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Migrants : et s’ils commençaient par les accueillir chez eux ?

Tribune de Fabrice Robert sur le site Boulevard Voltaire.

L’État cherche à faciliter toujours plus l’installation définitive de nouveaux immigrés chez nous.

Bernard Cazeneuve a décidé de disséminer les migrants de la jungle de Calais dans les différentes régions de France. Et si cette initiative suscite beaucoup d’inquiétudes du côté des élus locaux, l’État a clairement décidé de passer en force. Le maire d’Allex, qui souhaitait consulter la population par référendum local, a été obligé de faire machine arrière. Des juges du tribunal administratif de Grenoble ont, ainsi, décidé que l’hébergement d’urgence ne relevait pas de la compétence de la commune mais de l’État et ont donc interdit la tenue d’un tel référendum. Les Français n’ont jamais été consultés pour savoir ce qu’ils pensaient réellement de l’immigration-invasion subie depuis des décennies. Pourquoi faudrait-il donc, maintenant, demander leur avis sur l’arrivée de migrants dans leur commune ?

Certains élus comme Julien Sanchez, le maire de Beaucaire, tentent de montrer la voie de la résistance en adoptant la charte « Ma commune sans migrants ». D’un ton méprisant, le préfet du Gard préfère dénoncer une « décision choquante » qui s’apparente, selon lui, à une simple « gesticulation gratuite ». Et toutes ces manifestations qui se développent en France contre l’arrivée des migrants, faut-il aussi les considérer comme de simples gesticulations de Français intolérants qui n’auraient pas encore assimilé le catéchisme du vivre ensemble ? À Louveciennes, dans les Yvelines, la mobilisation ne faiblit pas. Ils sont toujours plusieurs milliers à descendre dans la rue pour dire non à l’installation de migrants dans leur commune. Mais leur message sera-t-il entendu ?

En tout cas, il y a bien un endroit où la population locale n’est pas obligée de se mobiliser… puisqu’elle le fait en permanence. La Corse est, en effet, le seul territoire qui n’accueillera pas de migrants.
Officiellement, on évoque des « tensions sur place ». Mais, en réalité, il s’agit d’actes de résistance vécus et incarnés au quotidien. En Corse, on ne baisse pas les yeux et on riposte face aux agressions et au prosélytisme étranger. Les Corses n’ont jamais accepté que d’autres tentent de faire leur loi sur la terre de leurs ancêtres. Cette solidarité, cet attachement à la communauté, ce lien indéfectible avec l’identité nous manquent cruellement sur le reste du territoire national. Nous n’en serions certainement pas là aujourd’hui si, comme les Corses, nous avions toujours combattu, bec et ongles, la moindre entorse à nos libertés et notre identité. Bernard Cazeneuve n’aurait alors pas pensé une seule seconde à disperser les migrants mais aurait peut-être opté pour une autre solution : celle de l’expulsion.

En attendant, l’État cherche à faciliter toujours plus l’installation définitive de nouveaux immigrés chez nous, même si cela doit se faire au détriment des nôtres. Malgré la crainte des riverains, Anne Hidalgo veut ses deux centres pour migrants en plein Paris. On aurait aimé découvrir une telle marque d’attention pour les nombreux SDF qui crèvent dans la rue. Trop Français ? Pas assez réfugiés ?

Qui décide dans quelles communes seront envoyés les migrants de Calais ? Ces ministres, ces préfets et tous ces juges qui tentent de nous imposer l’arrivée de réfugiés, ils habitent bien aussi dans une ville ou un village, non ? Ils veulent installer des migrants chez nous. Et s’ils commençaient par montrer l’exemple en les accueillant chez eux ?

 

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