Polémique autour de l'existence d'une "islamophobie" en France 07/11/2003
L'existence, ou même le développement en France d'une certaine "islamophobie", terme apparu dans les débats récemment et qui fait florès aujourd'hui, est sujet à polémique sur fond de port de voile à l'école et de crainte de montée des communautarismes.
La paternité du terme est revendiquée par le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), qui avait organisé "dans l'indifférence des médias", selon son président Mouloud Aounit, le 20 septembre 2002 à l'assemblée nationale un colloque sur l'"islamophobie".
"Nous avions été choqués de voir la multiplication des +profanations+ de mosquées, et de sites racistes sur internet", a déclaré à l'AFP M. Aounit, "et en réponse à cela, une certaine mollesse institutionnelle".
Si M. Aounit s'est refusé à voir dans le concept d'"islamophobie" une réponse à celui de "judéophobie", titre d'un livre du politologue Pierre-André Taguieff sur la montée d'un antisémitisme lié au conflit du Proche-Orient, paru début 2002.
Mais il a fait remarquer qu'"il y a des indignations sélectives". "La mobilisation sur le terrain de l'antisémitisme a amené une prise de conscience, a-t-il noté, "alors que les mosquées, les cimetières musulmans ne font pas l'objet des mobilisations attendues intellectuelles, politiques, associatives".
Le débat sur le port du voile à l'école et sur la laïcité, dans la perspective d'une éventuelle loi, a fait monter la polémique à coups de prises de position mettant en cause l'islam et réveillant, selon certains, des "fantasmes".
En réponse, l'écrivain Pascal Bruckner a dénoncé récemment "le chantage à l'islamophobie". "L'invention de l'islamophobie" permet, a-t-il jugé, de rendre "l'islam intouchable: le critiquer ou le soupçonner, c'est faire preuve de racisme".
La récente petite phrase du fondateur-éditorialiste du Point, Claude Imbert, "agacé" par le mot islamophobie, et se disant du coup "un peu islamophobe", a déclenché un tollé. "C'est pour avoir voulu distinguer entre la critique d'une croyance et l'exécration d'une race que le parti dévot me fait un procès en sorcellerie", a-t-il écrit dans Le Point jeudi.
Pour Mouloud Aounit, au contraire, "l'attitude de Claude Imbert valide ce que je dis. Nous sommes passés des actes à une justification intellectuelle du racisme anti-arabo-musulman".
Pour le gouvernement, l'islamophobie est devenue une réalité depuis que le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est inquiété, le 17 octobre, lors d'une visite à la grande mosquée de Paris, "d'une certaine islamophobie qui se développe incidemment et parfois sournoisement" en France.
Il ajoutait que le gouvernement serait, comme face "à l'antisémitisme qui se développe", "intransigeant avec celles et ceux qui voudraient propager et utiliser ces peurs et ces haines".
Quelques jours plus tard, le ministre de l'Intérieur et des cultes, Nicolas Sarkozy, soulignait que "judéophobie et islamophobie procédaient d'un même raisonnement", "celui qui n'aime pas les juifs ressemble comme un frère à celui qui n'aime pas les arabes".
La majorité des voix s'accordent pour condamner la montée des "communautarismes" et pour traiter à égalité les "phobies".
La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a ainsi demandé la création d'un Observatoire de l'antisémitisme et de l'islamophobie, "un observatoire paritaire pour combattre les fantasmagories, surmonter les peurs sur lesquelles prospèrent toutes les crispations identitaires".
Le lundi de Pentecôte ne sera plus férié 07/11/2003
Le ministre des Affaires sociales, François Fillon, a indiqué que la suppression du lundi de Pentecôte férié serait "la règle au plan national" dans les entreprises privées, et que le plan en faveur des personnes dépendantes annoncé par Jean-Pierre Raffarin continuerait "à se dérouler" après les quatre premières années.
