NOUS
VIVONS UNE EPOQUE FORMIDABLE
Les pitbulls du mondialisme
Après le sommet très mouvementé du G7 à Gênes cet été, la petite clique mondialiste qui dirige le monde occidental sait qu'elle devra désormais faire preuve d'un peu plus de discrétion dans l'étalage de sa puissance, et d'un peu moins de morgue à l'égard du troupeau de bipèdes qu'elle entend mener à la baguette.
A Seattle, à G?teborg ou à Gênes, les sommets des chefs d'?tat des pays les plus riches font figure de symbole de la domination insupportable d'une minorité omnipotente, inique dans sa gestion des affaires du monde.
Les militants anti-mondialistes, qui se sont si brillamment illustrés à chacun de ces sommets du G7, accusent l'économie libérale des maux dont souffre l'humanité.
Chez eux, la contestation du Système est globale. Tout imprégnés de marxisme, ils considèrent l'exploitation capitaliste et la recherche du profit comme étant la structure de base générant les inégalités dans le monde. Tous les autres aspects sociaux et culturels des sociétés humaines trouvant dans cette réalité première leur explication. C'est ainsi que les pollutions industrielles, tout autant que les tensions sociales, le sida, la consommation d'anxiolytiques ou la violence des " jeunes " dans les banlieues ne sont que des manifestations découlant naturellement des rouages grinçants de l'économie de marché. Il suffit donc pour eux de substituer le socialisme à la barbarie capitaliste, pour mettre définitivement fin aux injustices et aux inégalités dans le monde.
Anarchistes, trotskistes, communistes de tous poils marchent alors main dans la main, par-delà les divergences talmudiques qui les séparent dans les réunions.
Vous pourriez être un peu plus sympas avec nous !
Notre contestation à nous est globale, elle aussi, tout autant que celle des " anti-mondialistes ". Et même encore un peu plus. Nous déplorons naturellement que les vaillants émeutiers de l'été se soient appropriés cette estampille " anti-mondialiste ", qui nous siérait si bien, et que, au fond du trou médiatique où nous sommes, nous revendiquons volontiers.
Hélas, nous n'intéressons les journalistes que dans certaines circonstances bien précises, et toujours à notre détriment. Quand les mass médias daignent se pencher sur nous, c'est pour mettre en garde la bonne société contre la résurgence d'un phénomène absolument ahurissant, totalement incroyable en ce début de millénaire : l'existence, au XXIe siècle, de groupes organisés de jeunes Européens défendant le respect de leur culture et de leur identité et clamant leur détermination à ne pas se laisser égorger comme des moutons le jour de l'aïd-el-kébir. Quelle indécence ! Quel affront aux bonnes mœurs démocratiques !
Nous ne connaissons certes pas la mansuétude médiatique dont bénéficient les gens de gauche. Nous n'avons pas la satisfaction de voir nos opinions relayées dans les journaux à grands tirages. Nous n'entendons pas nos chefs s'exprimer régulièrement à la radio ou sur les chaînes de télévision. Nous sommes insultés, vilipendés, traînés dans la boue à longueur d'années par ceux qui monopolisent tous les moyens d'expression. Nous ne disposons pas de l'argent du grand capital, comme nos ennemis politiques de tous bords. Rappelons que le journal communiste L'Humanité vient d'être renfloué à coups de millions de francs par TF1, le trust Hachette et la Caisse d'épargne.
Nos camarades d'extrême gauche ultra révolutionnaires et anti-Système, tout pénétrés de justice qu'ils sont, et toujours enclins à venir en aide aux plus faibles et aux vilains canards, devraient être un peu plus sympas avec nous. Nous pourrions unir nos forces et faire bouler dans le fossé la société libérale avancée que nous exécrons également. Mais non. Au lieu de cela, nos camarades " anti-mondialistes " militants refusent de nous adresser la parole et ne pensent qu'à nous étriper, obéissant scrupuleusement, d'une manière toute pavlovienne, aux mots d'ordre du Système : vigilance contre l'extrême droite, cordon sanitaire autour de la bête immonde. Elle n'est pourtant pas bien farouche, cette pauvre petite bête, en face des oligarchies financières qui dirigent la planète. Elle a l'air bien frêle, à côté des dinosaures de la finance et des médias qui régentent nos vies et manipulent nos âmes.
Mais le camarade, avec sa merde rouge devant les yeux (Marx, Lénine, Trotski, Mandel...), il ne voit que dalle. Rien. Dans sa cervelle de tricératops, c'est le néant. Un fasciste, c'est un fasciste et y a pas à discuter avec lui. Faut juste l'éliminer. Pour lui, patronat, bourgeoisie et haute finance représentent la quintessence du fascisme.
