Le 12 Septembre 2005
Par Philippe VARDON
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… enfin tous ceux de mon peuple !
Ces dernières semaines, les drames survenus dans des squatts ou des logements insalubres à Paris ont donné lieu à des scènes, ou plutôt des mises en scène, qui m’ont profondément heurté. Que ces accidents soient tragiques, personne ne le niera. Qu’il soit impensable que de telles conditions de vie existent dans la France du 21ème siècle, nous en conviendrons tous.
Mais, en tant que militants, il nous appartient de prendre du recul et de juger les faits politiquement.
Pouvons-nous accepter de voir des populations immigrées défiler avec des pancartes « Etat raciste – état meurtrier » ? Pancartes habilement distribués par des agitateurs d’extrême-gauche trop heureux de trouver ici de nouveaux petits soldats… Pouvons-nous accepter de voir la société française et son peuple insultés et tenus pour responsables de ces drames ? Il y a un moment où certaines réalités doivent être rappelées, et quitte à passer pour le salaud de service, je vais m’y attacher.
L’immense majorité des personnes concernées, d’origine africaine, vivent sur notre sol dans la plus parfaite clandestinité. L’immense majorité des immeubles délabrés que les médias nous présentent sont des squatts, occupés illégalement. Nous voyons donc des gens qui ne devraient pas être dans notre pays, occupant des appartements sans payer aucun loyer, manifester pour réclamer des droits et nous insulter copieusement ?
Et voici les Français tenus collectivement responsables. Français qui n’ont jamais rien gagné dans l’immigration et ne l’ont jamais souhaitée (finissons-en avec le mythe du « nous les avons fait venir » une fois pour toutes !). Français qui n’ont pas obligé ces gens (qu’ils n’ont pas invité) à s’entasser dans des squatts. Et Français qui n’ont pas allumé ces incendies que je sache !
Français, qui, chez eux, souffrent aussi d’énormes problèmes liés à une réelle crise du logement. Mais ces problèmes là, ceux du vrai peuple, ne semblent pas concerner els pleureuses professionnelles du tiers-mondisme.
Les conditions d’accès à un logement sont délirantes. On demande désormais au futur locataire de gagner trois fois le prix de son loyer mensuel ! Rajoutez à cela les fréquents frais d’agence et la caution et vous comprendrez que désormais le fait d’avoir un emploi n’assure plus l’accès à un toit.
De plus, confrontés à la misère des bas salaires et la dictature de loyer totalement surévalués les Français se retrouvent dans l’obligation de mendier à l’Etat des allocations logement. Ainsi c’est la collectivité entière qui vient boucher le gouffre existant entre salaires et loyers. M’est avis que certains se remplissent allègrement les poches dans cette affaire…
S’il devient difficile pour de plus en plus de Français de se loger, ne parlons même pas de l’accès à la propriété. Nous considérons pourtant qu’un toit est un droit, mais un toit à soi !
La propriété de son habitation est un impératif pour construire une société d’hommes libres. Dans la Grèce ancienne, elle était un élément essentiel de la citoyenneté. Elle permet aussi de mettre les siens à l’abri des fluctuations d’une économie de plus en plus incertaine.
La maison est aussi un lien entre les générations. Traditionnellement, elle est la part la plus importante d’un héritage, au sens le plus noble du terme. Mais il est vrai qu’elle tend aujourd’hui à être remplacée par le capital. La propriété de son logement est aussi facteur d’enracinement. On s’inscrit dans un quartier ou un village, dans la durée, dépassant le stade d’un locataire que la flexibilité du marché de l’emploi enverra demain louer un appartement ailleurs…
Le droit à la propriété de sa maison pour toutes les familles françaises devrait être un droit constitutionnel !
Nos camarades italiens du Mutuo Sociale ont démontré qu’au travers de prêts publics sans intérêts pour les familles les plus modestes, la mise en œuvre d’une telle politique était possible. Mais il faudrait que nos institutions se décident à « aider les nôtres avant les autres » comme le disent si bien les bénévoles de l’association SDF, eux qui savent que les compatriotes qui n’ont pas de toit sur la tête ne manquent pas.
Alors, plus que jamais, un toit pour tous nos frères et pour les autres…. un charter !
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