Le Premier ministre a présenté jeudi un plan de 9 milliards d'euros sur quatre ans pour la prise en charge de la dépendance des personnes âgées et handicapées, plan essentiellement financé par une journée travaillée supplémentaire et qui a été critiqué par une majorité de professionnels.
Trois mois après la canicule, ce plan, maintes fois repoussé, a été présenté par le Premier ministre comme une "réforme de solidarité", saluée par le président Jacques Chirac comme "une pierre importante ajouté à notre système de protection sociale".
L'un des deux premiers radars automatiques de Lorraine endommagé 07/11/2003
L'un des deux premiers radars automatiques de Lorraine, sur l'autoroute A31 Nancy-Metz-Thionville, a été endommagé au cours de la nuit de jeudi à vendredi, apparemment par un coup de fusil, a-t-on appris de source policière.
Si une fenêtre a été brisée, l'ensemble du système de contrôle fonctionne puisqu'il est blindé. Le radar a été remis en état.
L'appareil en question est situé dans le sens Nancy-Thionville dans la traversée nord de Metz (Moselle), à un endroit où les automobilistes doivent circuler impérativement à moins de 90km/h. L'autre appareil a été installé dans le sens Thionville-Metz, à hauteur de Mondelange (Moselle).
Des milliers de soldats américains bientôt envoyés en Irak pour remplacer les militaires sur place 07/11/2003
Quelque 85.000 militaires américains ont été avertis qu'ils seront bientôt envoyés en Irak pour remplacer les soldats qui sont sur place depuis près d'un an, a annoncé jeudi le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld.
De plus, quelque 43.000 membres de la garde nationale et des forces de réserve vont être prévenus de leur mobilisation prochaine en vue de servir en Irak ou en Afghanistan, a précisé M. Rumsfeld lors d'une conférence de presse au Pentagone. D'autres soldats pourraient être alertés prochainement pour renforcer ces déploiements, selon le secrétaire américain à la Défense.
Saddam Hussein ne croyait pas à une attaque américaine, selon Tarek Aziz 04/11/2003
L'ancien président irakien Saddam Hussein ne croyait pas que les forces américaines lanceraient une attaque terrestre en Irak au mois de mars dernier, a déclaré l'ancien vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz lors de son interrogatoire par les autorités américaines.
Ces propos de Tarek Aziz ont été rapportés lundi par un responsable américain, ayant requis l'anonymat. Selon ce responsable, Tarek Aziz a précisé que Saddam Hussein pourrait avoir été convaincu par ses contacts français et russes que les actions diplomatiques à l'ONU empêcheraient une invasion américaine.
Washington accuse l'UE d'empêcher des pays d'exempter les Américains de poursuites devant la CPI 04/11/2003
Le sous-secrétaire d'Etat américain John R. Bolton a accusé l'Union européenne lundi de faire pression sur d'autres pays pour les empêcher d'exempter les ressortissants américains de poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI).
Selon M. Bolton, l'UE impose un choix injuste aux amis et alliés américains qui souhaitent entrer dans l'Union européenne, leur demandant d'éviter de coopérer avec les Etats-Unis sur le dossier de la CPI, nouvelle juridiction à laquelle les Etats-Unis sont farouchement opposés.
Le Statut de Rome (1998), acte fondateur de ce premier tribunal permanent chargé de la répression du génocide et des crimes de guerre, a jusqu'à présent été ratifié par 90 pays. Mais Washington voit dans cette Cour une remise en cause de sa souveraineté nationale susceptible d'aboutir à des poursuites contre ses représentants ou ses soldats, présents hors des frontières américaines, pour des motifs politiques.
Malek Boutih : le débat politique a "besoin" de la génération de Français issue de l'immigration 27/10/2003
Le secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions de société Malek Boutih a estimé dimanche que le débat politique avait "besoin" de la nouvelle génération de Français issue de l'immigration.
