NOUS
VIVONS UNE EPOQUE FORMIDABLE
La guerre
nucléaire secrète.
Voilà maintenant plus de 10 ans que les médias
nous parlent du syndrome de la guerre du Golfe. Depuis la
fin des hostilités, on constate un nombre anormal de
décès ou de malades parmi les vétérans
des armées alliées, notamment Française
et Américaine. A l'époque, on en attribuait
la cause aux effets secondaires des préparations injectées
aux soldats afin de les protéger contre les attaques
de gaz toxiques. Cette version avait l'avantage de préserver
l'image d'armée propre des forces américaines,
tout en soulignant l'inhumanité de Saddam Hussein,
en faisant référence à son arsenal d'armes
neurotoxiques. Ces vétérans malades ou déjà
morts n'étaient en conséquence que les dernières
victimes d'une guerre potentiellement chimique contre un dictateur
monstrueux. Cette interprétation des événements
convenait parfaitement aux journalistes et à leur schéma
de pensée grossier. Bref, Si Saddam Hussein n'avait
pas agité la menace d'une guerre chimique, nos jeunes
soldats seraient toujours vivants. Cette version avait l'avantage
de présenter sous les traits de victimes, des autorités
américaines obligées dans l'urgence d'user de
contrepoisons chimiques hasardeux.
Cependant dans
l'ombre de la version officielle, reprise béatement
pas tous les médias, une autre explication était
avancée par l'Etat irakien. Mais dans la tête
étroite de nos éditorialistes et rédacteurs
en chef, tout ce qui venait de ce pays ne pouvait être
que taxé de propagande, contrairement aux communiqués
officiels de l'OTAN, estampillés vérité
divine. La supercherie aurait été parfaite s'il
n'y avait eu la guerre du Kosovo. Quelque mois après
ce dernier conflit des soldats français, italiens,
américains tombent à nouveau étrangement
malades et meurent. Cette fois les journaux parlent du "syndrome
des Balkans". Or au Kosovo, il n'a jamais été
question de guerre chimique. La thèse des effets secondaires
provenant des contrepoisons chimiques n'est plus suffisante.
Le problème est ailleurs.
Or il y à
déjà 10 ans, l'Etat irakien parlait de contamination
à l'uranium appauvri de populations civiles et de territoires
entiers. Puis c'est Milosevic qui, en 1994, accusait l'Otan
d'utiliser des munitions à l'uranium appauvri contre
les forces serbes de Bosnie qui encerclaient Sarajevo. Aujourd'hui
on découvre avec stupéfaction que la dénomination
de "Guerre propre" cachait en vérité
l'utilisation d'armes radioactives hautement toxiques. Devant
nos écrans de télévision la guerre semblait
propre, mais sur le terrain elle avait un arrière goût
de catastrophe nucléaire, sanitaire et écologique.
Aujourd'hui c'est officiel. Nous savons que lors du conflit
irakien et de la guerre du Kosovo, l'armée américaine
avait équipé ses chars, ses avions et ses hélicoptères
de combat avec des projectiles perforants de grand et petit
calibre à uranium appauvri. Ce métal est dense
et pyrophore, c'est à dire qu'il s'enflamme spontanément
en présence d'oxygène à des températures
relativement basses. Lorsqu'il frappe un engin blindé,
il ne s'écrase pas, il ne vole pas en éclats,
il pénètre le blindage et chauffé à
blanc, il se vaporise, formant un aérosol brûlant,
meurtrier et dévastateur. Ses capacités de perforation
de blindage sont nettement supérieures aux métaux
traditionnels. L'utilisation de l'UA permet de disposer d'un
avantage tactique certain sur le terrain. Les 4.000 tanks
de Saddam Hussein ont été pulvérisés
en quelques jours. Plus de 300 tonnes de ce métal ont
été déversées sur l'Irak et 100
autres tonnes ont été lâchées sur
le territoire serbe. Ces chiffres sont effrayants.
Pour se défendre, le pentagone affirme que l'uranium
appauvri est moins radioactif que l'uranium naturel et que
son utilisation dans les munitions n'est pas dangereuse pour
l'homme. Cependant, de nombreux éléments, y
compris des sources militaires américaines, viennent
infirmer cette position. D'ailleurs, l'impossibilité
pour les autorités américaine de démentir
les arguments avancés par les opposants de l'uranium
appauvri laisse envisager le pire.
Bombardements de déchets nucléaires
Mais pour
comprendre l'ampleur du désastre, il faut d'abord savoir
de quoi on parle. Qu'est ce que l'uranium appauvri (UA) ?
L'uranium naturel est utilisé comme combustible nucléaire
dans les centrales atomiques. Dans un morceau d'uranium, on
trouve en proportions constantes deux sortes d'atomes (isotopes)
d'uranium différents : l'uranium 238 (U238) qui constitue
99,3 % du mélange et l'uranium 235 (U235) qui forme
les 0,7 % restants. Toutefois, seul l'isotope U235 subit facilement
le phénomène de la fission qui est à
la base de la production d'énergie nucléaire.
