par les Arabes et critiquée par les sionistes qui s'y rallient malgré tout. La résolution ne sera jamais appliquée et six mois après son vote, le 15 mai 1948, débute la première guerre israélo-arabe, après cinq mois de guerre judéo-palestinienne.

 

La résolution 194 du 11/12/1948

La résolution 194 est adoptée le 11 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations-Unies. Elle décide, à la suite du départ forcé de centaines de milliers de Palestiniens : « qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. »

 

La résolution 242 de L'ONU du 22/11/1967

Adoptée par le Conseil de sécurité, le 22 novembre 1967, six mois après la guerre des six jours, la résolution « exige l'instauration d'une paix juste et durable au Moyen-Orient », qui passe par « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés pendant le récent conflit » et le « respect et reconnaissance de la souveraineté de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri de menaces et d'actes de force. »

La version anglaise est plus ambiguë parlant de retrait « from territories » ce que certains ont pu traduire par « de territoires », formule plus vague que « des territoires » .

Cette résolution, reprise dans toutes les négociations ultérieures, jette les bases de la paix au Proche-Orient : l'évacuation par Israël des territoires occupés et la reconnaissance par les Etats arabes du droit d'Israël à la paix dans des frontières sûres.

 

La résolution 3236, du 22/11/1974

Résolution de l'Assemblée générale des Nations unies du 22 novembre 1974 qui réaffirme le « droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens, d'où ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour » et le droit à l'autodétermination du peuple p alestinien.

 

 

 

3eme article : Ein Volk ! Ein Israël ! Ein Talmud !


 

  Haine de l'Autre, rejet de la différence, hantise du métissage, certains textes religieux juifs sont une véritable école du mépris et du racisme. Ils renvoient aux heures les plus noires de l'histoire de l'humanité. Pour ceux des Juifs qui lisent ces textes et y adhèrent, Israël est vraiment uber alles !

 

Anatomie d'une pathologie mentale.

 

  La « religion juive » est bien évidemment au centre de l’élan sioniste et c’est en l’analysant qu’on peut mieux comprendre les motivations et les objectifs de ceux qui, en son nom, se disent les guerriers d’Israël et sont prêts à aller jusqu’à la mort pour défendre leurs croyances. La question de fond que l’on se pose est la suivante : « Pourquoi ne peut-on trouver la paix en Palestine ? » Afin de nous aider dans notre démarche nous nous appuierons sur les travaux réalisés par Israël Shahak, juif Israélien professeur de chimie organique à la retraite, militant des droits de l’homme, interné dans plusieurs camps de concentration nazis et expert en études talmudiques et des lois rabbiniques (en gros, c’est un alibi de choc  !).

  Pour Shahak comme pour pas mal de juifs laïcs israéliens, la paix ne peut-être trouvée au Proche Orient tant que les juifs n’auront pas fait une autocritique en profondeur des penchants obscurantistes de leur religion. Pour Shahak :  « La voie d’une révolution authentique à l’intérieur du judaïsme - pour lui inspirer l’humanité pour rendre les juifs à même de comprendre leur propre passé et, par-là, de se rééduquer en dehors de sa tyrannie- passe par une critique implacable de la religion juive

 

  Israël Shahak démontre clairement que le combat sioniste est fondé sur une idéologie ouvertement raciste où tout juif (prouvé juif si sa mère, sa grand-mère, son arrière-grand-mère et sa trisaïeule étaient de confession juive ! ! !)  a des droits que n’ont pas les non-juifs (appelés les gentils). Prenons l’Etat d’Israël.      Israël « appartient » (c’est le terme en vigueur) aux personnes définies comme « juives » par les autorités israéliennes quelles que soient leur lieu de résidence. En revanche les non-juifs n’ont accès à aucune terre (même les arabes israéliens qui ont servi dans l’armée israélienne ! ! !). On comprend que la cohabitation locale avec les autres peuples soit un peu…compliquée. Le travail de Shahak consiste à montrer du doigt, comme nous l’avons vu dans ce petit exemple, toute une série d’inanités auxquelles croient les plus féroces des sionistes et qui suivent au pied de la lettre des formulations qui, de toute évidence sont à apprécier après une lecture plus approfondie. En décryptant la structure théologico-juridique du judaïsme classique puis du talmud, Shahak met en exergue toute une série de préjugés et de croyances que très peu de défenseurs des « droits de l’homme » semblent connaî tre.

Le premier code de loi talmudique est la Mishneh Torah, écrite par Maïmonide à la fin du XIXème siècle (on est déjà loin de l’Ancien Testament ! ! !), d’autres ont suivi mais le principe reste le même : il s’agit d’un nombre abondant de règles écrites que les juifs doivent suivre à la lettre pour être de bons juifs. Le but de notre analyse n’est pas une critique de la religion juive mais la démonstration que les préceptes racistes qui se dégagent très fortement de certaines lectures ne peuvent amener les juifs et d’autres peuples à s’entendre harmonieusement. Prenons différents exemples afin de bien comprendre l’impossibilité de trouver la paix avec des intégristes juifs  :

 

Le meurtre

 Un des plus importants commentateurs de la Shulhan Arukh (autre code de la loi talmudique écrite par Joseph Caro à la fin du XVIè siècle) explique qu’on ne peut pas tuer un gentil directement, en revanche, on a le droit de le nuire indirectement en enlevant une échelle quand il est tombé dans un trou. Méfiez-vous des trous ! !  !

 

Les cadeaux

  Les cadeaux pour les non-juifs sont formellement interdit par le Talmud sauf si cela est considéré comme un placement dont on attend quelque retour.

 

Objets perdus

Le juif qui trouve une chose appartenant probablement à un autre juif doit faire tout son possible pour la restituer. En revanche, le Talmud et toutes les autorités rabbiniques anciennes non seulement permettent de s’approprier l’objet perdu par un gentil mais interdisent carrément de le rendre  !

 

Le vol

Le vol est strictement interdit (juif ou gentil). Mais il est permis de voler des non-juifs s’ils sont « sous la domination des juifs » (les colonies des fanatiques juifs en Palestine prennent ici toute leur valeur).

 

Et la liste est longue. Dans ce contexte là il est IMPOSSIBLE de trouver la paix car les intégristes juifs (très actifs et influents en Israël et en dehors), se considèrent réellement comme la race élue et pratiquent à l’égard des autres une véritable discrimination qui explique sans problème les soulèvements du peuple palestinien, victime d’une véritable discrimination en raison de leur non-appartenance à la tribu juive. Et cela parce que la Halakhah, qui est ce système de lois du judaïsme classique pratiqué par quasiment tous les juifs du IXè au XVIIIè siècles et dont la flamme reste vive aujourd’hui dans le judaïsme orthodoxe, l’ ordonne.

En France ce sujet est tabou mais en Israël les résistants au sionisme, palestiniens mais aussi d’autres juifs, connaissent très bien ces arguments et n’hésitent pas à dénoncer l’obscurantisme de religieux juifs qui « croient dur comme fer que le cosmos a été créé et que toute l’histoire de l’humanité a suivi son cours à l’unique intention des juifs. » (in Haaretz - Benyamin Beit-Hallahmi - 21/09/94).  La paix au Proche Orient passe par une introspection sous forme de critique constructive des juifs de leur propre religion et de ses rapports à d’ autres religions et aux autres peuples.

 

Nicolas Lefoyer