Le 07 Décembre 2005
Par Fabrice ROBERT
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À quelques jours du procès de Philippe Vardon pour incitation à la haine raciale pour avoir employé les mots “ racaille immigrée ” dans un tract dénonçant les textes anti-français des groupes de rap, nos tribulations judiciaires sont, hélas, toujours d’actualité.
Le temps et l’argent que nous font perdre ces procédures sont bien entendu du temps et de l’argent que nous ne pouvons consacrer au développement normal de nos activités. Mais, parce que nous savons que ces pérégrinations de tribunal en tribunal sont un point de passage obligé pour un mouvement contestataire et non-conformiste, nous ne nous étonnons pas de voir le régime tenter de nous criminaliser : c’est tellement plus simple !
Dans un sens, le gymkhana judiciaire qui nous est imposé est aussi un élément de notre développement. Ainsi, dans l’affaire de Nancy, où je suis accusé d’avoir insulté un proviseur en publiant sur internet un article où il était traité de “ vieux con de gauche ”, nous avons beaucoup appris.
Pour mémoire, en première instance, les magistrats de Nancy m'avaient condamné à 5 000 euros d'amende. Le procureur avait alors été particulièrement agressif à mon égard en déclarant à l'audience que j’étais “ une sommité ” de la droite radicale, poursuivant : “ Il existe deux catégories de militants dans ce secteur : les adeptes de la bière, de la bouffe et de la baston et les théoriciens insérés socialement. C’est le cas de celui-ci. ”
L'article en question ayant été publié voici 3 ans, alors que la prescription en matière de délit de presse est de trois mois, sur un site dont je ne suis pas le responsable (celui des JI), nous avions décidé de faire appel. Lors de l'audience, l'avocat général, se rangeant aux conclusions de mon avocat, Maître Wagner, avait réclamé l'extinction de l'action publique eu égard à la jurisprudence en la matière.
À notre plus grande surprise - et à celle des greffiers du tribunal ! -, le jugement en appel, tombé fin novembre, a confirmé la condamnation.
Je suis donc condamné à payer 5 000 euros d'amende. Pas pour ce que je suis supposé avoir écrit mais pour ce que je suis : un militant identitaire européen. Plutôt que de baisser les bras, nous avons décidé de nous pourvoir en cassation. C’est là encore une première.
Une première qui me fait découvrir un nouvel échelon de l’appareil judiciaire, une nouvelle procédure et prouve au régime que nous avons la détermination et la capacité de nous défendre pied à pied. Je ne dis pas que je me réjouis de ces procédures, mais chacune d’entre elles nous permet d’élargir le cercle de nos avocats et de nos conseils - le pourvoi en cassation m’amène à travailler avec un avocat au Conseil d’État - et de creuser aussi bien nos argumentaires que ceux du parquet.
Cette volonté de criminaliser les militants identitaires - j’apprends à l’instant que la soupe au cochon que doit lancer l’association Soulidarietà à Nice serait interdite ! - nous vaut aussi de nouveaux soutiens, discrets mais concrets, et de nombreuses sympathies. Qu’ils soient ici tous remerciés, ainsi que nos avocats qui ne comptent pas leurs heures pour nous défendre.
Si nous avons jusqu’ici su résister à toutes les tentations d’abandonner le combat qui se présentent immanquablement dans une vie militante, ce n’est pas pour nous plier aujourd’hui devant la volonté réitérée du gouvernement de nous écraser pénalement ou financièrement.
Nous tiendrons bon. Nous tiendrons encore mieux avec votre solidarité à tous !
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