Pour assurer le bon fonctionnement des réacteurs des
centrales nucléaires, la proportion dans l'uranium
de l'isotope U235 doit atteindre environ 3 à 5 %, soit
un pourcentage nettement plus élevé que les
0,7 % rencontrés dans l'uranium naturel. Afin d'obtenir
un bon combustible nucléaire, il convient donc d'enrichir
cet uranium naturel en U235. Pour cela on transfère
l'U235 d'une barre d'uranium sur une autre. Ce que l'on ajoute
à une partie du métal est évidemment
retiré à l'autre; d'ou la production simultanée
d'uranium enrichi et d'uranium appauvri.
L'uranium appauvri est chimiquement toxique, mais c'est surtout
un émetteur de particules alpha d'une demi-vie radioactive
de 4,5 milliards d'années. L'utilisation de l'uranium
appauvri comme perforateur de blindage accroît ses effets
nocifs. Des tests réalisés par l'armée
américaine ont révélé que 18%
à 70% d'un perforateur à uranium appauvri en
se consumant et en s'oxydant, se transforme en particules
extrêmement petites au moment de l'impact(1). Lorsque
l'obus touche l'objectif, une très haute température
transforme instantanément l'essentiel de l'UA en un
nuage de microscopiques particules insolubles d'oxyde d'uranium
UO2 ou UO3. L'effet ne sera donc pas limité au lieu
de l'impact. Présentant une vitesse de chute négligeable,
cet aérosol d'oxyde d'uranium en suspension dans l'air
peut, porté par les vents, franchir des dizaines de
kilomètres, être inhalé et ingéré
par les habitants(2).
Lorsque ces particules volatiles sont inhalées par
l'homme, elles se mettent d'abord dans les poumons, puis peuvent
voyager dans le sang et se déposer dans le cerveau,
les reins, les os, le système reproductif, les muscles
et la rate. Une personne contaminée par l'uranium appauvri
risque de développer des lésions rénales,
des cancers du poumon et des os, des maladies respiratoire
non malignes, des problèmes de peau, des troubles neurocognitifs,
des lésions chromosomiques, et des malformations à
la naissance.
De plus, les projectiles intacts, eux aussi, présentent
un risque. Une note interne de la U.S. Defense Nuclear Agency
faisait remarquer que "les particules alpha (poussières
d'oxyde d'uranium) des projectiles épuisés sont
inquiétantes pour la santé mais les particules
bêta provenant des fragments et des projectiles intacts
présentent également un sérieux risque
pour la santé, avec un taux possible d'exposition de
200 millirads par heure s'il y a contact". En effet,
des obus et balles intacts retrouvés prés des
zones de combat en Irak et au Kosovo présentaient un
fort rayonnement radioactif.
Touts les secteurs où des perforateurs à uranium
appauvri ont été employés sont contaminés
et contaminant. Selon un rapport de la U.S. Army Chemical
School : "Les composés solubles d'UA se dissoudront
facilement et se déplaceront avec l'eau de surface
ou les nappes phréatiques. Boire l'eau contaminée,
l'utiliser pour le nettoyage ou tout autre contact avec cette
eau répandront la contamination
Après
la contamination de l'air et de l'eau, l'UA se dépose
dans le sol. Une fois qu'il s'y trouve, il y reste à
moins qu'il n'en soit retiré. En d'autres termes, la
zone restera contaminée et ne se décontaminera
pas d'elle-même". Or, le nettoyage d'une zone touchée,
implique de retirer la couche supérieure du sol contaminé
pour la stocker dans des conteneurs à l'instar des
déchets radioactifs. Lorsqu'il s'agit de régions
cultivables un tel procédé s'avère dévastateur.
La région de la Beauce (grenier à blé
français) par exemple serait transformée en
un désert stérile. De plus, le nettoyage est
extrêmement coûteux. Il va sans dire que l'armée
américaine n'a procédé à aucun
nettoyage, ni en Irak ni en Serbie, laissant des populations
entières vivre à proximité de zones considérées
comme contaminées et dangereuses.
Mais la polémique ne s'arrête pas là.
En plus des Isotopes U235 et U238 ordinairement présent
dans l'uranium brut, on détecte sur certains malades
des traces de l'isotope ultra toxique U236. Or, cet isotope
n'existe pas dans l'uranium à l'état naturel.
La raison en est simple : il s'agit du plutonium, le métal
le plus toxique qui soit. Tellement toxique qu'il est l'élément
de base de la bombe H (la bombe atomique). L'uranium employé
dans les projectiles ne provient donc pas du processus de
l'enrichissement exposé plus haut dans cet article.
En effet, l'autre moyen d'obtenir de l'uranium appauvri est
de retraiter les combustibles usés des centrales nucléaires.