"Une des raisons pour laquelle il y a l'émergence de cette génération dans le débat politique, c'est parce qu'on en a besoin" et que ce serait "d'abord utile au pays", a-t-il souligné lors du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI.
Il a remarqué que s'il y avait davantage d'élus issus de cette nouvelle génération à l'Assemblée nationale, "ce serait quand même plus simple de débattre de la question de la laïcité et du voile, parce qu'il y aurait moins l'aspect fantasmagorique, il y aurait moins cet aspect 'on observe de loin un phénomène qu'on ne comprend pas'".
Et de poursuivre: "La génération que je représente (...), on n'est pas fait que pour faire les gardiens de quartier. C'est pas notre rôle: on veut être utile à notre pays, on veut s'investir dans plein de domaines".
Selon Malek Boutih, "il faut accepter désormais de faire fi de la couleur de la peau des gens et les juger sur ce qu'ils ont à l'intérieur d'eux-mêmes".
Le CES recommande d'autoriser une immigration de travail "maîtrisée" 27/10/2003
Le Conseil économique et social (CES) défend, dans un projet d'avis présenté lundi à la presse, une "immigration maîtrisée et organisée", et recommande d'autoriser une immigration de travail, un projet mis au vote mercredi qui pourrait alimenter encore le débat sur ce sujet.
Alors que la question du recours aux immigrés pour pallier au vieillissement de la population et à la pénurie de main-d'oeuvre est posée avec acuité dans certains secteurs, ce projet estime que l'immigration "peut contribuer dans les décennies à venir à la croissance économique, au développement de l'emploi, au financement des retraites et de la protection sociale".
Le CFCM a fixé pour la première fois le début du ramadan 27/10/2003
Les musulmans entrent lundi dans le mois du ramadan et pour la première fois en France, le premier jour de ce mois de jeûne et de prière a été fixé par le Conseil français du culte musulman (CFCM), l'instance représentative de l'islam qui a vu le jour au printemps.
"Le Conseil Français du Culte Musulman, réuni le samedi 25 octobre 2003, nuit du doute, à la Mosquée de Paris, déclare aux musulmans de France que le premier jour du mois du Ramadhan pour l'an 1424 de l'Hégire sera le lundi 27 octobre 2003", a annoncé cette instance samedi dans un communiqué.
Il s'agit de l'une des premières initiatives publiques du CFCM, encore occupé à organiser son travail et à pacifier les relations entre ses différentes composantes.
Un dirigeant musulman obtient le retrait du crucifix dans une école italienne 27/10/2003
La décision d'un tribunal italien d'ordonner le retrait des crucifix dans une école maternelle où est scolarisé le fils d'un dirigeant musulman, provoquait dimanche la consternation dans la communauté catholique.
"Nous attendons les motivations de cette décision et nous réagirons avec fermeté", a annoncé dimanche Mgr Rino Fisichella, un des adjoints du président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Camillo Ruini, interrogé par le quotidien la Repubblica.
L'affaire, comparée par la presse italienne à l'affaire du voile islamique en France, a été déclenchée par Adel Smith, 43 ans, dirigeant controversé de "l'Union des Musulmans d'Italie".
Elle porte les ferments de divisions entre catholiques et athées et entre chrétiens et musulmans, estime dimanche la Repubblica.
Adel Smith a obtenu jeudi d'un tribunal de la province de l'Aquila (Abruzzes, 100 km de Rome) une décision ordonnant le retrait de tous les crucifix des murs de l'école maternelle de la localité d'Ofena où est scolarisé un de ses deux fils.
"La présence du symbole de la croix (...) manifeste la volonté sans équivoque de l'Etat, lorsqu'il s'agit de l'école publique, de placer la religion catholique au centre de l'univers, comme une vérité absolue, sans montrer le moindre respect pour le rôle joué par les autres expériences religieuses et sociales dans le développement de l'humanité", a écrit le tribunal dans les attendus de sa décision.
