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Jeune Résistance n°25


Édito

L'Europe, vassale docile des Etats-Unis

Beaucoup d'encre a coulé depuis les événements du 11 septembre. Car ce jour-là, une page de l'histoire des Etats-Unis a été définitivement tournée. La première puissance mondiale, frappée en plein cœur, découvrait qu'elle n'était pas intouchable tandis que le peuple américain apprenait brutalement la réalité des « dégâts collatéraux ». La communauté internationale, unanime, s'est immédiatement rangée derrière la bannière étoilée pour une croisade du bien contre le mal, de la civilisation contre la barbarie. L'islamisme radical devenait l'ennemi à abattre. Il n'en a, pourtant, pas toujours été ainsi.
On sait, en effet, que ce sont les Etats-Unis qui ont formé Ben Laden et permis la victoire des Taliban en Afghanistan tout en favorisant le développement des mouvements fondamentalistes dans le monde arabe. Ce sont encore les Etats-Unis qui, sur le sol européen, ont armé l'UCK du Kosovo contre Milosevic et soutenu le terrorisme islamique en Tchétchénie, au grand dam de Poutine. Car tout doit être fait pour renforcer la puissance américaine et affaiblir ses concurrents sérieux. En l'occurrence, la réussite de l'unification européenne représenterait une véritable catastrophe pour les Etats-Unis.
A force de jouer avec le feu, Washington a fini par se brûler et son jouet lui a échappé des mains. Mais les séismes politico-militaires ont parfois du bon. Les événements du 11 septembre ont, en effet, permis de justifier l'attaque contre le régime des Taliban. Nombreux sont ceux qui ont alors soutenu l'offensive américaine en Afghanistan au nom de la lutte contre le terrorisme islamique. Une véritable gageure quand on sait qu'au-delà du conflit entre Ben Laden et les Etats-Unis se cachent des intérêts financiers et pétroliers. Washington cherche à s'installer durablement dans la région pour contrôler le pétrole et le gaz d'Asie centrale. Une perspective qui n'arrange pas les affaires de puissances régionales telles que la Russie, l'Iran ou la Turquie.
Que penser de l'attitude des gouvernements européens face à leur maître d'outre-atlantique ? Après s'être rangés aux côtés des Etats-Unis pour mettre à genoux la Serbie, une nation souveraine d'Europe qui avait décidé de combattre l'islamisme kosovar, voici qu'ils imposent trois minutes de silence en hommage aux victimes du World Trade Center. On ne se souvient pas d'une telle mesure au moment des attentats perpétrés dans le RER parisien. La mort de Français en France serait-elle moins digne d'un deuil national que la mort d'Américains en Amérique ?
Plus grave encore. Si nos gouvernements ont soutenu l'expédition anglo-américaine, ils semblent plus frileux quand il s'agit de mener cette lutte sur notre propre sol. Or, si un combat doit être mené contre l'islamisme, celui-ci doit être engagé en priorité en Europe. C'est là encore que le bât blesse. Ce sont, en effet, les mêmes qui appellent à la croisade anti-islamiste en Afghanistan et qui diabolisent en Europe les militants identitaires qui s'opposent à l'immigration et à l'islamisation du vieux continent.

Double langage

Et la répression est bien présente. Les exemples ne manquent pas. René Becker, condamné par le tribunal correctionnel de Colmar à cinq ans d'inéligibilité pour avoir mis en cause "le machisme" de la religion musulmane ; Guillaume Faye poursuivi pour son ouvrage « la colonisation de l'Europe » ; Hugues Girard, conseiller municipal de Villefontaine, sanctionné pour avoir osé écrire « Villefontaine ne doit pas devenir une enclave de type Kosovo, colonisée par 80% de musulmans ". Plus récemment, trois jeunes militants nancéens ont été lourdement condamnés pour « incitation à la haine raciale » après avoir demandé la condamnation à mort des terroristes et le renvoi des immigrés lors d'une manifestation de rue.
Pourquoi l'islamisme serait-il hors-la-loi à des milliers de kilomètres de l'Europe et tout à fait acceptable sur notre sol ? L'inverse serait d'ailleurs plus logique. Autre question. Le développement de l'Islam en Europe ne porterait-il pas les gènes de conflits à venir très graves ? On tente de nous rassurer, de nous convaincre que le modèle d'intégration prôné par la République peut éviter certaines dérives. Une autre réalité, pourtant, s'impose à nous. Cette réalité, ce sont les exactions du gang de Roubaix ou la folie meurtrière du fou d'Allah de Béziers. Tous ces individus étaient des anciens de Bosnie ou de Tchétchénie. Mais la grande réussite de l'intégration républicaine, c'est également le cas Zacharias Moussaoui ou encore la centaine de volontaires Français d'origine maghrébine qui sont partis se battre en Afghanistan. Que feront-ils à leur retour en France ?

