« Nous prions dans la rue car il n’y a pas assez de mosquées. »

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Comment répondre aux mensonges sur les prières de rue ?

1. Ils disent :

« Nous prions dans la rue car il n’y a pas assez de mosquées. »

2. Pourquoi le disent-ils :

L’objectif de cet argument est de renverser les perspectives. Les participants aux prières de rues sont dans l’illégalité, affichent une volonté de conquérir la rue, font pression sur les pouvoirs publics et cherchent à imposer l’islamisation. Mais en se présentant comme des victimes (« ce n’est pas de notre faute, nous n’avons pas assez de mosquées à cause des autorités administratives ») ils cherchent ainsi à se déresponsabiliser de leurs actions pour rejeter la faute sur l’État français, coupable à leurs yeux de ne pas céder à leurs revendications islamiques.

3. Pourquoi c’est faux : 

Il y a 18 000 mosquées en Algérie (Huffington post, 18/05/2015) pour 40 610 000 habitants, soit une mosquée pour 2 256 Algériens. En France, le nombre de musulmans est estimé à 4 710 000 (Etude du Pew Research Center, 2010) pour 2 449 mosquées (Ministère de l’Intérieur, 2012), soit une mosquée pour 1 923 individus de religion islamique. Notre pays comporte donc déjà plus de mosquées eu égard au nombre de musulmans que l’Algérie.

Géraldine Smith, dans son livre « Rue Jean-Pierre Timbaud » raconte « le déploiement rituel des prières de rue dans son quartier alors même que la mosquée est à moitié vide ». (Marianne, 17/11/2017).

Le 14 novembre 2017, TF1 révèle que des musulmans participant aux prières de rue à Clichy ne veulent pas aller prier dans la mosquée de 2 000m2 présente dans la ville.

En mai 2016, Rémi Muzaeu, le maire LR de Clichy où se sont déroulées des prières de rue avait mis à disposition des fidèles un centre cultuel et culturel rue des Trois-Pavillons, situé à 1,5 kilomètre du centre-ville de Clichy-la-Garenne. Ce lieu comporte notamment deux salles de prière qui peuvent chacune accueillir 700 personnes. La mairie a admis également avoir proposé l’installation d’une salle de prière complémentaire sur un terrain municipal, « sans recevoir aucune réponse » de l’association islamique UAMC. Cependant, les fidèles estiment que la mosquée proposée est trop éloignée et trop petite pour accueillir tout le monde et exige « un terrain adapté avec option d’achat pour pouvoir installer un lieu de culte durablement » (17/11/2017, RTL Actu).

Le porte-parole de l’association de La Grande Mosquée de Clichy reconnaît lui-même que les participants aux prières de rue ne viennent pas tous de Clichy : « Il y a un réel mouvement de solidarité » (31/03/2017, Le Parisien). Le but : gonfler les chiffres afin d’exiger de nouvelles mosquées toujours plus grandes.