L'argument a choqué l'Eglise italienne. "Avec des décisions de ce genre va se généraliser une forme d'intolérance vis à vis des symboles de la foi chrétienne", a mis en garde Mgr Fisichella.
La décision du tribunal de l'Aquila pourrait en effet faire jurisprudence et elle remet en lumière les rapports entre l'Etat et l'Eglise en Italie, pays où cette séparation n'est pas tranchée et où la religion catholique est religion d'Etat.
Deux lois datant de 1924 et 1927 autorisent en effet en Italie la présence des symboles de la religion catholique dans les écoles et elle n'ont jamais été abrogées.
"On ne peut éliminer un symbole des valeurs religieuses et culturelles d'un peuple seulement parce que cela peut molester quelqu'un", s'est insurgé le cardinal italien Ersilio Tonini, cité dimanche par le Corriere della Sera.
"Je tiens à rappeler qu'en Allemagne, lorsque la Cour fédérale a demandé le retrait des symboles chrétiens dans les lieux publics, toute la Bavière est descendue dans la rue", a pour sa part souligné Mgr Fisichella.
L'homme par qui le scandale arrive, Adel Smith, a une réputation sulfureuse et n'est pas très estimé par la communauté musulmane vivant en Italie.
"La morphologie du crucifix n'est pas autre chose qu'un cadavre qui peut faire peur aux enfants", se plaît-il à répéter.
Né d'un père italien et d'une mère égyptienne, Adel Smith a grandi en Egypte. Ancien imprimeur, converti à l'islam en 1987, il a créé en mai 2001 "l'Union des Musulmans d'Italie" et revendique 5.300 adhérents, des "convertis" pour la plupart.
La communauté musulmane, qui compte au moins 800.000 fidèles en Italie, ne se reconnaît pas dans cet homme dénoncé comme un "provocateur isolé" par l'imam de la mosquée de Segrate à Milan, considéré comme la plus haute autorité pour les quelque 70.000 musulmans de la région.
Décès d'un passant blessé par balle par un policier à Aubervilliers 21/10/2003
Un passant, très grièvement blessé mardi vers 10h00 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par une balle tirée par un policier, est décédé, a-t-on appris de source policière.
Une mauvaise manipulation de l'arme pourrait être à l'origine des faits, ajoute-t-on.
Selon les premiers éléments, les faits se sont produits à 10h10 devant le consulat d'Algérie à Aubervilliers, à l'angle des rues Alfred-Jarry et Racine où l'un des policiers en faction - un adjoint de sécurité (ADS, emploi jeune) - discutait avec un de ses amis.
Le jeune policier a tiré une balle avec son pistolet-mitrailleur Beretta, touchant cet ami à la poitrine, à cause d'une mauvaise manipulation de l'arme, selon une source policière.
Jean Paul II proclame 31 nouveaux cardinaux 21/10/2003
Le pape Jean Paul II a proclamé mardi, lors d'un consistoire,, 31 nouveaux cardinaux, dont 26 rejoindront le collège des électeurs, lors d'une cérémonie sur la place Saint-Pierre à Rome.
Le pape a lu, d'une voix fatiguée, la formule liturgique latine élevant à la dignité cardinalice --la plus haute dans la hiérarchie de l'Eglise-- les prélats dont un collaborateur du pape, le cardinal Angelo Sodano, a lu la liste en public.
Début du procès pour abus de bien sociaux de Michel Noir et Pierre Botton 14/10/2003
Le procès de l'ancien ministre Michel Noir et de son ex-gendre Pierre Botton, poursuivis pour recel d'abus de biens sociaux dans le cadre de l'affaire des "comptes suisses", s'est ouvert lundi matin devant la 5e chambre du tribunal correctionnel de Lyon, en présence des deux principaux prévenus.