Parmi ceux qui se sont toujours fait les apôtres de l'immigration et d'un « Islam républicain », la Communauté juive de France joue un rôle bien particulier. Nombre de ses représentants se sont illustrés dans les campagnes de diabolisation de la mouvance nationale. Ce faisant, ils se sont lancés dans un double jeu plus que tendancieux. Pro-immigrationnistes en France, ils soutiennent un gouvernement d'extrême droite en Israël qui fait la chasse aux Arabes. La communauté juive de France et son grand rabbin s'enferment dans un soutien inconditionnel à la situation coloniale et meurtrière qui prévaut en Palestine. Le cas d'Enrico Macias est intéressant à plus d'un titre. Celui qui a déclaré « toute ma vie en tant que juif, j'ai toujours soutenu Israël et je soutiendrai Israël jusqu'à ma mort » a, en effet, mis sa guitare au service d'Israël au moment de la guerre des Six jours. Mais ce chantre de l'antiracisme qui chante « Malheur à celui qui blesse un enfant » n'a pas l'air de se soucier des gamins palestiniens fauchés chaque semaine par les balles israéliennes. Un récent concert de Macias, qui s'est tenu à Roubaix, a d'ailleurs provoqué une vaste mobilisation de la population arabo-musulmane locale qui a qualifié ce rendez-vous de « provocation sioniste ». Un signe qui ne trompe pas.

Retour de bâton
Car aujourd'hui, la jeunesse immigrée a tendance à transporter en France le conflit du Proche-Orient. Loin d'être tous des militants islamistes, les beurs se sentent de plus en plus solidaires des hommes et des initiatives qui tendent à contrarier les intérêts d'Israël. La nouvelle Intifada a d'ailleurs déclenché une vague d'actions anti-juives en France. Synagogues ou écoles juives détruites, agressions physiques, insultes... Autant d'actes d'hostilités imputés aux jeunes beurs et qui inquiètent une communauté juive habituée, jusque là, à vanter les bienfaits de l'immigration. Dans un rapport du CRIF recensant 330 actes d'hostilité commis contre des juifs entre le 9 septembre 2000 et le 20 novembre 2001, on peut lire « Des jeunes Arabes passaient en voiture dans la rue Manin, à Paris (19e), et des jeunes juifs se trouvaient devant un restaurant cachère de la même rue. Ils se sont interpellés et les jeunes juifs se sont réfugiés dans le restaurant, où les Arabes les ont poursuivis. Une bagarre s'est déclarée, les vitres du restaurant ont été cassées avec des tables, puis les Arabes sont sortis et ont commencé à casser les pare-brise des véhicules en stationnement. Les policiers ont été prévenus." La communauté juive découvrirait-elle subitement les joies des banlieues ?
Dans une tribune libre publiée dans Le Monde du 21 novembre, Patrick Klugman, Président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'inquiète : « Notre adversaire, c'est l'indifférence. Ce qui effraie les juifs de France, c'est le silence et la désinvolture de leurs compatriotes, c'est l'absence de résistance de leur pays contre un poison dont on le croyait guéri. » Pourquoi un tel silence ? Politiques, associations et intellectuels n'ont, en effet, plus affaire aux mêmes auteurs. Eux qui sont toujours montés au créneau pour dénoncer toute forme de racisme et d'antisémitisme se murent aujourd'hui dans un silence plus que douteux. Y aurait-il différentes appréciations du racisme selon l'auteur de l'acte délictueux ? Une question qu'il convient de se poser tant l'affaire de Carpentras apparaît aujourd'hui comme une simple broutille au regard de toutes les exactions commises depuis un an en France. A l'époque, pourtant, une vaste opération médiatique avait été lancée pour sensibiliser l'opinion publique. Aujourd'hui, rien. Si ce n'est quelques brèves dans les journaux à côté des chroniques de chiens écrasés.

L'actualité nous donne raison. Les antiracistes officiels découvrent peu à peu l'échec de l'intégration républicaine. La communauté juive, après avoir longtemps loué l'immigration, se sent aujourd'hui trahie par des beurs qui soutiennent leurs frères du Moyen-Orient. Militants islamistes ou délinquants immigrés criant « Vive Oussama » dans les banlieues, au fond, quelle différence ? L'islam se développe sur le terreau de l'immigration. Et l'immigration représente un danger mortel pour la civilisation européenne. La lutte contre l'invasion et l'islamisation de l'Europe doit donc être menée sur notre sol. Tout le reste n'est que fadaise ou duperie.

Fabrice Robert

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