Le CEA nous explique qu'il existe deux autres méthodes
pour obtenir de l'UA : "Lorsque l'on retraite du combustible
usé, on obtient de l'UA. Même chose lorsque l'on
réenrichit cet uranium de retraitement. Dans les deux
cas, il est normal de trouver de l'uranium 236 et des traces
de radio nucléides, comme le plutonium, produits au
cours de la fission dans le réacteur." . Pour
rester simple, la CEA nous annonce que nous avons affaire
à des déchets nucléaires. Les munitions
utilisées par l'armée américaine sont
constituées d'uranium appauvri résultat du processus
de combustion de centrales nucléaires civiles. Tout
est dit
Les Américains ont utilisé des
déchets nucléaires radioactifs dans leurs bombes.
Aux total, 400 tonnes de mini bombes nucléaires déversées
en Irak, en Bosnie et au Kosovo.
Nouvel ordre criminel mondial
Quelques semaines
après le conflit irakien, cette nouvelle guerre technologique
avait ravi tout le monde. On parlait de frappe chirurgicale,
de population civile épargnée, de guerre "
zéro mort ". Bref, des conflits comme on les aime
dans les chaumières occidentales. Malheureusement 10
ans après, le bilan est beaucoup moins ravissant.
En Irak, le nombre de cancer parmi la population civile a
augmenté de manière caractéristique.
A cela s'ajoute une explosion des naissances de nourrissons
anormaux. Un nombre effrayant d'enfants difformes peuple désormais
les centres hospitaliers irakiens. L'embargo américain
ne fait qu'aggraver une situation déjà catastrophique.
Des images insoutenables sur l'état sanitaire des hôpitaux
irakiens, et plus particulièrement sur la qualité
des soins apportés aux enfants malades, nous sont volontairement
cachées. La bonne conscience puritaine anglo-saxonne
ne s'en remettrait pas. En tout et pour tout, cette guerre
aura fait 1,5 millions de morts irakiens (victimes de l'embargo
comprises). Pour se faire une idée du désastre,
cela correspond au nombre de soldats français tombés
lors de
la première guerre mondiale. La guerre
n'a pas changé, elle reste meurtrière.
Au Kosovo, il est encore trop tôt pour dresser un bilan.
Mais les événements de la précédente
guerre de Bosnie nous permettent de nous faire une idée
sur ce qui attend les populations serbe et albanaise. En effet,
Lors du conflit bosniaque l'Otan a également utilisé
des armes à uranium appauvri. 5 ans après les
faits, les docteurs serbes constatent aujourd'hui une augmentation
de 10% de la mortalité à causes des maladies
malignes, principalement cancer et leucémie, parmi
les réfugiés serbes venant de zones où
des armes à uranium appauvri ont été
utilisées. Ceci fait froid dans le dos. Une doctoresse
de Bratunac (ville qui accueille de nombreux réfugiés
serbes) Slavica Jovanovic déclare : "Compte tenu
de l'expérience acquise à ce jour avec l'uranium
appauvri, on peut établir un rapport entre cette substance
et l'augmentation de certaines maladies constatées
par les médecins de Bratunac."
Nous voilà devant la dure réalité. Le
nouvel ordre mondial tant vanté, tant adulé
par nos penseurs idiots, se présente devant nous, les
mains recouvertes de poussières radioactives. Des milliers
de vétérans, des centaines de milliers de civils,
d'enfants, de femmes victimes de ce nouvel ordre mondial.
Enterrés dans l'ignorance pour les plus chanceux, souffrant
une vie de cauchemar pour les survivants malades. Rappelons
au passage que dans l'histoire la seule et unique nation à
avoir utilisé des armes atomiques reste les Etats-Unis
d'Amérique. Quand cette impunité va t-elle cesser
? Les Serbes et les Croates ont comparu devant le tribunal
de la Haye, cour de justice partiale. Les juges des procès
staliniens avaient plus de tenue à coté de ces
magistrats internationaux corrompus et complices silencieux
de la mort des femmes et des enfants irakiens, serbes et albanais.
Désormais les tribunaux civils traquent les vieux dictateurs
et criminels de guerre. Papon, bientôt centenaire, condamné
pour des délits perpétrés cinquante ans
auparavant. Ils veulent nous faire croire que personne n'échappe
plus désormais à la justice.
Nous, nationalistes, ce qui nous intéresse, ce ne sont
pas les crimes vieux de cinquante ans, mais ceux commis aujourd'hui.
Pour ceux-là, il faudra un jour dresser de vrais tribunaux
indépendants, et y convoquer les authentiques criminels
de guerre. L'embargo irakien, l'emploi d'armes à uranium
appauvri et pire encore, l'utilisation de déchets nucléaire
dans les munitions : actes à l'origine de centaines
de milliers voir de millions de morts. Voilà les chefs
d'inculpation dont devront répondre Bush (les deux),
Clinton, Chirac, Blair et les autres.
(1) Dan Fahey
- GRID DATA, (Traduction de : Depleted Uranium : a post-war
disaster for environment and health" - Laka Foundation
- Mai 1999)
(2) Luc Mampaey, attaché de recherche au GRIP, GRID
DATA
Karl
Hauffen
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