Arrivé très en avance, Pierre Botton, 48 ans, veste et cravate gris clair est apparu un peu tendu: "à la barre de votre tribunal aujourd'hui, mon travail est d'essayer d'être moi-même (...) et de clore tout le chapitre d'une vie que je dois assumer", a-t-il déclaré en préambule au président Jean-Marc Beurton.
"J'ai été amené à faire un parcours personnel incroyable", a ajouté l'ex-gendre de Michel Noir. Condamné pour banqueroute et abus de biens sociaux à cinq ans de prison, dont 18 mois avec sursis par la cour d'appel de Lyon, en janvier 1996, Pierre Botton a quitté la prison le 12 avril 1997.
Des sénateurs américains critiquent George W. Bush en tant que chef de guerre 14/10/2003
Le président George W. Bush a perdu le contrôle de la police irakienne en raison de luttes internes au sein de l'administration américaine, ont déclaré dimanche les chefs du comité sénatorial des Affaires étrangères.
L'administration est également critiquée par le candidat à l'investiture démocrate à l'élection présidentielle John Kerry pour son incapacité à créer une véritable coalition internationale et à s'accorder avec les gouvernements étrangers. "C'est une diplomatie désordonnée, impulsive, qui use de la force", a déclaré le sénateur du Massachusetts.
Les leaders du comité sénatorial ont pressé M. Bush de reprendre en main la politique d'après-guerre des Etats-Unis en Irak.
"Le président doit se comporter en président, au-dessus du vice-président et de ses secrétaires", a estimé le président de la commission, le sénateur Dick Lugar, indépendant, sur la NBC.
Règlement à l'amiable entre Yahoo! et EMI 06/10/2003
Yahoo! vient de conclure un règlement à l'amiable avec le groupe britannique d'édition musicale EMI, qui avait porté plainte contre lui pour violation des droits d'auteur. La plainte de la major du disque concernait les droits sur les chansons de ses labels (Blue Note, Capitol, Virgin..) diffusées sur LAUNCHcast, le service payant d'écoute en ligne de Yahoo!. Sans préciser la somme, le groupe californien souligne qu'il va procéder à un versement unique et que par la même occasion il conclut avec EMI des accords de license "non exclusifs" pour diffuser ses artistes.
87% des 5-7 ans ont regardé au moins une émission de tv réalité, selon une étude ABC+ 06/10/2003
87% des enfants français âgés de 5 à 7 ans et 90% des 8-10 ans ont regardé au moins une émission de télévision réalité, selon une enquête publiée vendredi et réalisée par l'Observatoire européen des 5-25 ans (société d'études ABC+). Ces jeunes téléspectateurs préfèrent les émissions de télé réalité musicales, comme "Star Academy" ou
"Popstars": 78% des 5-7 ans et 85% des 8-10 ans ont regardé
ce type de programmes. Viennent ensuite les émissions comme "Loft Story" ou "Nice People" qui ont été vues par 63% des 5-7 ans et par 71% des 8-10 ans. L'écart d'intérêt entre ces deux tranches d'âge se creuse pour les émissions d'aventure ("Koh-Lanta", "Fear Factor"), regardées par 67% des 8-10 ans, mais par seulement 40% des 5-7 ans.
Expositions sur l'Algérie et déjeuner de travail pour Bouteflika à Paris 03/10/2003
Sur fond de crise ouverte au sommet du pouvoir algérien en vue de la présidentielle, Abdelaziz Bouteflika a effectué vendredi une visite éclair à Paris. Le président français Jacques Chirac et son homologue algérien ont inauguré deux expositions à l'Institut du Monde arabe (IMA), dans le cadre de l'Année de l'Algérie en France, avant un déjeuner de travail à l'Elysée.
Alors que s'achève Djazaïr (l'Année de l'Algérie), Jacques Chirac s'est réjoui de son "succès exceptionnel", une "réussite sans précédent". Avec près de 3.000 manifestations dans 350 villes de France, aucune opération de cette nature n'avait eu "une telle ampleur", et ce "depuis toujours", a-t-il souligné, avant d'accueillir chaleureusement, quatre bises et tout sourire, son homologue algérien.
