Le 27 Février 2005
Par Serge DE BEKETCH
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Bayrou, te souviens-tu de Jacques Seurot ? Sois content : tu as eu sa peau ! Avec ta voix de fausset et tes airs de faux-cul, j’ai toujours pensé que tu étais infréquentable, Bayrou(1).
Tu as beau poser au ravi de la crèche, on devine derrière la tronche à la Harpo Marx l’âme d’un vrai salaud, ce qui n’a rien d’exceptionnel pour un ministre fut-il ex. Je le sentais confusément. J’en ai la preuve maintenant que tu as accroché le cadavre d’un Français à ton tableau de chasse de flic de la pensée.
Il s’appelait Jacques Seurot et tu l’as mis à mort en lui décochant, planqué derrière ton immunité de ministre de l’Education-sic nationale-resic, le trait empoisonné qu’est l’imputation de "racisme".
Ce "raciste"-là n’avait égorgé aucun enfant, jamais violé aucune femme dans une ferme isolée du bled, jamais fait sauter de "milk bar". Pas même construit un mur de dix mètres pour empêcher son voisin Arabe de regarder chez lui.
Il s’était contenté d’un mot, plutôt drôle d’ailleurs : « quand ils parlent de mettre les voiles… ne vous réjouissez pas trop, ce n’est qu’à leurs sales gamines arrogante ».
Dans un pays normal, un pays qui n’aurait pas oublié l’insolence, un pays libre d’idées et franc de propos, un pays dont, par exemple, la Constitution garantirait "la liberté à tout homme de parler, décrire, d’imprimer et publier ses pensées, sans que les écrits puissent être soumis à aucune censure", un mot de ce genre n’aurait pas dépassé le cercle où il avait été prononcé.
Mais dans l’Hexagone chiracuistre, cet égout ou grouille la tourbe délatrice, ce territoire asservi, cette société de soumission à la bien-pensance, sous ce régime de coallahboration, menacé par le fléau d’une Justice qui absout les rappeurs insulteurs de policiers mais roule des mécaniques devant un petit prof’ abandonné de tous, ce "gamines arrogantes" était un propos intolérable aux oreilles de la vermine métisseuse et pourrisseuse qui n’a que le mot tolérance à la bouche.
Alors tu ne l’as pas toléré, Bayrou. Tu as révoqué Jacques Seurot. Pour crime de "grossièreté raciste". Dans un pays où un rappeur d’importation peut impunément gueuler "nique ta mère", à l’indigène, c’est une appréciation qui s’imposait.
A l’époque, Jacques Seurot nous avait écrit : « Je me sens meurtri, gravement blessé dans ce que j’ai de plus précieux. Je suis blessé pour notre France qui, dans l’état actuel des choses, ne peut pas être défendue par ses enfants agenouillés à son chevet. Je suis blessé pour notre Nation quand je vois tant de visages qui se ferment, tant de cris rentrés dans les gorges, tant de bras qui tombent d’impuissance, tant d’ardeurs refroidies. En ce moment, je pense à vous, petits poilus de 1914-18, qui avez sacrifié vos existences toutes neuves, vos vies toutes fraîches et innocentes, et je me dis que vous êtes morts pour notre indignité. Je suis blessé dans ma personne puisque j’ai simplement crié que j’en avais plus qu’assez de voir cette déferlante de populations totalement étrangères à tout ce qui fait l’essence, la raison d’être, l’alpha et l’oméga de notre Patrie. »
Et Jacques Seurot concluait : « J’ai tout perdu. Je ne reculerai pas puisqu’il n’y a derrière moi qu’un insondable abîme (…) ».
Ce n’était pas un engagement de politicien en campagne. C’était l’adieu d’un mort en sursis. En enlevant à cet homme sa raison de vivre qui était d’enseigner, tu l’as condamné, Bayrou.
Ayant toi-même, le premier, dénoncé les voiles : "Ces signes (qui) sont, en eux-mêmes, des éléments de prosélytisme", ayant ordonné "l’interdiction de ces signes religieux ostentatoires", tu as eu le front de punir un subordonné qui ne pensait pas autrement.
Tu lui as volé son travail, sa raison de vivre, ses moyens d’existence. Et pas par conviction, non ! Seulement pour obéir à tes maîtres.
Tu es un larbin, Bayrou. Pire : un séide au service de salauds résolus à détruire notre pays, à l’ensevelir sous une déferlante étrangère, à étouffer sa voix, à éteindre son souffle, à éradiquer sa civilisation, à génocider notre peuple en appelant à la disparition de notre race et de notre souveraineté comme ce crétin calamiteux de Raffarin qui clame : « La France est métisse et elle le restera (…) Je souhaite ouvrir les élections municipales aux étrangers non européens résidant en France depuis plusieurs années. »
Jacques Seurot ne s’était jamais remis du coup que vous autres, méchants valets bastonneurs, lui aviez porté, meute de ministres, de flics, de chats-fourrés, de racketteurs de l’antiracisme et de pisses-copie vociférant contre un homme seul.
Dix ans, Jacques Seurot a porté sa croix, accablé par l’injustice, écrasé par l’ennui et la solitude, incapable de croire au lendemain, éteint comme une chandelle sous le boisseau, étouffé.
Finalement il est mort.
Il est mort - complétons le tableau de la misère française - achevé par une de ces erreurs médicales qui se multiplient tant qu’on finira par se demander, et par demander à ton complice, cet ahuri de Douste-Blazy, si ce sont vraiment des erreurs…
Ses funérailles ont eu lieu le 7 février en l’Eglise Saint Michel de Dijon.
C’était un résistant, un homme debout, un ami et nous n’oublierons pas, Bayrou, méchant comme l’âne rouge qui t’a donné son nom, la part que tu as dans son agonie.
1. Au lecteur qui s’étonnerait de ce tussoiement, je réponds d’avance que Bayrou s’en étant accommodé de Karl Zéro d’Anal +, je le vois mal m’interdire des libertés qu’il accorde à ce bouffon.
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