LIVRES
Duncan Campbell, Surveillance
électronique planétaire, Edition Allia.
Ce petit livre dense et fort
instructif est la traduction française du rapport que
le Parlement européen avait commandé en 1998
au journaliste D. Campbell. Après s'être fait
espionnée sans vergogne pendant plus de 50 ans, la
Communauté européenne s'intéressait enfin
au programme anglo-saxon d'écoute et d'interception
des télécommunications, plus connu sous le terme
" Echelon ".
Canada, Australie, Nouvelle Zélande et Grande Bretagne
- véritable cheval de Troie au cur de l'Europe
- collaborent avec les USA dans ce gigantesque réseau
d'espionnage industriel, mais aussi diplomatique, qui aurait
rapporté 25 MD de dollars de contrat chaque année
aux Etats Unis, essentiellement aux dépends des européens
et des japonais.
Les stations d'écoute de la " NSA " américaine
couvrent la quasi-totalité de la planète, et
sont appuyées par des logiciels hyper puissants capables
d'intercepter et de filtrer 80 à 90 % des communications
internationales non cryptées, à l'aide de mots-clés
(noms des sociétés en compétition, de
leurs dirigeants, des officiels chargés de veiller
à la bonne tenue du contrat
).
Ce livre très politiquement correct (notamment en ce
qui concerne les bienfaits du mondialisme
.) n'en recèle
pas moins de nombreux détails édifiants : entreprises
US ayant bénéficié de l'aide de la NSA,
localisation des nombreuses bases " Echelon " et
leur affectation, failles de sécurité introduites
volontairement par la NSA dans des logiciels tels que Nescape
navigator, Internet explorer ou Lotus notes
Souriez vous êtes filmés ! Et lorsque, dans un
avenir très prochain, les connections internet seront
illimitées, vous aurez un mouchard 24/24 H. chez vous
!!!
Rémi
Madric
Benoît Loeuillet, Pierre-Antoine Cousteau - un journaliste
engagé (1932-1944),
(préface, photos inédites, 120f+15f de port).
Editions Henry Coston. , B.P 92-18, Paris Cedex 18
Cet livre clair et documenté a le premier mérite
de réparer une incroyable injustice en retraçant
le parcours de ce journaliste méconnu et hors du commun.
Qui se souvient en effet de celui qui fut salué à
sa mort en 1958 comme le " plus grand journaliste de
l'occupation " ?!
L'ouvrage apporte ensuite un grand nombre de précisions
sur les dessous de cette période tourmentée
: Pourquoi tant de personnalités de gauche ont-elles
basculé dans la collaboration la plus intransigeante
? Quelle fut l'opinion réelle des fascistes français
face à l'Allemagne national-socialiste ou envers le
gouvernement de Vichy ? Pourquoi Brasillach a-t-il quitté
le journal " Je Suis Partout " en 1943 ?
A travers les multiples fonctions que P.A. Cousteau occupa
au sein de cet hebdomadaire, à travers ses articles
de politique intérieure, et à travers le récit
de ses nombreux voyages, nous découvrons au fil des
pages un large panorama historique. Le frère du "
Commandant " nous emmène tour à tour en
G.B, aux E.U, dans une manifestation réxiste, sur la
frontière lettone, à Tolède pendant la
guerre d'Espagne, lors du congrès de Nuremberg en 1937
ou au cur de la République de Salo en 1944
Grâce à de nombreuses citations nous pouvons
apprécier son style et le ton de ses papiers : vif,
ironique, percutant. Le mélange explosif d'un Daudet
et d'un Céline !
La personnalité de P.A. Cousteau allie la droiture
et le courage à une fidélité politique
exceptionnelles. En 1944, il clamait sans faillir son attachement
aux valeurs et à l'engagement fascistes, et affirmait
: " nous savons qu'on a toujours tort d'avoir raison
trop tôt
" Anti-américain, partisan
d'une grande Europe, P.A. Cousteau redoutait " la fin
de l'homme blanc
"
Combien ont renié leurs idéaux d'un revers de
main ? Pas lui. Ni lors de son procès qui le vit condamné
à mort (ce qui fit dire à Rebatet : " j'enviais
mon cher Cousteau qui s'en était tiré beaucoup
plus adroitement et virilement que moi "), ni à
sa sortie de prison où il reprit le chemin des rédactions
nationalistes.
Avec de tels arguments et un tel tempérament, sans
nul doute qu'il aurait partagé le combat des radicaux
du XXI° siècle ! P.A.C, présent !
Rémi
Madric
Martin Peltier, J'ai choisi
la bête immonde, ICM (103, bvd Macdonald, 75019 Paris).
