Retour au sommaire du numéro
  JEUNE RESISTANCE 21


SUR LE NET :

Intifada sur le Net

 

Le site Web du ministère israélien des Affaires étrangères a été fermé, pendant quelques jours, à la suite d'attaques informatiques en provenance du monde entier qui ont bloqué son accès. Le site a été assailli de demandes de visites et de courriels. Selon le porte-parole, une partie des attaques provenaient de sites contrôlés par des mouvements chiites aux États-Unis. Le site de la Knesset a également été bloqué pour les mêmes raisons.
Le site de l'armée israélienne, cible lui aussi d'attaques informatiques intenses, n'a en revanche pas été fermé. L'armée et le Parlement ont demandé à une firme américaine spécialisée de renforcer les dispositifs de sécurité de leur site.
Le Hezbollah semble être à l'origine de ces attaques. Le site du parti islamiste a en effet été piraté début octobre, peu de temps après la capture au Liban de quatre soldats israéliens. Le Hezbollah avait alors dénoncé " la barbarie de l'ennemi sioniste ".

 

 

 

L’email : de l’ outil au moyen de pression.

 

La campagne mondiale contre la torture organisée par Amnesty International est la première à exploiter les e-mails, en plus des lettres en papier, comme moyen de pression sur les gouvernements.

Le 18 octobre Amnesty a publié la totalité de son rapport sur la torture dans le monde et a lancé un site internet , stoptorture.org, où l’on peut télécharger la totalité des 136 pages du rapport, et s’inscrire au programme « Stamp out torture ». Les internautes qui s’inscrivent en laissant nom, prénom et e-mail seront prévenus par Amnesty à chaque fois qu’un cas de torture est répertorié, et qu’une action immédiate semble nécessaire. Amnesty envoie alors, par e-mail mais aussi sur les téléphones portables qui ne supportent que les messages SMS, un message d’alarme. Un lien dans le message permet aux internautes, par simple clic, d’envoyer un message très simple, « stop the torture », dans la boite aux lettres électronique des personnes considérées par Amnesty directement responsables des tortures. Le but n’est pas, selon Amnesty, de saturer leurs boîtes aux lettres électroniques, mais de leur faire savoir que leurs actions ont été rendues publiques.

Une initiative très intéressante dont il faudrait s’inspirer pour notre combat contre le mondialisme.

http://www.stoptorture.org 

 

 

Surfer anonyme

 

SafeWeb est un service en ligne gratuit permettant aux internautes de naviguer en mode sécurisé . Il suffit de se rendre sur le site de SafeWeb et de taper l'adresse du site vers lequel l'internaute souhaite naviguer. Une barre d'adresses SafeWeb vient alors prendre la place de celle du navigateur.

Le site SafeWeb fait office d'intermédiaire entre le web et l'utilisateur. Il protège l'anonymat de l'internaute grâce une technologie baptisée “PrivacyMatrix”.

 

http://www.safeweb.com  

 

L’Allemagne sous contrô le

 

Des fournisseurs allemands d'accès à Internet se sont réunis au sein d'une initiative destinée à lutter contre la prolifération de sites d'extrême droite et baptisée "No abuse in Internet" ou "Naiin", soit "pas d'abus sur l'Internet".
Les internautes pourront entre autres dénoncer sur le site de Naiin les sites ou pages d'extrême-droite qu'ils auront découverts sur le Net, a indiqué le président de Naiin, Arthur Wetzel, président du fournisseur d'accès Strato.
L'initiative a reçu le soutien du président de la communauté juive de Berlin, Andreas Nachama, et de la co-présidente des Verts, Renate Kuenast.

Par ailleurs,  la police criminelle fédérale allemande (BKA) vient de faire savoir, par la voix de son dirigeant Manfred Klink, qu'elle a décidé de faire appel au FBI afin de lutter plus efficacement contre la propagande d'extrême droite diffusée sur Internet par des néo-nazis américains. Selon un rapport, Internet aurait permit à des groupuscules isolés de se transformer en véritable ré seau mondial.

 

http://www.naiin.org

http://www.bka.de

http://www.fbi.org

 

 

Attaques par saturation


Récemment, de gros sites tels que Yahoo ou encore Ebay ont été victimes d’attaques par saturation. Et bien figurez-vous que le collectif Electrohippies veut mettre à disposition des internautes un logiciel permettant de lancer facilement ce genre d’attaques.

Qui sont les Electrohippies ? Ces activistes sont sortis de l'ombre l'automne dernier en servant de relais à diverses manifestations telles que des "sit-in virtuels" qui visent à saturer de requêtes ou de courriers électroniques des serveurs "ennemis" (web ou e-mail). Ils ont notamment mené une campagne contre le site internet de l'Organisation Mondiale du Commerce durant le sommet de Seattle, servant de relais virtuel aux amis de José Bové.

Suite à cette action, explique le collectif, « Nous allons sous peu lancer de nouveaux outils d'activisme internet. L'un d'entre eux est un logiciel client de déni de service, déjà en version bêta évaluée par des militants en Europe et aux États-Unis. » Affaire à suivre.

 



Les sages de Sion : un succès de librairie  ?

 

Scandale sur le Net. Les Protocoles des sages de Sion sont en vente - et en promo !- sur Amazon.com, la plus grande librairie virtuelle que contient le réseau.

Amazon doit-il vendre ce livre se demandent certains ? Le supermarché pense « fortement que l'accès à tout écrit, qu'importe la haine qu'il véhicule, est une des choses qu'il doit faire. C'est même un service que la constitution des États-Unis protège. »

Pour Marc Knobel, membre de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, les choses ne sont pas si simples. « Que faire ? En l'occurrence, Les Protocoles peuvent être vendus aux États-Unis et même si le livre fait l'objet d'un arrêté d'interdiction de diffusion en France, n'importe qui peut aller l'acheter. La seule réaction possible, c'est une réaction citoyenne, par laquelle on informe et prévient les gens de ce qu'ils vont trouver dans ce livre. »



Le Sentier, Lieu très branché

Le Sentier, haut lieu de la confection à Paris, est devenu en moins de deux ans le quartier des start-up d'Internet, attirées par les loyers bas, les vastes locaux et probablement le caractère symbolique des lieux. 

Les acteurs de la Nouvelle économie ont donc jeté leur dévolu sur ce quartier rebaptisé le « Silicon Sentier ». On y trouve en vrac Yahoo France, Buycentral - guide d’achat en ligne-, Net2one - recherche personnalisée d'information sur le Web -, Alafolie.com, Clust.com ou encore Lastminute.com. Place désormais centrale pour le développement du commerce électronique en France, qui pouvait rêver de meilleur endroit pour les entrepreneurs motivés de gros profits à très court terme ? Et le web citoyen dans tout ça  ?

Antoine Morès