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Vraies et fausses précarités étudiantes

Après dix jours de polémique sur « l’islamo-gauchisme », tentative maladroite pour séduire l’électorat de droite, le ministre de l’Enseignement supérieur se rachète une bonne conduite auprès des social justice warriors en déclarant la guerre à la « précarité menstruelle ».  Ainsi, 1500 distributeurs de protections hygiéniques devraient être installés dans les résidences universitaires, les Crous et les services de santé universitaires. Clin d’œil aux écologistes, les protections ont été présentées comme « respectueuses de l’environnement ». Frédérique Vidal satisfait ainsi une revendication récurrente des féministes de gauche.

La « précarité menstruelle » est une cause tarte à la crème montée en épingle par des syndicats étudiants à bout de souffle. En effet, lorsqu’on évoque ce phénomène, une étude vient à point nommé pour en souligner l’ampleur. Ainsi, des sondages annoncent qu’un tiers des étudiants est en « précarité menstruelle ». Dans la réalité, 33 % des étudiantes estimaient avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques, selon les résultats d’une étude menée par trois associations auprès de 6518 étudiants en France. Les seuls chiffres dont nous disposons font donc état d’un sentiment plutôt que d’une réalité et ont été obtenus par les militants de la Fage, qui fédèrent plusieurs associations. Pour bien comprendre leur démarche et leurs orientations idéologiques, il faut savoir que « l’étude a pris en compte les minorités de genre, explique le HuffPost (2 août 2021). Voilà pourquoi elle spécifie qu’il s’agit “des étudiants” et non pas “des étudiantes”.“Des personnes ne s’identifiant pas comme femmes (personnes non-binaire, hommes transgenres, ou personnes ne se prononçant pas sur leur genre) peuvent avoir leurs règles”, précisent ces associations ».

L’Université est la grande oubliée de la Macronie. Tout se passe comme si celle-ci avait entériné le putsch idéologique de la nouvelle gauche culturelle : milieux pro-intersectionnalité, néoféministes agressifs et indigénistes. L’Université est totalement abandonnée aux gauchistes les plus virulents, terroristes de la pensée et censeurs patentés qui suscitent même l’effroi de la gauche universaliste et républicaine. Les seules mesures récentes sont la mise en place d’un « chèque psy’ » pour contrer les effets psychologiques du confinement et l’instauration d’un repas à un euro dans les restos U. Il y aurait pourtant des chantiers urgents à traiter, comme la surpopulation étudiante, due à une absence de sélection aggravée par un Baccalauréat complètement dévalué par le laxisme des correcteurs et le nivellement par le bas des enseignements lycéens. L’Université est la victime numéro un de la politique de l’autruche suivie par les gouvernements successifs en matière d’orientation scolaire. La précarité de l’avenir, qui se caractérise par la difficulté de trouver un emploi correspondant à son cursus, est un problème autrement plus grave que le manque de serviettes hygiéniques. Il y a un refus de tout le système scolaire de jouer le rôle de « maître », de « guide », que l’on attend pourtant de l’Education nationale. C’est un abandon grave de notre jeunesse.

La précarité identitaire est une autre souffrance des jeunes de France qui, étudiants ou non, doivent affronter l’hostilité de la racaille. La jeunesse est en première ligne devant les agressions, en particulier les jeunes femmes. D’autre part, on a pu constater récemment l’emprise grandissante de l’islamo-gauchisme au sein de nos universités. Celles-ci doivent avant tout servir à transmettre le savoir, et non à diffuser une énième idéologie de la déconstruction.

Clément Martin

Illustration : Restaurant universitaire Rabelais à Poitiers.

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