Journaliste pendant de nombreuses
années au Quotidien de Paris, Martin Peltier à
succédé à Roland Gaucher à la
direction de la rédaction de National Hebdo. C'est
lui qui était à la direction du magazine lepéniste
lors de l'éclatement de décembre 1998. Ce qu'il
faut noter avant tout c'est qu'il n'appartenait pas à
la camarilla qui soutenait le délégué
général et que cependant il s'est trouvé
obligé de quitter le FN et de rejoindre un camp qu'il
n'avait pas choisi à l'origine. La raison de cela :
il était un homme libre et entendait faire son métier
de journaliste au mieux des intérêts de la cause
nationale ... Or il rencontra soudain les censeurs et les
commissaires politiques nommés par Montretout pour
épurer NH de tous ceux qui ne faisaient pas chaque
matin leur génuflexion devant l'icône de JMLP.
Martin Peltier a bien connu le Front à partir du début
des années quatre-vingts, il nous en dresse un portrait
passionnant où l'on rencontre le dévouement
le plus remarquable et l'arrivisme le plus abject. De même
il nous rappelle des positions passées que l'on aurait
tord d'oublier, comme le pro-sionisme de la droite nationale
: " Le Pen fut plutôt israélomane. Il admirait
Tsahal avec une pointe d'envie, de pouvoir torgnoler les Arabes
avec la permission de la communauté internationale.
En plus l'OAS avait eu des liens avec certaines organisations
juives, et même, après, des gens du FN restaient
copains avec le Bétar. Mêmes ennemis, même
fond d'extrême droite. Solidarité fasciste. Solidarité
racialiste. Le Pen et Rika Zaraï pouvaient se raconter
des histoires de parachutistes qui avaient combattu les Arabes.
(...) En 1986, Le Pen envoie Le Chevallier en émissaire
auprès de la communauté juive américaine,
puis est reçu, assez favorablement, par ses dirigeants.
Puis Olivier d'Ormesson et Charles de Chambrun préparent
un voyage en Israël où le patron du FN doit rencontrer
Ariel Sharon ". Un pro-sionisme qui pourrait bien revenir
d'actualité comme en témoignent certains "
dérapages " récents sur l'intifada dans
divers organes de l'extrême-droite française.
Jean-Pierre Blanchard, Mythes
et races, Déterna (Centre MBE 302, 69 bvd Saint Marcel,
75013 Paris)
Jean-Pierre Blanchard est un
cas à part dans la mouvance nationale : pasteur protestant,
éducateur social, il est aussi un écrivain spécialisé
dans l'uvre d'Heidegger et dans le national-populisme.
Dans Mythes et races qui vient de paraître chez Déterna,
il ne nous inflige pas de longs discours théoriques
mais, en utilisant son expérience professionnelle,
il aborde le principal tabou de notre époque, celui
des différences raciales entre les êtres humains.
Pour conclure son ouvrage Jean-Pierre Blanchard propose de
prendre " à contre-pied toute la conception classique
du nationalisme français, toute la vulgate classique
de la droite nationale ", cela en proposant comme mythe
mobilisateur non plus " La France aux Français,
mais l'Europe aux Européens ".
Norman Finkelstein, L'industrie
de l'Holocauste, Editions de la Fabrique.
Les Editions de la Fabrique sont connues pour être de
gauche, Norman Finkelstein aussi. Cependant les dirigeants
de cette société se sont déchirés
sur l'opportunité de publier son dernier livre L'industrie
de l'Holocauste. Eric Hazan - un actionnaire de La Fabrique
- a fait connaître à la grande presse sa désapprobation,
disant de l'ouvrage qu'"il peut apparaître comme
un pamphlet antisémite. Si un lecteur non averti transpose
les analyses de Finkelstein dans le contexte français,
il peut prendre la commission d'indemnisation Mattéoli
pour un repaire d'escrocs au service de je ne sais quel lobby
juif. Je crains que quelqu'un qui ne connaîtrait pas
notre maison d'édition nous prenne pour une officine
négationniste ".
Il avait vu juste. Les critiques du lobby ont suivies : deux
pleines pages de protestation dans Le Monde; une déclaration
de Michel Friedman, vice-président du Conseil central
des juifs en Allemagne, qui estime : " il n'y a rien
de nouveau dans la thèse de Finkelstein, sauf que c'est
un juif qui le dit. Ce livre permet de citer un juif sur des
pensées que les antisémites n'osent pas exprimer
dans leurs propres mots "; un dépôt de plainte
pour " diffamation raciale " et " incitation
à la haine raciale " par Me Gilles Goldnagel,
président d'" Avocats sans frontières "
(sic), a décidé de porter plainte contre "
L'industrie de l'holocauste " au motif que " dire
que les juifs ont, dans le cadre d'un complot, instrumentalisé
la shoah pour faciliter le travail d'Israël face aux
Arabes est constitutif de la diffamation raciale.
Nos lecteurs auront compris qu'il faut acheter ce livre sans
tarder, le faire acheter, le prêter, en photocopier
les parties les plus signifiantes pour les faire circuler,
etc. La vérité historique y gagnera beaucoup.
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