Les deux hommes ont visité les deux expositions, l'Algérie en héritage" et "L'Algérie des peintres, de Delacroix à Renoir", derniers temps forts de Djazaïr, qui ouvrira au public mardi prochain. Dans la première, 300 pièces du patrimoine algérien mettent en perspective les civilisations qui se sont succédées sur cette terre, de la préhistoire au XIXe siècle, et la seconde rassemble une centaine d'oeuvres orientalistes.
Arnold Schwarzenegger aurait exprimé de l'admiration pour Adolf Hitler 03/10/2003
L'acteur et candidat républicain Arnold Schwarzenegger, en tête dans les sondages à quelques jours de l'élection pour le poste de gouverneur de Californie, aurait exprimé, en 1975, de l'admiration pour Adolf Hitler. C'est du moins ce que rapportent le New York Times et la chaîne ABC News.
Le candidat, également accusé de harcèlement sexuel, a réfuté ces allégations.
ABC News et le New York Times se sont procurés la transcription d'une interview réalisée en 1975, durant le tournage du documentaire "Pumping Iron" ("Muscles d'acier") sur le monde du culturisme. Selon ce texte, prévu pour figurer dans un ouvrage finalement non publié, Arnold Schwarzenegger a déclaré: "j'ai admiré Hitler, par exemple, parce qu'il était un petit homme sans éducation ou presque, pour finalement arriver au pouvoir".
L'acteur expliquait également son désir de s'adresser devant des foules immenses, "comme Hitler au stade de Nuremberg". George Butler, réalisateur du documentaire "Pumping Iron", a expliqué à ABC qu'il fallait replacer ces propos dans leur contexte. Schwarznegger, note-t-il, était alors un jeune homme immature évoluant dans le monde du culturisme des années 70.
L'Europe élargie discute de sa future Constitution 03/10/2003
Les dirigeants européens engagent samedi les tractations finales sur le projet de Constitution de la future UE élargie, avec l'espoir pour la présidence italienne de boucler en décembre un nouveau "traité de Rome" malgré les clivages persistants entre "grands" et "petits" pays.
A la veille du sommet extraordinaire convoqué à Rome pour lancer la négociation, le rêve de Silvio Berlusconi à peu de chances de se concrétiser, tant les oppositions sont dures. Un front hostile au projet en discussion s'est constitué entre les nouveaux adhérents issus du bloc soviétique. Il est dirigé par la Pologne et rassemble les trois autres pays du groupe de Visegrad: la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie.
Leurs dirigeants se sont réunis mercredi à Dobris, en République tchèque, et se sont dit "prêts à lutter pour faire valoir leurs priorités", notamment obtenir un commissaire européen par pays membre et rejeter le système de décision à double majorité proposé pour les votes. Ils sont soutenus par l'Espagne, le plus petit des grands Etats membres de l'Union européenne. "Quand on ne lutte pas, on perd", a affirmé le Premier ministre polonais Leszek Miller
Une mission parlementaire sur l'euthanasie 02/10/2003
L'émoi provoqué par l'affaire Vincent Humbert a poussé les parlementaires à ouvrir un débat sur l'euthanasie avec la création d'une mission parlementaire mais le gouvernement ne souhaite pas pour le moment légiférer sur le sujet.
Le président UMP du Sénat, Christian Poncelet, comme le sénateur socialiste, Robert Badinter, se sont prononcés jeudi contre une loi sur l'euthanasie et de nombreux députés ont mis en garde sur les dangers de "légiférer dans l'urgence". La création, mercredi soir, d'une mission parlementaire sur cette pratique illégale lève toutefois un tabou et pourrait éventuellement déboucher sur un code de bonne conduite, comme l'a suggéré le ministre de la Santé, Jean-François Mattei.
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