Le monopole de la souffrance
Pour tout vous dire, l'exploitation capitaliste n'est pas vraiment notre tasse de thé. Il nous paraît toujours insupportable qu'un petit Vietnamien de 12 ans travaille dix heures par jour dans une usine de confection de chaussures de sport pour un salaire dérisoire, vingt ou trente fois moindre que des salaires versés pour le même travail dans un pays européen. La recherche du profit ne dispose pas en son sein de mécanisme d'autorégulation. Les entreprises multinationales gênées aux entournures par la législation sociale et fiscale des pays occidentaux délocalisent leurs usines dans les pays où la main d'œuvre est bon marché. Rien là que de très logique, si l'on raisonne dans le cadre d'une planète unifiée, globalisée, où les frontières apparaissent comme un obstacle au bien-être et au progrès des bipèdes sur la terre.
Cette exploitation ignoble, les Européens eux aussi l'ont connu au XIXe siècle, quand des enfants de 7 ans travaillaient de cinq heures du matin à huit heures du soir dans des filatures de laine ou dans des mines de charbon. Et des millions d'entre eux vivent toujours dans une misère effroyable aux quatre coins de l'Europe. Misère matérielle, mais aussi misère morale et spirituelle. L'exploitation capitaliste reste la même, à deux siècles d'intervalle et à plusieurs milliers de kilomètres de distance. La souffrance n'est pas le monopole des pays du Tiers-Monde, comme les militants anti-mondialistes ont tendance à le croire. Bien sûr, le niveau de vie est incomparablement plus élevé aujourd'hui en Occident qu'au Bangladesh, mais il faut bien garder à l'esprit que le PNB par habitant n'est qu'une valeur économique. La qualité de vie et le " degré de bonheur " des êtres humains ne se lisent pas dans les statistiques de la Banque mondiale. Les Américains, avec un revenu de 36 000 dollars par habitant et par an, ne sont pas forcément 36 fois plus heureux que les Gabonais. Nos camarades d'extrême gauche raisonnent en matérialistes, à l'instar des gens qu'ils prétendent combattre.
On souffre aussi en France, par centaines de milliers, dans nos grandes villes et ailleurs. Combien, parmi nos concitoyens, ne peuvent acheter de viande à leurs enfants ? Combien sont menacés d'être expulsés de leur taudis ? Combien sont au chômage et vivent dans la précarité ? Combien subissent, dans leur banlieue merdique, les menaces et les agressions des jeunes immigrés qui ont pris possessions des rues et des cages d'escaliers. Oui, bien sûr, les immigrés souffrent énormément du racisme... On connaît la musique.
Rappelons tout de même quelques chiffres : 29 actes racistes recensés en France en l'an 2000, sur 3,5 millions de crimes et délits déclarés (en fait 17 millions). Parmi ceux-ci, combien de milliers d'agressions commises par des étrangers sur des Français de souche ? Combien de grand-mères agressées ? Combien de voitures de prolos brûlées dans les cités ? Combien de viols collectifs de jeunes filles blanches ? Combien d'actes de rackets à la sortie des lycées commis par des bandes ethniques ? Les Français souffrent eux aussi ; et si notre camarade trotskiste avait un petit moment à leur consacrer, il pourrait rapidement se rendre compte que la misère, la solitude et le chagrin touchent bon nombre de ses compatriotes tout autant que les pauvres hères des autres continents.
Une volonté de destruction
Mais le camarade en question ignore ce qu'est un " compatriote ". C'est qu'il a l'amour de l'Humanité tout entière. Ses frères sont les " prolétaires de tous les pays ", mais surtout ceux des autres pays, pas les Français de souche ou les Européens. Depuis trop longtemps, il fait la confusion entre l'exploitation capitaliste et ce qu'il considère être " la domination de l'homme blanc ".
C'est ainsi que cet abruti s'imagine affaiblir le capitalisme en soutenant inconditionnellement l'immigration dans nos pays, alors qu'il est parfaitement évident que l'immigration, clandestine ou pas, tire les salaires vers le bas et profite directement au patronat. La haine de la race blanche est plus forte que la défense du prolétariat. Il n'est qu'à lire une brochure quelconque de ces " anti-mondialistes " pour se rendre compte immédiatement qu'ils se sentent beaucoup plus concernés par le sort des masses du Tiers-Monde que par les difficultés éprouvées par les travailleurs européens. Ils ne raisonnent finalement qu'en mondialistes, partisans qu'ils sont d'un monde sans frontières, où tous les hommes seraient égaux, où les petits Rwandais profiteraient pleinement des richesses de leur pays, construiraient des villes splendides qui illumineraient le soir la forêt équatoriale, innoveraient tous azimuts et se lanceraient dans des start-up et les nouvelles technologies.
On peut lire ce mois-ci dans le journal Courrier International : " Si les pays développés se souciaient véritablement du sort des pauvres, ils supprimeraient immédiatement tous les obstacles aux migrations. Non seulement cela permettrait à de nombreux pauvres de vivre mieux, mais cela obligerait également les firmes multinationales, en Indonésie et ailleurs, à améliorer les conditions de travail et les salaires, de crainte que trop de travailleurs ne quittent le pays. "
L'ouverture de toutes les frontières aux migrants des quatre coins de la planète, sous couvert de lutte contre le capitalisme et la mondialisation ! Il y a donc lieu de se réjouir de la situation actuelle, puisqu'en quelques décennies, les Français des grandes agglomérations sont en train de devenir minoritaires sur leur propre sol. En attendant la submersion complète de la civilisation européenne qu'ils vomissent et qu'ils confondent toujours avec le capital international, nos " anti-mondialistes " militent pour l'abolition de la dette du Tiers-Monde : 25 milliards par ci, 40 milliards par là. Et qui paye ? Vous l'avez deviné : c'est ce sale con de Français raciste.
L'amour de l'humanité... et de toute la galaxie
Impossible aujourd'hui de réclamer quelque mesure de bon sens sans qu'une bonne âme brandisse sous notre nez le respect des droits de l'homme, la tolérance, l'égalité et tout le bataclan. Il est tout de même paradoxal que nos amis les trotskistes, qui sont censés raisonner en terme de communautés, reprennent à leur compte une partie de l'arsenal idéologique de l'individualisme bourgeois.
Joseph de Maistre disait qu'il n'avait jamais rencontré l' " Homme ", mais qu'il avait eu l'occasion, en revanche, de voir des Allemands, des Français, des Italiens et des Russes. C'est une formule un peu lapidaire pour signifier que l'être humain n'existe finalement que dans le cadre d'une communauté. A sa naissance, il est avant tout un héritier : il ne choisit pas la langue qu'il parlera, il ne choisit pas sa religion, il ne choisit pas sa famille ni le peuple qu'il va être amener à défendre... ou à trahir.
Le gauchiste boutonneux qui se cabre contre cet état de fait au nom de la liberté se coupe volontairement du passé et de tout ce qui pouvait lui donner le sentiment de sécurité indispensable à la vie, le sentiment d'appartenance à une communauté restreinte. Il essaye ensuite de combler ce trou béant au fond de lui-même par l'amour de l'Humanité toute entière, et de préférence de ses représentants les plus lointains et les plus exotiques. Il peut alors continuer à mépriser et à ignorer sa famille naturelle et sa communauté d'origine, ce qui ne lui donne pas pour autant cette quiétude, ce calme souverain qui caractérisent les gens bien nés, évoluant dans leur milieu naturel et dans le respect des vieilles traditions. N'importe quel paysan du monde nous paraît infiniment plus digne que ces excités occidentaux qui ont de l'égalité et de la tolérance plein la gueule mais qui sont incapables de saisir le sens de l'univers et la marche paisible des hommes sur cette terre.
C'est la diversité du monde qui nous importe, parce qu'elle est la garantie de sa richesse. Vouloir mélanger les peuples, abolir les frontières et instaurer un gouvernement mondial est le crime que sont en train de perpétrer de concert les mondialistes libéraux, et les soi-disant " anti-mondialistes ". Ces derniers représentent bel et bien, avec leur baluchon de philosophie marxiste ficelé sur leur dos, le dernier élément idéologique qui est en train de miner le monde blanc et de mener l'humanité vers cette désespérante uniformisation planétaire. Nous avons toujours en tête la réflexion pertinente d'un représentant du sommet de Goteborg qui s'exprimait devant les caméras, dans un bureau cossu, alors que les gauchistes hurlaient quelques étages plus bas leur haine des inégalités : " Nous avons pourtant les mêmes préoccupations... Nous avançons sur la même voie...".
Et en effet, le gouvernement mondial auquel aspire tout communiste, le métissage généralisé, la disparition des frontières et le règne du matérialisme sont en train de prendre forme.
Il serait temps, pour les trotskistes de service, de se rendre compte qu'ils jouent le rôle de supplétifs de cette mascarade, qu'ils ne sont finalement que les pitbulls agressifs du mondialisme en marche, au service du Groupe de Bilderberg, du B'Naï B'Rith et de la Trilatérale. Qu'ils n'aient jamais entendu parler de ces organisations, cela ne nous étonne guère.
François Ryssen
A ce sujet, on notera avec intérêt que le groupe de Bilderberg, l'un des deux ou trois principaux groupe d'influence mondialiste, regroupant les quelques centaines des maîtres de l'économie mondiale, s'était réuni cette année en Suède, le 24 mai dernier, deux semaines avant le sommet du G7, sans que les " anti-mondialistes " de service ne se soient mobilisés.
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